Oui connection par cable pour éviter le brouillage radio
https://www.lepoint.fr/monde/guerre-en-ukraine-le-drone-a-fibre-optique-s-impose-sur-le-front-20-05-2025-2590121_24.php
Oui, certaines bobines embarquées dépassent les 60 km.
Les drones, c’est l’avenir de l’artillerie : plus précis, plus discrets, avec un impact psychologique démultiplié.
Si l’artillerie lourde, c’était l’enfer sur terre, la pluie de métal, le feu, la boue, la destruction brute et impersonnelle,
le drone, c’est autre chose.
C’est le silence avant l’impact.
C’est la mort qui observe, qui choisit, qui attend.
Ce n’est plus une zone pilonnée au hasard, c’est une cible désignée, suivie, traquée.
Le drone ne rase pas tout, il vient pour toi.
Il te cherche, te trouve, t’éparpille, quand tu dors, quand tu manges, quand tu fumes ou que tu bois un café.
Tu n’es jamais à l’abri.
Tu ne peux rien y faire, rien anticiper.
Il transforme chaque instant en tension permanente, chaque bruit en menace, chaque ciel en soupçon.
Un simple insecte qui passe, et ton esprit bascule. Et si c’était lui ?
Ce démon silencieux qui vient pour toi.
Là où l’artillerie terrorisait par la masse,
le drone terrorise par la précision et le silence.
Ce n’est plus l’enfer qui tombe d’un ciel aveugle et sourd.
C’est le ciel lui-même qui te regarde,
qui te choisit,
qui te traque.
Un obus, c’est l’inévitable absolu.
S’il tombe sur toi, ce n’est ni ton mérite ni ta faute.
C’est la chance.
Ou son absence.
Tu ne le vois pas venir.
Tu n’as rien à tenter.
Aucune décision à prendre.
Aucun espoir à nourrir.
La mort est brutale, aveugle, impersonnelle.
Le drone, c’est différent.
Techniquement, il n’est pas inévitable.
Tu le vois.
Tu l’entends.
Tu vois les soldats tirer dessus.
Tu vois les tentatives de survie, les manœuvres, les secondes gagnées ou perdues.
Et c’est précisément là que réside l’horreur.
Parce que le drone te donne de l’espoir.
Parce qu’il te laisse croire que tu peux y faire quelque chose.
Parce qu’il transforme l’instant de mort en une épreuve.
Quand tu meurs sous un obus, personne n’échoue.
Quand tu meurs face à un drone, ton esprit te dit que tu aurais pu faire mieux.
Pas tirer assez juste.
Pas être assez rapide.
Pas avoir pris la bonne décision.
Pas avoir vaincu.
Même blessé, même survivant, le doute reste.
Et si c’était de ma faute ?
Le drone ne tue pas seulement le corps.
Il attaque la responsabilité, la confiance, la dignité même de celui qui subit.
C’est peut-être ça, le plus violent.
Oui oui. Ils t'attendent avec de la vodka glacée et du caviar pour te féliciter d'avoir remonté le fil.
