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Le suicide en entreprise

Bonsoir !

J'ai vu passé énormément d'affaire sur des suicides au sein de grande entreprise ou corps de métier (Lidl, France Télécom, la police etc) et je me demandais, ce qui pouvais pousser quelqu'un à se suicider pour son entreprise?
C'est une des rares chose qu'on peut quitter facilement dans ce pays, tout en ayant un minimum de protection si on fuit celui çi, et du coup, je ne comprends pas ce qui peut amener à cette situation.
Je suis pas du tout en train de faire le mec solide ou autre, juste la comme ça je n'arrive pas à voir ce qui peut provoquer ça.
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Donc ton avis est biaisé, non tu ne peux pas quitter ton boulot comme ça pour l'énorme majorité des gens. Si ça se passe déjà mal à ton taf, j'imagine mal l'employeur être arrangeant en acceptant une rupture conventionnelle. Car oui la démission n'ouvre pas les droits au chômage.
@Pronta: si ta démission est légitime tu peux percevoir l’ARE au bout de 4 mois
@Hqro: à vérifier mais il me semble que si la démission est légitime, tu peux toucher le chômage de suite. Par contre, si tu as démissionné, on va dire, sans raison valable, ton dossier peut être réexaminé au bout de 4 mois. Il faudra alors donner des éléments prouvant ta recherche d'emploi etc...
@Hqro: imagine ta vie sans avoir d'argent pendant 4 mois
@hqro après réexamen, rien ne garantit que ce soit accepté
@Hqro: j'étais dans le cas d'une démission, j'ai cherché du taff, prouvé ma recherche active, j'ai même travaillé entre temps... Et ils m'ont refusé le chômage après les 4 mois (je sors d'un cdi de 5 ans)
@Pronta: j’ai été harcelé par mon employeur pendant pas loin de deux ans et je peux t’assurer que j’ai songé à me foutre en l’air. J’avais 28 ans et c’était la troisième expérience en entreprise.

Parfois tu as juste le boulot dont du rêves dans une entreprise de rêve et tu sais que tu ne pourras jamais trouver le même ailleurs. Ou que tu en auras pour des mois.

Parfois tu en peux juste plus des agressions permanentes de ton boss, qui t’envoie des messages h24/7 et qui te dit tout le temps que t’es une merde.

T’es tellement fatigué et à bout que tu n’arrives plus à y voir clair. T’es dans une spirale infernale dont tu n’arrives plus à sortir. C’est si simple mais tu n’arrives pas à voir les choses les plus évidentes.

La boule dans le ventre en permanence en te demandant quelle sera la prochaine chose que tu auras mal faite alors que tu as tout donné. Quelle sera la prochaine bombe à retardement.

Tu n’es pas bien et tu compenses en travaillant plus, j’en suis arrivé à faire 7h30 20h30 tous les jours pour pas qu’on me reproche de pas en faire assez.

Puis tu regarde tes mails en rentrant du travail, en dînant, dans le lit, le matin en chiant, puis en prenant ton petit dej, en espérant tomber sur les problèmes avant ton boss pour ne pas qu’il te le reproche.

Au final si tu as réussi à intercepter un problème il te defonce quand même le matin en arrivant à 9h car c’est ta faute s’il y a des problèmes t’aurais du faire mieux.

Un climat de peur règne dans l’entreprise, tout le monde sait, tout le monde compatit et personne ne fait rien. C’est double peine tu te sens impuissant.

Lorsque tu appelle à l’aide les RH te disent plein de choses en novlangue managériales pour te dire que tu devrais essayer d’être moins con moins nul et le problème c’est toi.

Démissionner ? Pas si facile : à l’époque y’avait pas le prélèvent a la source, si tu quittais tu devais un an d’impôts. Perso je payais 4000 par an. Le chômage ? Tu quitte tu ne le touche pas vraiment, ça n’existait pas à l’époque le chômage pour les démissionnaires. Un crédit, la fierté de la famille d’avoir trouvé un job dans une « entreprise de rêve » (LVMH).

Je gagnais à l’époque trop pour avoir des aides et trop peu pour m’en sortir. Je ne faisais que dépenser sans « cumuler » car on ne voulait pas être propriétaire tout de suite, les prix dans notre ville étaient trop élevés. J’étais maintenu dans ce que Karl Marx appelle aujourd’hui une forme de « salaire de subsistance » qui me rendait dépendant de mon emploi sans m’autoriser à m’en libérer.

j’avais aussi simplement la peur que ma copine me lache (oui c’est ridicule), que tout s’effondre. J’ai tout gardé pour moi et j’ai perdu des plumes. Beaucoup de plumes. J’ai mis 3 ans à reprendre confiance en moi.

Le prélèvement à la source et le chômage pour les démissionnaires : deux choses qu’ont mis Macron, personne n’aime ce gars mais à l’époque si j’avais eu ces deux choses peut être que j’aurais osé démissionner.

Voilà j’espère que ça vous aidera peut être, si ce n’est comprendre, à avoir un peu d’empathie. Il n’y a pas de hiérarchie dans la détresse les amis, ce n’est pas parce que quelqu’un est au chômage et entends un « nanti » avoir des soucis que ses soucis valent moins. Surtout si on lui dit cela lui fait se sentir encore plus seul et isoler et cela pour être là petite pichenette qui peut pousser à l’acte.

Pensez y.

Aujourd’hui je vais très bien je suis dans une entreprise géniale, je fais un super taff sans avoir rien changé, j’ai eu 2 promotions en 2 ans. Donc à tous les connards qui présupposent qu’il y a une fragilité de la part de l’employé ou autre blabla : c’est aussi con que de dire à une femme qui vient de se faire violer qu’elle l’a bien cherché car elle avait mis une jupe.

Une entreprise dans une ambiance de travail bienveillante et positive ne connaît pas le suicide, ça n’existe pas.
@Sqlutsqvq: je suis curieux maintenant, ça s'est terminé comment avec ton ancien employeur ?
@fezfz: c’est très simple j’ai eu une proposition de mon entreprise actuelle, je leur ai dit « kikoo j’ai eu une proposition avec une entreprise, je vous demande pas de vous aligner car je ne suis pas intéressé. Je pars à telle date, merci. »

J’ai failli tout balancer mais j’ai pas eu les burnes et je regrette maintenant. J’ai demandé au directeur du site un entretien avant de partir qu’il ne m’a jamais accordé.

J’ai eu au téléphone le directeur du site 6 mois après, et j’ai tout balancé. Ce con a dit « je suis fâché que tu ne m’en ai pas parlé plus tôt » alors que j’avais envoyé des milliers de signaux et j’avais demandé un entretien avant de partir.

Suite à mon départ j’ai été remplacé par mon collègue que j’ai formé, il a démissionné 3 mois après. Puis il a été remplacé par une collègue que j’aimais beaucoup et elle est partie en burn-out 6 mois après, un matin impossible de sortir de la voiture et crise d’angoisse.

J’ai eu envie de pleurer quand j’ai appris pour ma collègue j’ai tellement la haine contre ce fils de pute.

Finalement mon ancien boss a senti le vent tourner et il a changé de boîte. Il travaille maintenant dans une boîte de logistique en tant que directeur de site. Cet encule s’en est sorti par le haut :)
"se suicider pour son entreprise". "se suicider à son entreprise". La nuance est subtile mais fait toute la différence...
Les gens se suicident parce-que notre monde c'est de la merde, ils le font pas pour leur entreprise. Elles mettent juste leur parpaing (dans la gueule) a l'édifice.
Heu, tu entends quoi par 'minimum de protection ?
Je sais pas chez vous, mais ici en Belgique, il me semble que si tu quitte ton boulot, t'as zéro protection, et surtout, t'as pas droit au chômage par exemple.

Sinon, pour en arriver au suicide, c'est que t'es déjà vachement loin, psychologiquement parlant. Donc à ce moment là, ne fut-ce qu'imaginer une autre sorte d'avenir, un nouvel emploi, un changement de vie, ... c'est juste impossible. Et puis parfois, juste "quitter" son boulot, c'est pas ça qui va te faire aller mieux !

Bref, j'suis pas certain que l'entreprise soit le seul et unique motif. Il y a je suppose tout un process qui s'est fait depuis pas mal de temps avant d'en arriver là, et peut être même tout un tas d'autres raisons qui font que...
Le suicide en entreprise c'est généralement des employés de longue date qui ont leurs habitudes pro et familiales bien encrées et qui sont bloquées par leurs responsabilités et des crédits sur une maison etc ... et qui n'ont pas la force d'affronter le changement.
Commentaire supprimé.
@Sqlutsqvq: Monter un dossier en justice contre le patron ne t’a jamais tenté? Le rapport de domination t’empêchais peut-être d’y songer. Ou bien ce n’était pad l’époque. Mais les prud’hommes existaient déjà, et avant Macron les indemnités n’etaient pas plafonnées
@newfagvIHPAfDT2: tu sais quand t’as 28 ans et pas un rond de côté, c’est difficile de penser à la justice: ça coûte cher et ça met 2 ans environ un cas aux prud’hommes.

Bien sûr avec le recul et l’expérience j’aurais fait autrement. Mais à l’époque j’ai géré du mieux que j’ai pu et j’ai réussi à m’en sortir en trouvant un autre travail.

Je peux t’assurer que ça a été ma chance et je peux aussi t’assurer que, maintenant que je reçois des gens en entretien, que le harcèlement ça abîme des gens… certains en entretien devienne inemployable quand tu vois à quel point ils sont à fleur de peau, limite en train de pleurer…

Tu m’excusera j’ai remonté ce maxi commentaire sur le flux au dessus pour qu’il soit plus visible, et je me suis permis également d’ajouter un élément en réaction sur le mec qui parlait de fragilité de base.
@Sqlutsqvq: Pas de soucis. J’ai du manager une personne brisée par un précédent patron. C’etait compliqué, elle était en mode esclave qui se flagelle toute seule. Mais avec le temps la confiance revient, il faut deeeees années
@newfagvIHPAfDT2: je suis d’accord et je suis passé par là dans une moindre mesure, jusqu’à ce que je parle à mon boss qui m’a « mis un coup de pied au cul » et qu’il m’a fait comprendre qu’il n’avait rien fait et que j’avais construit cela moi même. Et que maintenant c’est à moi d’avancer seul et sans tutorat.

Mon boss est génial :)
Ben le combo facture+ famille+ tout le temps investi dans l'entreprise, la carriere, les sacrifice, ect, et c'est la spirale
Ce qui entraîne surtout les pensées suicidaires c'est le fait que tu ne vois pas de sortie. Donc tu n'envisages même pas le fait de partir.
Tu as dans le fond absolument raison, mais la vérité, c'est que parfois quand on te pousse à bout le stress/l'angoisse t'enferme dans une sorte de spirale qui fait que tu te crées ta propre prison et a partir de là, c'est difficile de réfléchir de manière rationnelle.

C'est pourquoi, je pense que l'idée d'en finir peut émerger puis s’amplifier jusqu’à, malheureusement, le passage à l'acte dans certaines situations...

C'est quelque chose qui peut paraître incompréhensible voir stupide vu de l’extérieur... Mais c'est difficile d'apercevoir a quel point prendre du recul quand on est coincé la dedans bha, c'est compliqué.

Le seul moyen de comprendre ça, je pense, c'est de l'expérimenter sois même, ce que je ne souhaite a personne.

Notre pire ennemie ça arrive que ce soit nous-même et ça, il ne faut pas l'oublier.

Enfin bref, prenez soin de vous les poto.
Il y a plusieurs facteurs qui peuvent pousser à rester dans une boîte même si le malaise est profond.
Perso j'ai eu une expérience qui m'a vraiment plongé dans un mal être profond en 2018. J'ai eu de la chance que ce soit un CDD d'un an mais même après "seulement" un an cette expérience m'avais tellement profondément blesser que j'ai quitté la ville où j'avais tout mes potes pour aller travailler dehors dans des fermes et de hôtel en Irlande pendant 6 mois, j'avais quune idée en tête c'était de m'eloigner le plus possible de tout ce qui constituait ma vie a cette epoque ...
Il y a la peur de l'échec, après tout pleins d'autre personne restent dans cette boîte, sont hermétique (du moins en apparence) a la pression, a l'ambiance toxique qui te fais rester parce que tu te dis qu'au final si toi tu te casse t'es le fautif, la pression financière, tes proches qui quand tu essai d'en parler te disent des truc genre "c'est une bonne positions" , "tu as fe la chance" , "au moins trouve quelque chose d'autre avant de partir".
Mais bon trouver un taff quand ta zéro énergie parce que déprimer et que quand tu passe un entretiens le mec en face de toi vois un zombie c'est pas super simple.
Je sais vraiment pas comment j'aurai gèrer la situation si ça avait été un CDI.
Merci à tous pour vos réponses, j'ai commencé à en lire certaine, c'est très instructif ! Je répondrai à certain commentaire une fois bien réveillé.
Moi je comprends un peu l'idée, il n'y a rien de plus brisant que de voir que tu t'es investis dans quelque chose et que le retour est négatif, alors bien sûr le suicide est vraiment la situation extrême où d'autres facteurs entrent en jeu type stress, problèmes personnels etc mais le monde de l'entreprise peut briser une personne très facilement
Je pense que c'est un mélange entre le fait de se sentir trahis et humilié.
Imagine passer des années dans une boîte pour te faire virer, perdre ton statut sociale et la sécurité qu'il t'apporte.
Il y a encore 3 ans je disais à tout le monde que jamais je laisserai un boulot me bouffer la santé. Le truc c'est que c'est pas si simple. Un nouveau directeur psychopathe, j'ai pas foutu faire le dos rond et petit à petit sans même m'en rendre compte j'étais rentré dans la spirale du harcèlement professionnel.

Pour peu que tu aimes ton boulot et les gens avec qui tu bosses tu t'accroches un minimum et tu te laisses bouffer sans t'en rendre compte. Vu que je poste je ne me suis à priori pas suicidé, mais j'aurai du mal à encore dire "jamais je laisserai un boulot me bouffer la santé".
@Vinsan: Faut pas aimer son patron et ses collegues, c’est maso. Faut aimer sa famille, bosser pour vivre, pas vivre pour son boulot. C’est là que commencent les problemes (j’ai expérimenté)
passé un certain moment tu formes un couple avec ton entreprise et tu peux y être autant dépendant qu'a un conjoint, de la tu peux prendre toute les similitudes que tu peux imaginer.
La responsabilité par rapport à la famille que les hommes subissent. Tu peux pas juste te reconvertir professionnellement et risquer de pas pouvoir acheter de cadeaux pour Noël
@Miore: Et que les femmes subissent aussi désormais. Laisses ton agenda politique dehors
@newfagvihpafdt2 C'est toi qui force ton agenda politique féministe là où ça a pas lieu d'être. Le suicide masculin est un vrai problème pourquoi tu la ramènes comme ça, un peu de respect. On sait que c'est toi le gentil c'est bon
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