Le voyageur à la mallette.

Je ne sais plus vraiment à quel moment j'ai débuté mon long périple.
Cela remonte à loin.
J'arrive dans ce monde sans aucun but précis, aucun bagage, juste une mallette rouge abîmée et enveloppé de sparadrap.
A l'intérieur ? Quelques outils divers et variés, impossible pour moi de vous expliquer comment s'en servir, forcé de croire que je l'ai toujours su sans me trouver d'explications, ni de manière précise de les utiliser.

Dans ma quête, je croise une âme, elle me semble épuisée, brisée.
Je pars donc à sa rencontre ma mallette grande ouverte, prête à être utilisée.
Le temps défile sous mes yeux, les blessures ce font plus douces, elles se résorbent jusqu'à disparaître.
Je ferme ma mallette. Je pars.

Pour être franc, sur mon chemin j'ai pu croiser plusieurs êtres différents, parfois en pleine santé et même parfois très amochés.
Étonnamment le procédé reste le même, je viens, j'utilise mes outils, je repars.
Malheureusement, ma très chère mallette s’effrite au fil du temps, des voyages et des adieux...
Je colle un autre bout de sparadrap.
Certes c'est épuisant cette routine que je me suis imposé, utiliser ma mallette à bien un prix, parfois lourd à porter.

Un jour peut être, je rencontrerais un collègue qui partage les mêmes ambitions.
Peut-être qu'un jour je n'aurais pas besoin d'ouvrir ma mallette.

Petite.

(La forme est peu poétique à cause des raccourci j'en suis consciente, mais j'ai un rythme dans ma tête que j'ai eu en écrivant et que je souhaitais conserver. si vous voyez des fautes, n'hésitez pas à me les signalez, je ne suis pas une as en orthographe..)


Tu sais, petite, on m'avait dit tu verra la vie est belle, poupée,
Alors je les ai cru, je l'ai attendu, cette vie rêvée.
J'aurais pu, cinq-cent fois, m'jeter d'ce pont, sauter sous ce train,
Mais j'me suis dit, Flo, attend, y'a cette rumeur, reste, ça t'coûte rien
comme quoi tu sais, ça t'tombe dessus, comme ça, comme une comète sans crier gare
Et moi, j'y ai cru, naïve et perdu dans le brouillard,
On s'est encore bien foutu d'moi, pour m'faire rester, pour m'faire rêver,
Alors j'te dis pas, petite, que mon cœur n'a jamais chaviré,
J l'ai aimé et tu sais quoi jl'aime toujours à en crever,
ma vie sans lui jl'imagine pas, c'est mon bonheur enfin j'dis ça,
Si aujourd'hui j'te dis tout ça c'est que tous mes démons me retendent les bras.
Et moi maintenant j'suis là, toute seule, j'ai plus rien pour m'calmer
parce que tu sais petite, moi j'y croyais.
J'ai tout lâché, cachtons, fumette et autres saloperies.
Jm'offrais toute entière à cette putain de vie.
Et voilà maintenant où j'en suis
Plus d'soleil, plus d'étoiles, seulement ces putains de nuages.
Et moi qui suis là comme une conne à rentrer à la nage,
dans cet océan de cauchemars qui hantent mes nuits.
Avec tous mes démons qui sont revenus me tenir compagnie.
J'regarde mes cicatrices que j'avais pourtant enterrées,
à deux doigts d'les tatouer, mon cœur hurle pour les garder,
et me souffle, rouvre les, ça fait du bien,
regarde toi, il y a 2 ans elles stoppaient ton chagrin.
Mais moi j'veux pas petite, j'veux pas faire ça,
Parce qu'a c'compte là demain j'suis plus là.
Alors, préserve toi, ignore les, ne les crois pas.
Car il n'existe aucun bonheur qui perdurera.

Broyer du noir

Tu broie du noir
En silence tu souffre
Du mal tu t'inflige
Je suis la pour toi
Mais la souffrance parfois t'aveugle
Quelques instants tu oublie
Tout ce qui est autour de toi
N'existe plus lorsque c'est la
Mais moi je suis la aussi
Toujours tapis dans l'ombre
Je ne veux pas te déranger
Mais à jamais je serais à tes côtés
Pour t'aider à éclairer
Ces pavés sombres que sont la vie

Crinière Noire

Jolies boucles noires,
Regard sombre et profond,
Majestueux, marchant vers l'espoir,
Levant la tête avec la fierté ancrée sur son front.

Lui qui avait mené ce combat,
Contre lui-même, contre sa haine,
Pour devenir cet humble roi,
Qui transperce chaque âme en peine,
De par la beauté de ce cœur si délicat.

Mais n'oubliez jamais, que derrière ce minois attendrissant
Siégera toujours le plus grand des dangers,
Un jour la plus délicate des caresse sous un ciel apaisant,
Devient alors une douleur insoutenable une nuit glacée,
Laissant en mon sein quelques traces de sang.

Cependant, envoûtantes et charnelles,
Irrésistibles étreintes dont je ne peux me détacher,
Ce lion, de manière accidentelle,
M'a piégé entre ses griffes pour l'éternité.

Pour toi Gorthina

Gorthina, tous les jours présent sur choualbox
Le fier représentant des voitures japonaises
Son amour sans limite il exprime
De belles courbes il nous fait découvrir
De belles voitures nous pouvons voir
Grâce à lui chaque jour
Nous nous délectons de ces images
Qu’il met un certain temps à trouver
Chaque instant nous le remercions
De nos votes nous le récompensons
Mais la gloire il ne cherche pas
Pour partager sa passion il est la

Merci à toi Gorthina

Tu partiras

Un jour tu partiras et tu briseras mon cœur.
C'est écrit c'est comme ça,
C'est toujours comme ça.
Tu partiras, avec toi le bonheur ;
Le bonheur d'être avec toi,
Le bonheur que tu sois
Une part de moi,
Que tu sois ma foi,
La couronne de ce roi
Dont le règne choit
Dans les sombres songes
D'un mal qui le ronge.
Mais il s'y enfuira
Quand tu partiras,
Il en périra
Car tu partiras.


Tu partiras,
Je le sais déjà
Tu partiras,
Et jamais ne reviendras.


Tu partiras malgré mes supplices
D'ignorer chacun de mes vices.
Et moi je te jurerai sans cesse
Que j'arrêterais mes promesses
Mais je ne m'y tiendrais pas
Et tu partiras.
Alors je t'hurlerai de t'enfuir,
De ne plus revenir
Te blottir dans mes bras.
Va-t-en, ne te retourne pas
Quitte-moi sans me regarder souffrir,
Ne me laisse que les souvenirs
Que je tiendrai contre moi
Encore entre mes bras en croix
Jusqu'à ce que je sois poussière
Jusqu'à que soit la dernière lumière.


Oui tu partiras,
Je le sais déjà
Tu partiras,
Et non jamais ne reviendras.

Seul mais heureux

Depuis toujours je recherchais un cœur
Mais ma timidité étant un malheur
Jamais je pensais voir le bonheur

Mais un jour sur internet
Croyant tomber sur le mal-être
J'ai su ou me mettre

Choualbox devenant mon berceau
Remplissant mon compte de tous ces pos
J'ai pu faire mon grand saut

Trouvant le bonheur dans le porno
Choualbox devena ma source d'info
Je ne suis plus un sot

Maintenant je peux m'astiquer
Sans limite je peux me vider
Les couilles bleues c'est terminé

Loin du chef d'oeuvre, mais cri du cœur

Des fois, il faut que ça sorte

Aujourd'hui, elle m'a parlé
Aujourd'hui, je l'ai embrassé
Aujourd'hui, on a couché
Aujourd'hui, je l'ai aimé
Aujourd'hui, elle m'a avoué
Aujourd'hui, on s'est quitté
Aujourd'hui, elle a regretté
Aujourd'hui, je l'ai rejeté
Aujourd'hui, on s'est appelé
Aujourd'hui, elle a pleuré
Aujourd'hui, je l'ai écouté
Aujourd'hui, on s'est marré
Et aujourd'hui,
On s'est adoré
Donc aujourd'hui,
J'ai rechuté
Pourtant demain,

Ce n'est pas à moi qu'elle tient la main.

Le Misanthrope de Cinéma

Extrait d'une conversation. Je n'ai pas trouvé de début rajouté pour l'introduire, mais on arrive assez vite dans le thème. J'espère que la mise en page dégueulasse va pas rendre trop dégueulasse ici

[3/11 19:22] P : C'est juste insupportable ça oui. Et ils y croient dur comme fer. Et le pire dans tout ça, c'est que s'ils en tirent une fierté borderline malsaine, ils en souffrent aussi à côté, psychologiquement. Des coquilles vides et chiantes qui ont un autre problème que celui qu'elles espèrent : Celui de s'en inventer pour combler le vide
[3/11 19:38] P : Faut le lire avec un vieux violon gras et granuleux en fond, presque inaudible. Et un travelling avant d'un paysage vers un détail à la con ou un visage de misanthrope de cinéma
[3/11 19:39] M: C'est trop ça. Avec une clope en main, le misanthrope
[3/11 19:41] P: La scène vue et revue et un misanthrope que tu ne vois qu'au cinéma - Soit parce que le cinéma l'embellit, soit parce qu'on préfère ne pas le voir lorsqu'il sort de l'écran pour nous saisir nous, dans notre réalité
[3/11 19:43] P: Probablement l'un des clichés visuels du cinéma qui doit le plus décevoir, confronté à la réalité
3/11 19:44] M: La réalité c'est Bernard 43 ans qui s'est pris pour un philosophe pendant une pause clope avec son collègue
[3/11 19:45] P: Oui. Et ça tombe beaucoup moins bien. Mais Bernard ça il sait pas, Bernard il ignore lui, les fantasmes sur ce qu'il est. Il vit, et puis c'est tout.
[3/11 19:48] P: Mais Bernard lui, après quelques verres et pendant sa clope, il aurait peut-être pas eu l'élégance des mots qui parlent. Parce qu'à ce stade, même articuler lui est devenu pénible. Non Bernard, c'est une pâle copie. Un vieux con qui croit ressembler à ses idoles. C'est ce qu'on se dit. C'est qu'on ignore. Qu'on est stupide.
[3/11 20:01] P: Mais un jour Bernard il l'apprends, tout ça. Parce qu'en fait il est comme tout le monde, d’vant sa télé. Ah non pas comme tout le monde. Lui s'il la regarde, c'est qu'il s'abrutise - Pardon, s'épanouit devant la crasse du petit-écran. Après tout ça lui va bien, petit, crasseux. Pas comme son idole. Tout ces penseurs sinistres à la déclamation nonchalamment interrompue par leur vie qui s'éteint. Leur maigre vie, aussi maigre qu'est leur personnage, la réalité de laquelle ils s'inspirent, coincée entre deux doigts.

Mais ça les gens l'voient pas. Non, eux rêves d'artifices. Ils ont toute la fumée dégagée plein leurs yeux, ils s'imaginent le mystère, la profondeur.
Mais Bernard lui il s'en fou. Il est au-dessus de tout ça. Lui ça le fait rire, lui ça l'amuse. Il se voit orné d'artifices ridicules et d'une attitude grossie - Il connaît. À Bernard aussi, ça parle.
3/11 20:13] P: C'est bien d'ailleurs la seule chose qui lui parle à Bernard. Le reste de son temps, il est bien trop seul pour pour entendre.
Au cinéma, on est jamais seul. D'abord y'a l'équipe de tournage autour, puis des centaines de milliers d'yeux braqués sur le pantin. Tous en admiration sous le joug de l'artifice, de l'illusion : du sentiment.
Et pourtant ils continuent de l'imaginer seule, adhérer à cette fausse réalité qui laisse prétendre que la solitude, ça a du bon. La caméra joue des bons angles, la musique fait vibrer les cordes. Le Misanthrope, Oh Grand Misanthrope s'impose dans son plus grand Art : Il divague, il émane de sagesse.
Mais Bernard lui aussi, c'est un solitaire. Lui aussi est deux. Comment ? Oh Bernard il a pas de caméra, mais il a trouvé autre chose. C'est moins voyant, moins vendeur. Un ami imaginaire. Bernard est binaire. Il est 1, accompagné de 0.

Monsieur le Professeur

Mes lectures transparaissent trop sur mes écrits


Monsieur le professeur

Je n’ai pas bien compris l’exercice
Je viens vous montrer patte blanche
Pourquoi me gronder au supplice
Est-ce à cause de votre échéance ?

Pardonnez l’insolence de mes délais
Le temps passe plus vite sur vos échasses
Votre crâne penche vers les nuages en remblais
Une insolation puis une calvitie y fait sa place

Monsieur le professeur
Je vous vois serrer les poings
Changez donc de shampoing
Nous n’avons pas la même heure
(Et j’en suis bien heureux)
Mais tout deux (presque) nos cheveux

Vous les arrachez-vous si fréquemment ?
Faites-vous de même quant à vos dents ?
Je vois bien qu’il vous en manque deux ou trois
Dont une - je la sens, est tournée contre moi

Monsieur le professeur
Je me confonds déjà en excuses
Dès la profonde nuit blanche
Précédant jour de ma sentance
Car je n’ai su déjouer les ruses

Être un bon enfant
Monsieur le professeur
Requiert de la patience
Sur nous deux le malheur
En deux chiens de faillences
D'obéir aux grands


La course

Ma mère me tenait la main alors que nous descendions les escaliers de la station de métro. Celle-ci était uniquement éclairée par une lumière blafarde, qui renforçait l'atmosphère angoissante de l'endroit. Nous descendîmes tous les deux sur la voie et marchâmes vers l'entrée du tunnel. Le ballast crissait sous nos pas: il fallait faire attention à ne pas trébucher. Quand nous fûmes arrivés, ma mère m'attrapa par les hanches et me hissa sur la plateforme en béton qui séparait les deux voies. Les autres enfants étaient déjà en place; les parents qui les accompagnaient les encourageaient ou leur livraient d'ultimes conseils à voix basse, rompant le silence pesant qui régnait. La course débuta alors, brusquement. Je courus aussi vite que je pouvais sur mes petites jambes, épuisant toute mon énergie pour remporter la course. Enfin, j'arrivai à l'autre extrémité de la piste. Premier ou dernier, je n'en savais rien: les autres enfants s'étaient évaporés.
Une étroite planche en bois reliait la plateforme au quai d'en face, enjambant la voie: il ne me restait plus qu'à l'emprunter pour rejoindre l'autre côté. Je fis quelques pas sur celle-ci, mais m'arrêtai brutalement lorsque je perçus un bruit sourd s'élever dans le lointain. Je m'arrêtai, tétanisé. Dans la pénombre du tunnel à quelques centimètres de moi, deux phares jaunes et ronds étaient apparus. Figé par la peur, je demeurai paralysé, debout sur la planche. Le métro arrivait droit sur moi, à grande vitesse, et ne s'arrêterait pas. J'avais perdu.

Tenace, le ver.

SOS lancé, je viens de le voir
Trouvé l'endroit, je retiens, ce soir.
Posé contre l'entrée, j'attends calmement.
Secoué, mal en point. Presque out, depuis un moment
Je la connais son histoire, mais je fais mine de regarder
Félicitation garçon, ce n'est pas aujourd'hui que mon collègue va passer.

Il me dévisage, devine mon âge mais croit se tromper.
Dans le bleu de mes yeux le temps, depuis longtemps, s'est arrêté.
Récompense à l'animal qui le surveille, deux gélules pour passer la nuit.
Il s'en remettra, il s'en est toujours remis.
Je ne suis pas là pour faire ami-ami, de toute façon à chaque fois il m'oublie.
Dans le fond je l'indiffère, et c'est déjà beaucoup. Sentimentalement il faiblit.

Il est tendu, terne mais tenace,
comme un ver qui s'accroche à l'estomac.
Il broie du noir et pense m'avoir reconnu;
Mais s'il m'avait suivi au coin de la rue
il se serait aperçu que je ne suis pas celui qui est cornu.

J'avais même laissé un signe, en blanc je m'étais vêtu.
Mais pas de doute, il reconnaîtra mes amis, le rouge et le noir le moment venu.

J'ai rencontré le Diable

Sos medecin, vient de me voir, (hernie discale)
D'habitude ont cherche mon adresse,
j'ai trouvé le mec adossé sur ma porte, cool.
je devrais être hs depuis longtemps,
m'as t'il dis, en voyant mon cv de papier doublé du Dr Benway,
Vous êtes toujours en vie! , sauf qu'il me regardais dans les yeux,
Il ressemblait à un homme sans àge aux yeux bleux, et étrangement à l'aise,
cette tarlouze à carressé mon petit chat et m'a donné juste deux pillules de morphines,
en me disant avant de sortir que j'etais costaud,
je ne suis pas costaud, mais les pillules qu'il m'a laissé me rendent un peu con,
pas de traces, aucune prescriptions, aucun papier, je n'ai même pas payé, il ne voulait rien boire,
D'habitude je deteste les odeurs des gens, celui ci n'en avait pas,
J'ai rencontré le diable,

Je rêve ...

Mes yeux tendrement se posent sur toi, je te regarde endormi, tu es comme un enfant, un chaton,
Tes cheveux en bataille d'avoir été enroulés entre tes doigts, ce petit geste que j'adore te voir faire quand tu t'endors,
Je te caresse des yeux, j'aime voir ton torse se soulever régulièrement sous ton souffle lent,
Sans un bruit je te rejoins, tout contre toi je m'allonge, je respire ton odeur, le plus doux des parfums,
Doucement je caresse ton épaule, ton bras, du bout des doigts je t’effleure, j'enlace mes doigts aux tiens,
Je pose la joue contre ton dos, j'écoute les battements de ton cœur, il me berce, du bout du nez je frotte doucement ta peau,
Tu bouge doucement, tu sens ma présence, tu te blottis dans mes bras, me serre,
Mes lèvres glissent dans ton cou, des baisers tout légers, je ne veux pas te réveiller,
Je me sens si bien là, je n'ai plus froid, c'est ma place, elle y sera, tant que tu voudras de moi,

Je ferme les yeux, je vais pouvoir rêver, que je suis dans tes bras ...

Mon Tenia,

En vers et contre tous, inséparables,
Sans même parler, juste par pensée, toujours reliés,
Ensemble contre les monstres entiers,
Tu es encré dans mon cœur, dans ma chair, dans mon esprit,
Avec toi je me sens plus forte,
Tu sais toujours trouver les mots,
On partage tout, nos rire, nos larmes, nos blessures,
Je serais toujours la pour toi,
Et tu seras toujours la pour moi,

Je t'aime mon Tenia,

Tu le sais ...

Petite chose, petit être, tu t'entêtes, tu t'accroches même si tu n'en as plus la force,
Ton corps fragile, une brindille, une proie facile, il n'y a plus d'écorce,
Ton petit cœur bat trop vite, tu le sais cette fois tu es cuite,
Tes mains tremblent, nerveuses, crispées, mais tu ne choisit pas la fuite,
Le temps qui passe est contre toi, ta vie s'écoule entre ses doigts,
Ne pleurs pas, ne crie pas, pas d’effroi, pas de désarroi,
Pour toi l'espoir rime inexorablement avec désespoir,
Si tu ne te décide pas, si tu hésites ce sera l'abattoir,
Tes yeux sont vides, te voilà donc bien stupide,
Regarde la mort en face avec son haleine putride,
Une dernière fois souris à la vie, exprime cette fausse joie,
Tu peux le faire même si elle n'a fait que ce moqué de toi,
Laisses-toi emporté, plus de douleur, plus de peine,
Maintenant te voilà sereine et sans haine,
Expire, ferme les yeux, là, tu as fini de pleurer !
À personne, plus rien à démontrer,
Plus jamais tu ne seras emmurée,
Maintenant te voilà délivrée, libérée,
Tu le sais ...


Ta gueule !

Grandir

Tableau de Hean-Honoré Fragonard : Le Verrou

Je grandis. Sans m'en rendre compte j'apprend. Grâce à elle. Grâce à ce qu'elle m'apporte. Sa façon de donner sa pensée. La façon de s'exprimer. Elle m'ensorcelle.
Je suis toujours près d'elle, toujours à voir son sourire dans ma tête. Sa voix qui résonne. Je me libère grâce à elle.
Elle est magnifique. Elle à un grand pouvoir, elle ne s'en rend pas compte.
Mais c'est toute la beauté. Fidèle à elle même. Je l'aime.

Mens-moi s'il te plaît

Serre moi dans tes bras, dis moi que tout ça n'est pas réel que c'était qu'un mauvais rêve, dis moi que tu m'aimes, que tu es là pour moi que tu seras toujours là pour moi.
Dis moi que je te rend heureuse, que tu tiens à moi, que tu m'as attendu toute ta vie, que tu vois dans mes yeux le reflet de ce qu'il y a de plus profond en toi.
Passe ta main sur ma nuque et embrasse mon cou, puis mon oreille et chuchote moi des mots doux en me donnant un surnom ridicule mais rassurant, dis moi que tu me désires que tu sens ton cœur battre pour le mien.
Demande moi d'embrasser ta poitrine, dis moi que tu n'as jamais été plus heureuse que dans mes bras, flatte moi sur mon corps, mon sexe, ma façon de faire l'amour...
Gémis comme si tu découvrais le plaisir, dis moi que c'est la première fois que tu fais l'amour, demande moi de jouir en même temps que toi car tu as perdu le compte de tes orgasmes et que tu penses que ton cœur va exploser.
Dis moi que tu m'aimes, encore et encore, dis moi que grâce à moi la vie vaut la peine d'être vécue, dis moi que tu vois l'avenir comme le plus beau des films de romance.
Dis moi que c'est ce qu'il va nous arriver, que le destin nous a réuni pour rendre le monde meilleur.
Dis moi que la vie est belle et que tu veux la donner à trois petits êtres qui te ressembleront, qui grandiront et changeront le monde.
Dis moi que je m'éteindrai dans tes bras fripés qui m'auront consolé pendant des décennies de bonheur inouï, dis moi de partir devant et que tu me rejoindras plus tard, dis moi que le paradis existe parce que nous l'avons déjà vécu, si j'existe pour toi c'est que Dieu existe pour nous et que le paradis nous attends pour passer une éternité de plénitude à laquelle nous auront déjà goûté.
Promets moi que c'est ce qui va arriver, dis moi que je peux m'endormir paisiblement parce qu'à mon réveil tu me regarderas avec un sourire sincère et rassurant que je pourrais te toucher, t'embrasser et te serrer contre moi, que jusqu'à la fin des temps nous serons unis et amoureux.
Je veux l'entendre, sans y croire, juste te l'entendre dire.

L'impuissance

Elle part
Elle s’en va au loin
Si loin que je ne peux ignorer
Elle me manque
Je ne peux pas la retenir
Je la suis
Je ne sais pas pour combien de temps
Elle est déterminée
Je pleure
Je devrais m’arrêtez
Je suis fatigué
Je tombe au sol
Elle disparait dans l’horizon
Jamais plus je ne la verrais

Petit poème de la copie blanche

Je sors de partiel et trop de fois commence à être coutume, j'ai rendu copie blanche. Mais j'ai quand-même écris ce petit texte tout thématisé :

Sur la feuille blanche où s'efface le noir
Partie cueillir la danse des feuilles du savoir,
L'encre, évadée d'où se pagine le vide
Partie bavarder, imaginer l'intrépide
"Stupide !" crie l'encre rouge
"Que plus personne ne bouge
Votre faute est de vouloir écrire
Ailleurs que sur la Haute Feuille de l'Avenir !"
Mais les mots partirent en voleurs
Intangibles aux traits de colère
Indisciples et déjà de couleur
Du noir du blanc que l'on libère

"Rendez moi ma ligne !"
Entendait-on au loin
"Rendez moi maline !"

L’asile ne te rend pas sain

Toujours malade... Je n'arrive pas à dormir depuis plusieurs jours, je ne bouffe rien, ne bois rien, je ne prends plus ma médecine du coup des souvenirs reviennent. Seul moyens de faire passer le temps c'est d'écrire un texte que je sais déjà minable. Heureusement à cette heure ci il finira dans les tréfonds du groupe. Bref, navré pour ça. Et Bonne matinée! Héhé...hué...

L’asile ne te rend pas sain
L’asile ne te rend pas sain
L’asile ne te rend pas sain
L’asile ne te rend pas sain
L’asile ne te rend pas sain
L’asile ne te rend pas sain
L’asile ne te rend pas sain
L’asile ne te rend pas sain
L’asile ne te rend pas sain
L’asile ne te rend pas sain
L’asile ne te rend pas sain
Faites que ça cesse putain…
Toutes ces pensées immondes
Qui rongent doucement mon cerveau
Mes heures de sommeil fondent
Comme les cachets dans mon eau
Je le sais, je les ais vu faire…
Ils ne visent qu’à me faire taire.
Les pilules ? Ils m’en gavent !
Mais pas con, je les recrache….
Ma bouche s’inonde... je bave ?
Il s’en écoule comme drache !
Mais ce n’est pas de l’eau,
Première plaie d’Egypte :
C’est de sang que coule ce flot.
Me voila avec un sourire de crypte,
Prêt à accueillir les aides soignants.
Bientôt ils connaîtront mes dents.

Les murs me parlent

Comme il y a eu une box sur les murs, je me suis dis que c'était l'occasion de partager ce texte que j'ai jamais eu la volonté de vous partager. D'après google.doc il date très exactement du 10 août 2016


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Les murs me parlent


J'avais peur.

Peur de toutes les histoires que les murs racontent.
Ils sont de bien durs miroirs qui me regardent de honte.

Alors je cogne.

Le premier est résistant et la douleur m'évoque le mal de tête. Il se tient droit et fier, il crâne. Soit, j’obtempère. Quel âne.

À peine retourné, le second crie vengeance et m'arrête. Ou me relance car je voltige. Pour moi pas de chance, je suis taillé comme une tige. Pense.

Pense me dis-je, alors que je rebondis sur le troisième. Un bel uppercut au menton, je tombe, je chute.

Mais cette fois-ci je lutte et dans la cohue me redresse. Je réalise que le dernier mur est logé dans une impasse, c’est triste, il attend même que quelqu’un le casse. Il m’a vu venir et croit lire dans mes yeux son avenir, en vain. Plus malin, je lui tends la main et lui propose une caresse. L’amas de parpaings aux larmes nues, d’un gris terne dénué de peinture, s'émeut de ce destin. Un câlin au dernier mur, le quatrième, celui qui criait détresse, Alors qu’une rue nouvelle se construit, lui, s’affaisse.

Les murs, reflet de la vérité

Voir la vérité en face. C’est le plus dur. Être tellement impliquée qu’on en oublie la réalité. Comment ne pas réaliser malgré les cris de détresses. Continuer comme si de rien n’était. Croire que tout va pour le mieux. Se heurter à des murs sans savoir d’où ils proviennent. Je continue de heurter des murs jusqu’à ce que je ne puisse plus avancer. Il faut grimper ce mur. Le mur est en fait la métaphore de cette réalité que l’on ne veut pas affronter. C’est dur de monter comme il est dur de comprendre. Pourquoi tout cela arrive…Il faut revenir sur les murs autrefois passés pour mieux comprendre. Un message se cachait dans chacun d’entre eux. Maintenant que l’on connait le sens. Il faut oublier leur passage. Retenir l’idée, mais stopper de ressasser le passé inutilement. Comprendre les leçons pour mieux avancer par la suite. Pourquoi tant de mur ? Autant avoir des autoroutes. Sauf que nous pouvons très vite nous ennuyer. Ne plus avoir de but. Aucun sens dans la vie malgré une ligne droite bien rectiligne.

Morphine et Dr.Benway

putain,
Le dr Benway viens de me prescrire des pilules de morphine,
il fallait qu'on se recontre encore,
On est toujours resté en contact plus ou moins.
J'ai créé le g/satanisme pour me moquer de lui,
mais le Docteur Benway et les mugwumps s'en foutent pas mal
du diable et de Satan!
ce qu'ils veulent c'est moi, ma race, ma vieille carcasse de pervere.
Comment ils le savent?
Ben les bagarres qui se terminent mal, les hernies discales, l'alcool.
Quand tu as vendu ton âme trés tôt tu vis trés vite, et putain que c'est bon!
Puis tu les voient venir, te pourrir les dents, le foie, le coeur,
t'as beau appeler ces enculés, ils ne sont la que pour prendre,
mais si t'as plus rien à donner ils te laissent dans ta merde,
Je suis catholique, Je ne crois pas en dieu mais en Jesus, et le dr.benway,
les deux mecs qui ont existés pour moi et me remettre en l'état,
je reprend une pilule de morphine
Ce texte est à chier, c'etait juste pour annoncer de faire mieux, une fois les drogues et l'alcool ajustés

Je ferais mieux, demain, désolé,

car le g/plumedechoual est un coin de bar qui à sauvé mon âme,

Le chant lancinant qui revient à chaque fois

Dépression
Instruction: destruction
Motivation: disparition
Existence: obligation
Résistance: mutilation
Mutinerie contre les pleurs
Futile vie et pauvre cœur
Vide
Des rides sous l'acné
Être riche, soulagé
Rêve triste, tous damnés
Dans les vices pour prier
Dans l'Eglise pour pleurer
Les larmes sont faîtes de sable
On prend le diable à parti
Et le desert s'étend sous nos yeux
L'horizon s'aplati
Oubliant sa patrie
Déjà l'âme est partie
L'apathie est sympathique
Si on se sent pas triste
C'est qu'on pratique l'apathie
C'est pratique l'apathie
Ça le sage l'a pas dit
On m'a dit atteint d'une maladie
Un matin surement un lundi
Alors que l'univers encore s'agrandi
Ma foi mon corps rétrécissent
Les doutes s'épaississent
Et si les ombres s'éclaircissent
C'est que je suis devenu trop noir
Bonsoir, je vous sers ces vers
Mon cœur se serre certes
À quoi ça sert ? Que sais-je
Rien
L'amour c'est bien
C'est loin
On verra demain
Sur quel chemin
Tendre la main
Ou vendre son âme
Les blâmes font échos
Je vous entends, je sais
Je me retiens mais
Si je me retire
C'est pour mon bien
Ça peut être pire
Ça change rien
Rien
Vide
Seul
Jamais seul
Mais toujours esseulé
C'est pas vous j'suis désolé
Je ne sais que m'écrouler
Vous me demandez de dé-saouler
Pourtant c'est déjà fait
Pourtant rien n'y fait
Pour dormir je compte les fées
Les contes de fées
Tous comptes faits
C'est bien tout le mal
Que l'on te fait
Allez santé, on s'enterre
Mais avant ça un dernier vers

J'écris la vie car j'ai rien dit

L'interdit

Bon, poème sur mon blocage : je me suis promis de ne pas réécrire sur l'amour et je n'ai l'inspiration que pour ce thème, donc j'essaye de parler à mon inspiration.

Pourquoi ?
Pourquoi le mal a les doux traits d'une femme ?
Pourquoi ma plume s'est réfugiée sous ce toit ?
Je me refuse d'écrire dessus, mais elle revient, encore fatale

L'inspiration ne se commande pas
Elle est une amante qui vous fait marcher au pas.
Refusez ses avances et elle insistera
Vous fuirez et vous mettrez dans tous vos états.

Aaaah, laisse-moi
Aaaah, fuis-moi
Pitié, ma belle bourreau
Laisse moi goûter au doux repos.

Je refuse de suivre tes indications !
Va-t'en démon !!!
Ce sujet est interdit,
C'est ce que j'ai choisis.

Pourquoi gentille démone ?
Pourquoi me forcer à écrire encore ?
Oui, je vis de ce merveilleux sentiment
Mais je dois m'en séparer à présent.

Laisse-moi vivre ma vie
Laisse-moi découvre les autres sentiments
Je ne puis vivre d'un amour infinie.
Et voilà, je ment

TAIS TOI IMMONDE BEAUTÉ !!!
Arrête de me parler
Arrête de me torturer !!!
Silence mon horrible beauté...

Je te veux loin de moi pour un moment.
S'il te plaît laisse moi écrire.
Je veux parler de la vie,
De la mort, du vent,
Du chant, des rires,
Laisse-moi ma vie.

Je veux m'affranchir
Découvrir
Prendre les rênes du moi
Et me diriger seul, comme un roi.

Je veux goûter à d'autres chemins
Alors cesse de me chanter le même refrain.
Libères-moi
Et libères-toi

Car je t'aime ma belle démone
Mais, chère inspiration de mon coeur,
Je ne veux pas te causer des malheurs,
Alors ne devient pas une gorgone.

Je t'aime, ma douce amante
Tu m'attire et me procure tout le bonheur du monde
Mais je ne supporte pas que tu me mentes
Tu veux me voir écrire un sujet que tu sais que je haïs
Car c'est pour toi ce travail est mon monde.
Mais moi je veux que tu vives.

Je t'adore, mais laisse-moi en paix
Durant un temps, repose ta haine
Je t'aime mais je veux voir des nouveaux horizons
Afin que nos retrouvailles me fassent délicieusement perdre la raison.

A l'automne de nos jours

Un poème qui date d'il y a plusieurs années, jamais partagé jusqu'alors

Me baladant comme toujours
A tes cotés la tête haute et fier
Je te regarde un peu balourd
Et m’égare en ton regard clair

Par bêtise ou par bravoure
Mes lèvres ne peuvent se taire
Et murmurer à ton cœur sourd
Qu’entre nous tout reste à faire

Ne t’attends à aucun secours
Même si je ne puis être de pierre
Quand mes bras t’entourent
Et que c’est ton âme que je resserre

Un à un j’enlèverai tes atours
Et ceux malgré tes prières
Laissant les beaux discours
Aux coté de nos affaires

Me perdant en toi et tout autour…
Piégé en nos corps offerts
Dessinant tes contours
J’entends qu’approche le tonnerre.

Car à l'automne de nos jours
Quand nos chairs nourriront la terre
N'oublies pas que l'amour
N'est que fruit de l'imaginaire.

Je le voyais descendre

Je le voyais descendre quelque fois la rue des trois chandeliers, toujours dans le même sens. Je ne l'ai jamais vu la remonter. Mes parents me disaient à chaque fois que c'était un fou, un drogué. Je pense qu'ils avaient raison. Il est blond, pâle et d'une maigreur extrême. Ses cheveux sont ébouriffés, très gras. Ses yeux sont rouge vif. Il fixe le vide. Cela lui donne un air perdu, hors du temps. Au fond, il est peut-être vraiment immortel: je crois que ça fait des années que je le vois, mais qu'il n'a jamais pris une ride. Il doit avoir entre 18 et 25 ans, depuis maintenant 30 ans. Je ne sais même pas quand il est arrivé là. Mon oncle, qui tient le café, m'a dit qu'il était apparu un matin d'octobre, entre deux feuilles mortes. Il avait descendu la rue en titubant, comme il le fait à chaque fois, et comme il n'arrêtera jamais de le faire.
C'est un gars étrange. Il demande toujours des cigarettes aux rares passants qu'il croise. Quand ceux-ci ont le malheur de refuser, il leur saute à la gorge et tente de les griffer ou de les mordre. Mais il ne sait pas se battre. A chaque fois, le passant prend le dessus. Alors il tombe et se fait rosser. J'ai assisté à cette scène plusieurs fois.

Mais j'ai fini mon thé, il est temps que je rentre. En passant dans la rue des trois chandeliers, je salue mon oncle qui ouvre son troquet. En face, une silhouette descend la rue clopin-clopant. Je sais très bien de qui il s'agit. En arrivant à mon niveau, il m'attrape par le bras et me fixe d'un oeil vague. "T'aurais pas une cigarette, s'il te plaît?" Je lui lance un regard hostile, grommele et continue mon chemin. J'entends alors des pas effrénés derrière moi, puis on m'agrippe le dos en me griffant la nuque. Je me retourne, attrape le démon par le poignet et lui flanque un violent coup de poing dans la poitrine. Il s'affale par terre en suffoquant. Je ramasse une barre de fer rouillée qui traînait dans le caniveau, assène quelques coups à la créature qui gesticule sur les pavés et reprends ma route, songeur.

Décidément, quel curieux personnage. Sûrement un fou.

Embrasement

Je ne pense pas que je pousserai ce texte en particulier plus loins. C'est un premier jet (médiocre quant à ce que je cherche à faire) d'un style que j'aimerais travailler plus en profondeur et exploiter à de meilleures fin qu'un thème un banal / abstrait comme celui du texte ci-présent, voilà


Il n’y avait plus de ciel sous le bleu
Plus d'étoiles sous le ciel
Plus d’oiseau sous les étoiles
Plus d’Homme ne les regarde
Et la Terre défile
Plus de chevilles aux Hommes
Plus de Terre sous leur pied
Pas même de racine
Il n’y avait plus de tronc pour les branches
Plus de branches pour les feuilles
Plus de feuilles pour l’arbre
Plus d’arbres pour la forêt
Qui d’elle même se calcine
Lasse d’exister

59 secondes de vie urbaine

Dans le cadre d'un des ateliers d'écriture sur le thème de la marche. Pas que j'en sois satisfait, je vous le partage quand-même !

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Une seconde murmure à une autre
C’est tout le temps dont elle dispose
Alors ses mots durs et médiocres
N’ont que le piquant de la Rose

Une seconde dans l'allée gourmette
S’inonde de voix grais ou fluettes



C’est bien l'unique richesse de ce couloir comme un gosier.
Le goût, les odeurs.
La singularité de leurs plurielles émanations aurait pu avoir l'inconsistance unique du souvenir.
Mais sur le plancher en goudron, l’arrogance fanfaronne.
Les saveurs, chacune en exacerbe, s’oublient, se confondent.
Même les regards. Tout ce qui semblait être l’aboutissement d’une vie humaine - qui, à chaque seconde et par centaines crient victoire, une de plus. Des années -parfois des décennies d’existence, pour se perdre, se tuer dans la plus courte des batailles.
Oui, je t’ai vu - je t’ai lu passante, à une page semble-il il cocasse, et pour toi gênante, de ta vie. Toutes ces années de paraître et, dans les fusils de ta détresse, tu comprends que c’est tout ce que je saurais de toi. Tu trébuches maladroite et t’affale sur ton gosse que tu voulais relever.
C'est dommage.

C’est dommage...
Il a suffit de cinquante neuf secondes et probablement autant de mes pas.
J’implose.
L’arrière goût de merde qui me trottait tout le long de la gorge trouve enfin la vie. Il me jaillis du cul, des oreilles, des yeux, du nez.
De la bouche.
J'explose.
À retardement, à cette fois. Mais l’effusion cette liberté, ne vient pas. Les secondes murmures indiscrètes. Elles se rallongent.
Des années. Des années que ses pupilles comme deux bombes - bourdonnent de silence.
Cela aurait bientôt fait une décennie que mes oreilles, captives de sa chienne de parole, écoutaient.
Il m’aura suffit d’une seconde - répétées cinquantes neufs fois, pour éclore son unique parole en des centaines de voix.