Polowan 153

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Le Misanthrope de Cinéma

Extrait d'une conversation. Je n'ai pas trouvé de début rajouté pour l'introduire, mais on arrive assez vite dans le thème. J'espère que la mise en page dégueulasse va pas rendre trop dégueulasse ici

[3/11 19:22] P : C'est juste insupportable ça oui. Et ils y croient dur comme fer. Et le pire dans tout ça, c'est que s'ils en tirent une fierté borderline malsaine, ils en souffrent aussi à côté, psychologiquement. Des coquilles vides et chiantes qui ont un autre problème que celui qu'elles espèrent : Celui de s'en inventer pour combler le vide
[3/11 19:38] P : Faut le lire avec un vieux violon gras et granuleux en fond, presque inaudible. Et un travelling avant d'un paysage vers un détail à la con ou un visage de misanthrope de cinéma
[3/11 19:39] M: C'est trop ça. Avec une clope en main, le misanthrope
[3/11 19:41] P: La scène vue et revue et un misanthrope que tu ne vois qu'au cinéma - Soit parce que le cinéma l'embellit, soit parce qu'on préfère ne pas le voir lorsqu'il sort de l'écran pour nous saisir nous, dans notre réalité
[3/11 19:43] P: Probablement l'un des clichés visuels du cinéma qui doit le plus décevoir, confronté à la réalité
3/11 19:44] M: La réalité c'est Bernard 43 ans qui s'est pris pour un philosophe pendant une pause clope avec son collègue
[3/11 19:45] P: Oui. Et ça tombe beaucoup moins bien. Mais Bernard ça il sait pas, Bernard il ignore lui, les fantasmes sur ce qu'il est. Il vit, et puis c'est tout.
[3/11 19:48] P: Mais Bernard lui, après quelques verres et pendant sa clope, il aurait peut-être pas eu l'élégance des mots qui parlent. Parce qu'à ce stade, même articuler lui est devenu pénible. Non Bernard, c'est une pâle copie. Un vieux con qui croit ressembler à ses idoles. C'est ce qu'on se dit. C'est qu'on ignore. Qu'on est stupide.
[3/11 20:01] P: Mais un jour Bernard il l'apprends, tout ça. Parce qu'en fait il est comme tout le monde, d’vant sa télé. Ah non pas comme tout le monde. Lui s'il la regarde, c'est qu'il s'abrutise - Pardon, s'épanouit devant la crasse du petit-écran. Après tout ça lui va bien, petit, crasseux. Pas comme son idole. Tout ces penseurs sinistres à la déclamation nonchalamment interrompue par leur vie qui s'éteint. Leur maigre vie, aussi maigre qu'est leur personnage, la réalité de laquelle ils s'inspirent, coincée entre deux doigts.

Mais ça les gens l'voient pas. Non, eux rêves d'artifices. Ils ont toute la fumée dégagée plein leurs yeux, ils s'imaginent le mystère, la profondeur.
Mais Bernard lui il s'en fou. Il est au-dessus de tout ça. Lui ça le fait rire, lui ça l'amuse. Il se voit orné d'artifices ridicules et d'une attitude grossie - Il connaît. À Bernard aussi, ça parle.
3/11 20:13] P: C'est bien d'ailleurs la seule chose qui lui parle à Bernard. Le reste de son temps, il est bien trop seul pour pour entendre.
Au cinéma, on est jamais seul. D'abord y'a l'équipe de tournage autour, puis des centaines de milliers d'yeux braqués sur le pantin. Tous en admiration sous le joug de l'artifice, de l'illusion : du sentiment.
Et pourtant ils continuent de l'imaginer seule, adhérer à cette fausse réalité qui laisse prétendre que la solitude, ça a du bon. La caméra joue des bons angles, la musique fait vibrer les cordes. Le Misanthrope, Oh Grand Misanthrope s'impose dans son plus grand Art : Il divague, il émane de sagesse.
Mais Bernard lui aussi, c'est un solitaire. Lui aussi est deux. Comment ? Oh Bernard il a pas de caméra, mais il a trouvé autre chose. C'est moins voyant, moins vendeur. Un ami imaginaire. Bernard est binaire. Il est 1, accompagné de 0.

Monsieur le Professeur

Mes lectures transparaissent trop sur mes écrits


Monsieur le professeur

Je n’ai pas bien compris l’exercice
Je viens vous montrer patte blanche
Pourquoi me gronder au supplice
Est-ce à cause de votre échéance ?

Pardonnez l’insolence de mes délais
Le temps passe plus vite sur vos échasses
Votre crâne penche vers les nuages en remblais
Une insolation puis une calvitie y fait sa place

Monsieur le professeur
Je vous vois serrer les poings
Changez donc de shampoing
Nous n’avons pas la même heure
(Et j’en suis bien heureux)
Mais tout deux (presque) nos cheveux

Vous les arrachez-vous si fréquemment ?
Faites-vous de même quant à vos dents ?
Je vois bien qu’il vous en manque deux ou trois
Dont une - je la sens, est tournée contre moi

Monsieur le professeur
Je me confonds déjà en excuses
Dès la profonde nuit blanche
Précédant jour de ma sentance
Car je n’ai su déjouer les ruses

Être un bon enfant
Monsieur le professeur
Requiert de la patience
Sur nous deux le malheur
En deux chiens de faillences
D'obéir aux grands


Petit poème de la copie blanche

Je sors de partiel et trop de fois commence à être coutume, j'ai rendu copie blanche. Mais j'ai quand-même écris ce petit texte tout thématisé :

Sur la feuille blanche où s'efface le noir
Partie cueillir la danse des feuilles du savoir,
L'encre, évadée d'où se pagine le vide
Partie bavarder, imaginer l'intrépide
"Stupide !" crie l'encre rouge
"Que plus personne ne bouge
Votre faute est de vouloir écrire
Ailleurs que sur la Haute Feuille de l'Avenir !"
Mais les mots partirent en voleurs
Intangibles aux traits de colère
Indisciples et déjà de couleur
Du noir du blanc que l'on libère

"Rendez moi ma ligne !"
Entendait-on au loin
"Rendez moi maline !"

Les murs me parlent

Comme il y a eu une box sur les murs, je me suis dis que c'était l'occasion de partager ce texte que j'ai jamais eu la volonté de vous partager. D'après google.doc il date très exactement du 10 août 2016


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Les murs me parlent


J'avais peur.

Peur de toutes les histoires que les murs racontent.
Ils sont de bien durs miroirs qui me regardent de honte.

Alors je cogne.

Le premier est résistant et la douleur m'évoque le mal de tête. Il se tient droit et fier, il crâne. Soit, j’obtempère. Quel âne.

À peine retourné, le second crie vengeance et m'arrête. Ou me relance car je voltige. Pour moi pas de chance, je suis taillé comme une tige. Pense.

Pense me dis-je, alors que je rebondis sur le troisième. Un bel uppercut au menton, je tombe, je chute.

Mais cette fois-ci je lutte et dans la cohue me redresse. Je réalise que le dernier mur est logé dans une impasse, c’est triste, il attend même que quelqu’un le casse. Il m’a vu venir et croit lire dans mes yeux son avenir, en vain. Plus malin, je lui tends la main et lui propose une caresse. L’amas de parpaings aux larmes nues, d’un gris terne dénué de peinture, s'émeut de ce destin. Un câlin au dernier mur, le quatrième, celui qui criait détresse, Alors qu’une rue nouvelle se construit, lui, s’affaisse.

Émile Verhaeren - Les Pauvres (Et autres poèmes)

Les pauvres : http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/emile_verhaeren/les_pauvres.html

Je vous ai sélectionnés quelques autres poèmes qui m'ont plus. Il était proléfique de toute façon :

Le Silence : http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/emile_verhaeren/le_silence.html

Mon ami le paysage : http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/emile_verhaeren/mon_ami_le_paysage.html

Le cri : http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/emile_verhaeren/le_cri.html

Il y en a d'autres. Mais le but était de vous donner envie d'en lire un peu plus de lui. Poète d'urbains, de la guerre / mort, et de l'amo un peu.

Embrasement

Je ne pense pas que je pousserai ce texte en particulier plus loins. C'est un premier jet (médiocre quant à ce que je cherche à faire) d'un style que j'aimerais travailler plus en profondeur et exploiter à de meilleures fin qu'un thème un banal / abstrait comme celui du texte ci-présent, voilà


Il n’y avait plus de ciel sous le bleu
Plus d'étoiles sous le ciel
Plus d’oiseau sous les étoiles
Plus d’Homme ne les regarde
Et la Terre défile
Plus de chevilles aux Hommes
Plus de Terre sous leur pied
Pas même de racine
Il n’y avait plus de tronc pour les branches
Plus de branches pour les feuilles
Plus de feuilles pour l’arbre
Plus d’arbres pour la forêt
Qui d’elle même se calcine
Lasse d’exister

59 secondes de vie urbaine

Dans le cadre d'un des ateliers d'écriture sur le thème de la marche. Pas que j'en sois satisfait, je vous le partage quand-même !

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Une seconde murmure à une autre
C’est tout le temps dont elle dispose
Alors ses mots durs et médiocres
N’ont que le piquant de la Rose

Une seconde dans l'allée gourmette
S’inonde de voix grais ou fluettes



C’est bien l'unique richesse de ce couloir comme un gosier.
Le goût, les odeurs.
La singularité de leurs plurielles émanations aurait pu avoir l'inconsistance unique du souvenir.
Mais sur le plancher en goudron, l’arrogance fanfaronne.
Les saveurs, chacune en exacerbe, s’oublient, se confondent.
Même les regards. Tout ce qui semblait être l’aboutissement d’une vie humaine - qui, à chaque seconde et par centaines crient victoire, une de plus. Des années -parfois des décennies d’existence, pour se perdre, se tuer dans la plus courte des batailles.
Oui, je t’ai vu - je t’ai lu passante, à une page semble-il il cocasse, et pour toi gênante, de ta vie. Toutes ces années de paraître et, dans les fusils de ta détresse, tu comprends que c’est tout ce que je saurais de toi. Tu trébuches maladroite et t’affale sur ton gosse que tu voulais relever.
C'est dommage.

C’est dommage...
Il a suffit de cinquante neuf secondes et probablement autant de mes pas.
J’implose.
L’arrière goût de merde qui me trottait tout le long de la gorge trouve enfin la vie. Il me jaillis du cul, des oreilles, des yeux, du nez.
De la bouche.
J'explose.
À retardement, à cette fois. Mais l’effusion cette liberté, ne vient pas. Les secondes murmures indiscrètes. Elles se rallongent.
Des années. Des années que ses pupilles comme deux bombes - bourdonnent de silence.
Cela aurait bientôt fait une décennie que mes oreilles, captives de sa chienne de parole, écoutaient.
Il m’aura suffit d’une seconde - répétées cinquantes neufs fois, pour éclore son unique parole en des centaines de voix.

Devine l'homme qui marche

Petit poème écrit brièvement dans le tramway il y a quelques jours.

Sinon ce soir jpp, à vous les studios

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Devine l’homme qui marche
Cisaille en foulées la prairie
Taille aux forêt une librairie
Qui dans les écorces périe (M)

Devine l’homme qui marche
Remonte le créneau des ruelles
Dompte les animaux aux écuelles
Qui vie de sa honte usuelle

Devine l’homme qui marche
Essuie son pas lourd au tapis d'étoiles
Fuit comme un sourd que l’on dévoile
Qui du jour puise la moelle

Devine l’homme qui marche
Dissimule sous son chapeau nocturne
La plume des maux tombée dans l'urne
Qui sont la foule de funambule diurnes

Devine l’homme qui marche
Parsème d'énigmes le ciment
En aimé l’hymne et le pigment
Écrit le poème du firmament

Une vie de chat

Bon bah du coup voilà. C'est le bordel dans mon google doc et c'est des textes que, même s'ils sont pas fous, je veux pas les perdre. Du coup je vous les partage ici. Désolé de spammer wallah.


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Parfois le soir j’ouvre ma porte
Aux esprit fort mélancoliques
Des fantômes qui se comportent
En sans abri un peu alcoolique


Des pas foulent le béton humide
Des pattes légères et avides
Trépignent et trottinent
À l’idée que l’on cuisine
Chez moi, quelques repas
Rétines et babines
Le Roi dessine
À l’odeur d’un pâté trop gras
Sa moustache jubile se déploie
Un panache habile qui me rend joie
L’heure n’est plus à être ingrat…


D’une peur glaçante je suis proie
L'ascenseur que la réalité me renvoi
Ne joue plus tes miaulements
Ne peint plus ton pelage d’argent
Tu te meurs quelque part dans le froid
Et je crois t’attendre, cœur patient
Je veux me méprendre, un moment
Quand tes cendres vers le ciel ardent
Cambrent mon cou, je m’écroule, perdant


Mes yeux ne peuvent te voir, ni mes oreilles t’entendre
Mes souvenirs, intimes illusions
Se projettent sur l’ultime vision
Il pleut, et dans la fraîcheur du soir, je laisse ma peine se fendre

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(Poème écrit pour mon chat, 15 ans de vie commune)

Le Moment

Un poème que j'ai écris il y quelques mois que j'avais perdu et pas voulu poster, apparemment. Je vous le partage parce qu'il me semble terminer. Je vous conseille de le lire à haute voix si jamais, il y a des variations d'intensité.

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Le moment à l’instar de la vie et de l’humain
Est d’abord à l’état de néant, un instant de rien
Il est attendu bien que personne ne l’attende
Il est entendu bien que personne de l’entende
Car il vogue libre porté tel un navire aérien


En l’instant le moment du silence s’élance et surgit
Un mot rauque qui derrière des crocs crie
Il s’érode et roule sur une seule note


Do Ré Mi, les prémices d’un monde qui s’écrit
Fa Sol La, avec plus d’un tour dans sa botte
Si Do, le moment rugit


Sensible et timide aux premiers regards qui sur lui se posent
Sa voix tremble dans l’amplitude du calme
Oscille et soigne la magnitude des âmes
Leurs troubles s’envolent jusqu’au moment qui soudain,


EXPLOSE


LE MOMENT que tout retenait
LE MOMENT qui dès lors ose
Qui s’expose et se transpose
Pour le gris, le bleu, le rose
LE MOMENT où l’on reconnaît
Il vibre à vive voix
Ivre de vivre Roi
Des givres émois


Face au Moment sont éphémères loques
Leurs corps pétrifiés des mots qui disloquent
Le carcan du réel et du temps
Que le moment transforme
Ceux qui se réveillent sont ceux qui dorment
Le Moment détruit les barrières
De son chant - pourtant clamant la misère
Et permet à ceux dont l’imagination se libère
De se perdre


Des notes qu’il crache se cache une araignée
Elle tisse, un peu vieux jeu, une toile
Celle qui plisse les yeux, les voile
Qui les hisse du pieu vers les étoiles
Aucun algèbre n’a de mystère pour le Moment
Lorsqu’il est
Marionnettiste, sculpteur, metteur en scène
Des passions qu’il tient sous la tension
D’ivrognes auditeurs qui savourent bavards la parole
Bagnards de la nouvelle prison dans laquelle ils s’enrolent

En eux l’écho des mots et notes explose
Leur moment EXPLOSE
LE MOMENT, lui, se tait.


Le Moment mut de nouveau muet
Il meurt dans le bruit des rêveurs
Qui de tout leur coeur applaudissent
Le Moment redevient simple instant


Où la Réalité refait emprise.

Un borgne

Ça fait quelques jours que je galère à la finir. J'aurais aimé le développé plus, mais étant donné comme j'ai galéré à le finir j'ai pas du tout le courage de m'y confronter maintenant.

Du coup je vous lâche ça comme ça
ps: nique la métrique

--


Un borgne au coeur de quatre rues
Au carrefour de deux avenues
Joue de l’organe

Quatre cordes dans le désordre il frotte
Ou gratte, lorsqu’elles démangent,
Dégagent l’odeur de crotte qui l’escorte
Le rattrape à tout artères de la fange

L'arthrose, qui l'eut cru, atteints les nuques
Des passants prisonniers de la débâcle
Roses ou gris ont oubliés que l’on éduque
Nos enfants à l'ignoré spectacle

Leur regard est libre de vos maîtrises factices
Non qu'à cet égard, ils les méprisent, mais les bravissent
Distrait par l’instrument à l’air étrange

Un court instant s'échangent deux grands crus
Au détour de deux qui se sont inconnus
Au croisement d’oculaires phalanges

Une histoire de voisinage

Yo.

J'ai ça qui traîne depuis de longs mois sur mon pc. Ça doit bien dater de 6 mois ou plus. C'est plus du tout dans la dynamique dans laquelle je veux écrire, mais il y avait un peu de l'idée.

Du coup je vous le balance. A mes yeux c'est un peu de la merde, si vous avez un avis n'hésitez pas. Même si c'est juste pour dire c'est bien ou c'est de la merde. Comme ça je saurais si c'est bien ou si c'est de la merde.

edit: Pour les critiques négatives si vous vous sentez d'attaque, hésitez surtout pas, lâchez vous.
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Alors ce sera donc ça, mes funérailles ?

Personne que je ne connais ni que j’aime vraiment, personne qui ne me connaît et qui ne m’aime vraiment.

Des inconnus et leurs amis, accompagnés d’amis et d’inconnus, auxquels s’ajoutent d’autres inconnus. Certains s’invitent, d’autres curieux. Ils pensent soutenir quelqu’un, mais ils ont oublié qui. Peut-être les proches du défunt, mais ils ont oublié qui.

Au centre je m’accomode, caché derrière une porte. Comme une page pliée, entassée dans un maigre espace, je rejoins le recueil des endeuillés.

Il fait bon et frais six pieds sous terre
Les murmures deviennent vacarmes
Ce sont mes voisins, ceux encore à l’air
Car ceux sous terre n’ont qu’os comme armes

J’ai toutefois un bel accueil
Ayant quitté le troupeau pour la pâture
Et ma nouvelle peau entichée de verdure
Est sobrement nommée cercueil

Au-dessous l’on s’entasse un peu
Pas de complainte, et à bras ouverts
On éloge le troglodyte terreux
Dont je deviens un temps le locataire

Jeux narratif : La Marche

Yo Salut.

Avec le dernier Humble Jumbo Bundle, j'ai eu le loisir de découvrir l'existence d'un jeu nommé Elegy For A Dead World.
Le jeu nous plonge dans une ambiance autant graphique que musicale - de laquelle on doit tirer une histoire, trouver de l'inspiration.
Ce n'est pas un jeu à proprement parler, mais plus une incitation à l'écriture même. On s'y laisse très vite prendre au vue de l'immersion.

Bon du coup je savais pas qu'on pouvait exporter l'histoire sous forme de vignettes, et qu'elle était pas intimement et directement liée avec l'expérience immersive du gameplay.

Du coup je vous partage quand même ma première tentative. Vous noterez que ça se voit que j'étais pas au courant, parce qu'on a beaucoup de mal à comprendre pourquoi j'ai des petits moments de schizophrénie.

edit : Plus je me relis plus c'est bizarre. Mais comprenez, y'avait des bruits de respiration étou. Les fourbes.
TL ; DR : C'EST SUPER EDGY AS FUCK. C'ETAIT PAS VOULU PROMIS.
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Atelier d'écriture #2 !

Me re-voici. Deuxième semaine et toujours pas de thème intéressant pour relancer la Plume Quotidienne.

Aujourd'hui, on a généré des mots aléatoirement. J'explique le principe à la fin, après le texte.

J'avais dans l'ordre :

Dettes, chasse, rocher, centre, arbre, mère, exil, carnaval, porte, initiation, fruit.

Ça donne :

Sous les dettes qui ne se chassent,
Et s'amassent comme les rochers,
Une silhouette en leur centre,
Comme un arbre embroché...

C'était ma mère, diantre !

Son feuillage en exil, dévêtit
Me rappelle carnaval et ses confettis

La porte est ouverte et sans un bruit
L'initiation nouvelle
Dégustation maternelle
Je dévore les restes de fruits

______
> On place genre 8 "Planètes" - 8 mots sur une feuille (qu'on nous dicte) où on veut

> Puis on place les "satellites". On nous dicte pleins d'mots qu'on place autour des mots "planètes" (Sans trop réfléchir)

> Et ensuite on relie deux mots sur la feuille et on garde tout les mots intermédiaires, sur le chemin - dans l'ordre

Disparu ?

Pas d'idée de titre.
Les cours reprennent et, avec eux, l'atelier d'écriture.

Notre ancien bâtiment de la fac à été rasé. C'est toujours en travaux, mais les nouveaux bâtiments sont là.
Le thème était : Les fantômes (aka Ce qu'il reste des anciens bâtiments)

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Elle court comme un secret pris en chasse
Ni les allées ni les cours ne lui font plus place

Qu’on l’aimerait transparente
Celle qui diffère
Qu’on l’aimerait mieux vacante
Celle qui jamais n'obtempère

Se cramponne
Aux murs des structures dont l’allure plus mature l’injure

Elle rayonne
En verrue trop verte, en verrou sur les fenêtres ouvertes, en intrus qui court à sa perte

C’est un secret mauvais joueur
Dont l'odeur, la couleur perdurent
Car une fleur lui suffit, fière verdure


---
S'il faut savoir une chose, c'est qu'avant, notre campus c'était de grandes étendues vertes et des murs de briques. Maintenant y'a deux trois arbres, et un batos normé.
C'est mon petit fantôme !

Clique x Daniel Radcliffe

youtube.com
Une interview assez intéressante et bien mené, de Daniel Radcliff. Elle ne couvre pas son / ses personnages - mais plus sa personne et ses opinions. Je poste ça dans le doute où ça pourrait aussi vous intéresser.

Voir aussi AMA Radcliff on Reddit : https://www.reddit.com/r/IAmA/comments/2khgud/i_am_daniel_radcliffe_ama/

Un dormeur de paille

J'ai trouvé ça dans un vieux google.doc C'est pas fou et c'est probablement la raison pour laquelle je l'avais laissé couler. Mais ça fait un petit moment que j'ai pas posté, du coup voici ma commission.


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Courant d’air rythmé par un carillon
Un dormeur de paille à pour besace
Un peu de graille et toute sa crasse
Dans l’ouragan de crispés sillons

Des grillons dans les oreilles
Il déambule le long de boulevards
Une bulle qui du gon est le buvard
Papillon de lumière sans sommeil

À ses pieds sied drôles chevilles
Qui s’enroulent en chaussettes
Deux bouteilles comme deux quilles
Deux boules comme deux défaites

Et son cou roule à tue-tête
Il fait la mou puis fait la fête

Ses yeux comme deux billes se disputent
Deux mortels ennemis qui ne se vouent qu’haine
Deux esprits détruits qui s’effritent par la lutte
Sous la lune se joue le rite du Schizophrène

PC Pour de la prise de note ?

Salut,

J'ai fouillé un peu avant, mais tout le monde demande un PC Gaming.

Je suis à la recherche d'un PC avec de l'autonomie, pas trop imposant et discret (Parce qu'avoir le PC qui souffle autant qu'un reacteur d'avion - dans l'amphi ou en salle, c'est pas fou).

De mon côté j'ai trouvé sur dealabs (grosse recherche attention) :

- https://www.dealabs.com/bons-plans/asus-156---k556uq-dm445t---i5-6200u---ram-6go---geforce-940mx---1tossd-128go/257220

- https://www.dealabs.com/bons-plans/pc-portabel-hp-15bc-011nf--souris-hp--imprimante-deskjet-3630/257483

C'est intéressant, mais ça m'a l'air trop multimédia. Je me demandais si dans ces mêmes prix, je pouvais trouver quelque chose de moins axé gaming et plus efficace en confort, autonomie et discretion ?

Exercice : Transformer le banal en épique #2

Faites l'amour pas la guerre, qu'ils disaient.


J'y trouve pas de grande différence. Une guerre c'est beaucoup d'énergie et d'épuisement. Être stratégique, c'est savoir garder ses troupes en forme. La forme, c'est autant physique que psychologique. Si vous arrivez à délivrer vos troupes de tout stress, elles seront plus lucides et moins occupées à lutter contre leurs peurs. Un général astucieux saura tirer avantage des conditions d'une bataille en les créant lui-même, au préalable. Cela implique bien-sûr de préparer le terrain. D'une part les lieux, pour garantir l'effet de surprise, et d'autre part, l'esprit et la motivation des unités. Une armée démoralisée est une armée de papier.

L'amour tue. Ce jeu d'attrapes-moi si tu peux, c'est un véritable retord pour les esprits fragiles. On vous l'a sûrement assez répété, mais l'amour est bref. C'est une affaire de quelques semaines, quelques mois, avant qu'il se n'estompe. C'est ensuite que la guerre commence. Mais l'amour n'est pas aux antipodes de la guerre pour rien. L'amour tue. L'amour tue avant d'être tué. Et ce n'est qu'une fois tué que la guerre commence. Et si l'amour n'est pas tué, il se tue lui-même. Il explose. Et il tue.

L'amour déclenche la guerre, et la guerre est une forme d'amour. Pourrait-on dire que la guerre perpétue l'amour ? Mieux,dans certains cas, il le révèle. Deux amoureux comme deux ennemis jurés, se cherchent. Ils veulent tout connaître l'un de l'autre. Et tout les deux craignent timidement de se révéler. Chacun a dans son jardin, enterré en secret, une hache, sur laquelle a poussé les mauvaises herbes. Chacun accroche derrière sa porte, par prudence, une batte prête à valser. En quête d'informations chacun s'espionne et, par ce biais, des rendez-vous sont fixés. La date, l'heure, le lieu, tout est prêt. Il arrive qu'un des partis pose un lapin. C'est la vie.

L'amour ou la guerre, tous font partie de la vie, tous entraînent la mort. Je mentirai si je disais qu'il est possible d'échapper à l'un ou l'autre. Vous n'échapperez pas à la vie, et encore moins à la mort. J'ai cependant trouvé de quoi vous occuper, si aucun ne vous divertie assez. Une activité qui réuni amour et guerre sur un même terrain, où même le droit de vivre est remis en question. Vous jouerez à Dieu. Vous déciderez de qui meurt avant de vivre, de qui vie brièvement, avant de mourir. Vous nécessiterez l'amour et la stratégie d'un bon général. Sa détermination, sa vigueur, son autorité, mais aussi son calme, sa froideur, sa ténacité.


J'en fais moi-même l'expérience. Comme en amour, les hauts et les bas se répètent. Je cherche le bon rythme. Il faut stimuler l'amour, mais ne pas le précipiter, c'est important. Je lutte, je sue. Et l'amour vient et tue, et s'en va. Il s'échappe, fuit aussi vite qu'il était arrivé. Je mentirai encore si je vous disais que je suis un bon général. A chacune de mes batailles, des millions de mes soldats meurent. Il meurent sans avoir connu la vie, seulement la guerre. Leur passage me laisse des traces blanches. Comme amour, ce sont des cicatrices que le temps n'efface qu'à moitié. Les saisons balayent le sang des champs rouges, le vent essuie les larmes. J'essuie les mienne, avec mon armée de papier.

Qui dans mon cœur, se déchire.

Site de découverte de musique ?

Yo.

Quels sont vos sites de découverte de musiques ? (Vous savez, vous rentrez un artiste et ça vous en donne des similaires, ou ce genre de choses)

Je sais qu'il y en a plein qui ont été posté sur cb, mais j'en avais mis aucun en fav'. Ça serait cool si vous vous en avez 2 ou 3 !


edit : merci pour vos réponses !

Le Goudron

Je dessine sur le goudron
Le orla des signes
Entre le cygne et le bourdon
Une valse indigne

Des calligramme invisibles
Des personnages anonymes
Des odeurs égoïste
Un spectre nouveau

Des kilogrammes intangibles
Des messages et énigmes
Un docteur - Non, un dentiste !
L’algèbre des mots

Je dessine dans le goudron
Une vie nouvelle
Un manege qui tourne pas rond
Ou le reflet du ciel

Des histoires ou ma mémoires
Des gravures ou des ratures
L’ombre ou l’illusion
Le chaos ou la raison

Un renard sur un perchoir
Le Bergé et le Parjure
L’oublie et l’élision
Le Fléau et le Pardon

Je les dessine dans le goudron
Tous ensemble, tous réuni
Le gris des cendres de l’esprit
S’ecrit aussi le tendre étronc

Humeur du monde

Le monde est beau
Le monde est grand
Le monde est gros
Le monde d’Adam
Le monde de dos
Le monde d’en dedans
Le monde d’algo

Le monde sous geôle
Le monde genant
Le monde d’Eol
Le monde geant
Le monde pas drôle
Le monde des pans
Le monde en tôle

Le monde est long
Le monde est lent
Le monde ballon
Le monde ballant

Le monde est rose
Le monde est rouge
Le monde cause
Le monde bouge

Le monde de bois
Le monde de soie
Le monde aboit
Le monde reçoit

Le monde est cône
Le monde sillonne
Le monde sonne
Le monde donne

Le monde de craie
Le monde crie
Le monde encré
Le monde aigris

Le monde créer
Le monde gris
Le monde ancré
Le monde épris

Le monde est grappes
Le monde est bulles
Le monde s’échappe
Le monde fabule

Le monde fume
Le monde fulmine
Le monde écume
Le monde fait mine

Le monde boucle
Le monde se mine
Le monde boucle
Le monde termine

Oblong

J’avais oublié
A la vu d’une Mirabelle
Le son doux de Juillet
Et l’envol des hirondelles

Désireux des ires d’elle
Et de toute sa gaieté
Dans ses rouges prunelles
Déjà l’hiver guettait

Déjà l’orage grondait
Et sa rage au creux de l’oreille
Engrenage de mes idées
Nageait toujours dans mon sommeil
Comme une page déchirée

Je revois sa chevelure blonde
Assis seul sur le petit banc de bois
Qui mes blessures inonde
Une seconde me laisse sans voix

Et dans le farfelus paysage
Feuillus de mégots comme des brindilles
La peinture de son visage
Se gomme dans l’automne qui vrille

Vont, autochtone du bel étrange qui les entoure
Sont regards happé par de placides téléphones
Ils s’étonnent de ne pas connaître l’amour
Écrit au hasard comme un mot que l’on griffonne

Ceux-là s'en-laissent lassé d’être libre
Se prélassent ivre sur les remparts d’une illusion
Leur tête s’affaissent et se fatiguent
Quand leurs doigts cognent aux mur sans évasion

SI j’ignorais à mon tour mon amour pour les environs
Mon amour pour la fille cachée au coeur de cheveux blonds

Oublierais je la mirabelle
Et les bruissements douillets
Et le claquement des ailes

Et mes muscles rouillés.

Assis seul sur le banc j’admire la brillante énergie
Que ne produit plus le rond moteur de ma léthargie

Je revois en saccadé, immondes
Scarabées couleur de plomb
Escalader ses pupilles, mon monde
Rongé, maintenant oblong