Cette année comme tous les ans, je suis en vacances dans le sud. Venant du nord la route est longue.
Mais cette année est différente car j'ai emmené mon beau-frère. Le même que j'ai emmené au ski l'année dernière, et avec qui ça s'était très bien passé.
Hier soir on était invité chez les voisins. Bonne ambiance, on rigolait bien. Et puis mon beau-frère a pété les plombs. Alors je l'ai raccompagné chez nous, j'ai discuté mais l'alcool faisant il a continué, on en est venu aux mains.
J'étais le dernier à m'en occuper et à pouvoir le gérer, j'avais sa confiance. Aller le voir 2 à 3 fois par semaine, accepter de l'emmener partout, le recevoir à la maison... Mais là c'était la fois de trop. Il a traumatisé mes gamins, je me retrouve avec des ecchymoses, bref les bonnes vacances.
Côté hospi, traitement, psy... Oui tout a été fait.
Un schizophrène on ne peut pas le guérir. On peut essayer de l'aider et subir mais là j’arrête, à contre-cœur. Je suis fatigué.
Je veux pas faire le père la morale, mais mélanger alcool et schizophrénie...
C'est jeter de l'huile sur le feu !
Compliqué de l'empêcher. J'ai demandé au voisin de pas le servir, il s'est servi lui-même. Et une fois rentré il a continué. Ma femme s'est énervé et ça a dégénéré, c'est là où on en est venus aux mains.
Vous en etes venus aux mains ? Je donnerai beaucoup pour poouvoir juste avoir un contact avec quelqu'un., contact physique.
Je comprend, après aussi la solution de pas avoir de l'alcool à disposition ou lors des interactions sociales, mister Cocktail !
Nan vraiment, pour avoir le rôle de aidant d'un parent lourdement handicapé mental, c'est une détresse à vivre. Respect.
Bah respect pour avoir eu la patience de t'en être occupé tant de temps.
Tu lui as au moins offert un répits mais tu ne peux pas tout faire. La situation te dépasse clairement et nous aurait aussi dépassé.
Essaye d'oublier et de profiter du reste de tes vacances de toute façon ne peux rien y faire.
Son frère arrive dans la journée. On va réfléchir à le renvoyer en avion ou à rentrer une semaine plutôt, pour être au calme à la maison. Mais dans ce cas j'appréhende le trajet du retour.
Il repartirait seul. Mais difficile de l'obliger. On verra et au pire si ça se passe mal en voiture, je le largue sur une aire d'autoroute et il se démerdera. Pas question d'imposer ça à mes enfants tout le trajet.
J'imagine l'ambiance dans la voiture... les silences pesant avec une vieille chanson pourri qui passe à la radio et qui, avec des mots différents évoque de près ou de loin l'embrouille ou votre relation. Rah. Les moments de gênes j'adore.
Si je peux me permettre va jusqu'au bout de ta démarche et montre lui qu'il a dépassé le cadre. La schizophrénie n'entraine pas forcément des difficultés d'élaboration, je ne connais pas ton Miore à toi mais il est peut-être tout à fait capable de comprendre ta démarche.
Bon courage!
Finalement on est rentrés avec mais on a écourté le séjour. J'ai bien senti qu'il était mal à l'aise sur la route mais bon aucune excuse de sa part malgré qu'il sait pertinemment qu'il nous a fait du mal.
On a préféré rentré pour être au calme à la maison, retrouver un lieu où on se sent bien.
Avec lui je prends mes distances, je ne suis pas prêt de le revoir. Par contre ses parents vont m'entendre bientôt, ils ont eu tendance à minimiser quand ils ont appris. Mais maintenant ils vont se bouger et le gérer, c'est terminé pour moi.
