ACTE II - Al'Tarba - On The Prowl - https://www.youtube.com/watch?v=vm4uYsoxg-k
Nos esprits retrouvés, nous descendons prendre un autre verre et sortons le boire dehors pour nous rafraîchir. La foule qui danse sur la piste me paraît infranchissable et il me guide lentement sous son égide, ses bras protecteurs autour de moi. Il sait que je n'aime pas ça. Les gens sont de plus en plus dénudés. Plusieurs hommes sont torse nu, les femmes seins nus ou en lingerie. Une fois dehors, nous faisons vite car le froid est plus difficile à supporter.
De retour dans le club, je me demande où nous allons pouvoir nous installer. J'évalue rapidement les possibilités. Les gens sont partout. Je finis par repérer un espace plus dégagé, en haut de l'autre escalier reliant le coin câlins à la piste de danse. On peut faire une boucle en passant par l'un et en descendant par l'autre. En haut de celui-ci, un petit balcon/palier avec une balustrade à la stabilité précaire mais qui a l'avantage de dominer la piste tout en étant un peu à l'écart. Un fauteuil de style rouge l'agrémente, ainsi qu'un petit canapé rond assorti, un peu plus en retrait. Nous nous installons à la balustrade pour regarder les gens danser derrière nos masques. Mon mari se tient derrière moi, il m'enlace et me caresse tendrement. Nos silhouettes énigmatiques qui se découpent dans la brume font un drôle d'effet aux personnes qui dansent et nous remarquent. Plusieurs d'entre elles lèvent la tête, nous regardent mais ne peuvent voir plus loin que le voile noir qui recouvre nos yeux. Ils chuchotent à leurs partenaires qui lèvent la tête et nous fixent intrigués à leur tour. Nos masques mystérieux sont impassibles alors que nous sourions derrière eux. Nous sommes angoissant.
Nous restons là un moment, captivés, amusés par l'effet que nous produisons. Le masque me permet de ne plus garder la tête baissée par timidité. Sans cela, je serait incapable de les regarder. Pourtant, je suis très curieuse et j'adore pouvoir les observer. Je prend beaucoup de plaisir à les regarder danser, s'amuser, certains de plus en plus débridés. Plusieurs hommes, dont un diable imposant au visage rieur qui se confessera plus tard à mon mari avant de l'accuser à son tour d'avoir bien pêché, font la fête autour des barres de pôle-dance, entourées de femmes aux lourds aux seins nus. L'une d'elles danse langoureusement entre deux hommes dénudés. Moi aussi j'aimerai être au centre de deux désirs et me délecter de leurs assauts.
Je me retourne parfois, l’enlaçant et l'embrassant avec tendresse et amour. La main qui me caresse se glisse sans peine entre mes cuisses, encore cachées par mon jupon. L'autre enserre ma nuque avec passion, là où il y a vingt ans, j'ai fait tatouer son prénom. Il sait que j'aime quand je sens qu'il me possède. Je me replace face à la piste à la merci de son emprise et j'aperçois l'homme qui nous avait un peu parlé tout à l'heure, celui à la veste rayée. Sa tenue se démarque facilement, le blanc de sa veste forme un halo un peu flou sous les lumières des projecteurs. Il nous remarque. J'ai l'impression qu'il peut voir que je le regarde à travers mon masque, même si c'est impossible. Il continue un moment avec un demi sourire et les yeux toujours un peu fermés. Il à l'air amusé. Je demeure impassible tandis qu'il poursuit son chemin.
Il repasse encore et n'a de cesse de lever les yeux vers moi. Visiblement je l'intrigue, et c'est réciproque. Son expression me plaît beaucoup. Sa manière feinte de déambuler dans la foule l'air de rien, tout en jetant ses regards espiègles dans notre direction me donne envie de jouer moi aussi. Je montre discrètement à mon mari son petit manège. Il avait bien remarqué le drôle d'animal mais ne sait pas quelle suite donner à cela, n'arrivant pas à se projeter. Je lui dit que nous n'avons qu'à laisser les choses se dérouler et voir où elles vont nous mener. Il m'embrasse et me caresse encore, me serre fort, visiblement excité, malgré la violence des émotions contradictoires malmenant sa raison.
Quelques hommes viennent s’asseoir dans le fauteuil à quelques centimètres de nous mais nous ne leur prêtons pas attention. Je me retourne une fois de plus vers la piste. Il est encore là. Je fais un grand sourire bête qu'il ne voit pas derrière mon masque et lui fait un petit signe spontané de la main, les yeux animés d'une lueur folle. En réponse, il saute avec agilité sur la barre de pôle-dance et commence à l'escalader comme pour me rejoindre. Derrière mon masque, mes yeux sont écarquillés de surprise, mon sourire encore plus bête. Il redescend et se fait un peu gronder, j'en suis encore plus amusée. J'enlève mon masque et nos regards se croisent avec malice. Il monte l'escalier, il voit que je le regarde faire et m’envoie un baiser avant de disparaître à nouveau. Je suis charmée par son manège audacieux.
Au moment où l'on s'apprête finalement à descendre, je l’aperçoit derrière nous, sur le canapé rond. Il me regarde avec malice, j'y décèle une invitation. Nous avons déjà amorcé notre départ, je m'en mord les doigts craignant l'occasion manquée alors je lui jette un dernier regard avant de descendre. La foule nous avale de nouveau et j'explique à mon mari que c'est trop bête, qu'il faudra y retourner, qu'on tient peut être une belle occasion pour s'amuser.
Nous remontons prendre place, mais il n'est plus là. J'espère qu'il va voir que nous sommes revenus, que nous allons pouvoir continuer notre jeu, quand finalement après quelques minutes, le voilà qui réapparaît parmi la foule. Nous n'avons pas remis nos masques et nos intentions se croisent et se recroisent au gré de ses déambulations. Un homme en chemise noire monte les escaliers et croise lui aussi mon regard en souriant. Je souris en réponse, par gêne et timidité et il contourne mon mari, se retrouve dans son dos mais face à moi. Il sourit toujours et me jette un regard plein d'espoir, murmure une demande claire bien qu'inaudible que je décline en tournant la tête et en cachant la gêne qui se lit sur mon visage dans l'épaule de mon mari. Je le regarde toujours comme pour dire que je suis désolée, mes yeux pétillent et sourient alors qu'il joint ses mains et m'adresse une supplique silencieuse, assorti d'un sourire charmeur. Je décline une nouvelle fois gentiment de la tête, le bas du visage toujours caché et il s'incline poliment, redescend l'escalier non sans me sourire et me regarder, déçu. Je chuchote à l'oreille de mon mari pour lui raconter, amusée.
Je me retourne ensuite pour voir l'homme à la veste rayée recommencer à monter les escaliers. Je le suis encore des yeux, mais cette fois je ne m'arrête pas là. Je lui attrape le bras par la manche de sa veste, lui adresse un sourire mutin et lui montre l'accoudoir du fauteuil qui porte les mêmes motifs que lui. Il s'y assoit avec assurance, la mine réjouie d'un spectateur privilégié et je lui fait comprendre avec espièglerie qu'il était fait pour lui. Nous sommes debout à quelques centimètres de lui, et nous reprenons nos caresses et nos balancements langoureux au rythme de la musique.
Ma main droite masse doucement le sexe de mon mari à l'intérieur de son pantalon tandis qu'il me taquine l'orée des fesses de ses doigts qui me connaissent si bien. Je lui mord les lèvres et jette des regards enivrés à notre ami, qui se rapproche de plus en plus. La tension monte alors que je sens sa main s'approcher de ma cuisse, explorer lentement la dentelle qui se cache sous le voile de ma jupe. La musique et les sensations interdites m’enivrent de plus belle. Je frissonne de désir lorsque je sens ses doigts se glisser sous les liens de mon porte jarretelles, fureter avec une extrême douceur sous le plis de ma fesse. Je voudrait que ce moment dure toujours et il prend son temps, me fait languir de ses charmes subtiles en m'effleurant sans jamais me toucher. Rusé, il se fait patiemment désirer.
Peu à peu, Je sens ses caresses devenirs plus franches, sa prise se raffermir, son audace franchir les frontières avant de finalement plonger ses doigts dans l'écrin chaud et humide de mon intimité. Je m'abandonne à leurs quatre mains que je ne distingue plus bien, les yeux fermés. Sourde à l’impudeur de nos sens et aveugle aux voyeurs qui nous entourent, je n'entends que les battements de mon cœur qui s'embrase au rythme de leurs parcours. Mon corps est une toile prenant vie sous leur pinceaux, l'errance de leurs doigts pareil à des fuseaux traçant les lignes d'un ruisseau. Leur bouche sur mes seins, à la merci de leurs desseins. Le tableau est diabolique, un triptyque Libertin.
D'autres personnes nous ont rejoint sur le palier, en retrait, debout ou assises sur le canapé rond. Elles nous regardent avec discrétion tandis que nous continuons notre exploration langoureuse. Mon dos se cambre sous les assauts de plus en plus invasifs de mon mari tandis que mon bas ventre se tend vers l'avant, comme attiré par un aimant. Je soupire en frissonnant et les regarde intensément, l'un après l’autre. Je pose ma main par dessus celle qui me caresse et de l'autre, j'enserre le cou de mon mari qui me dévore un sein. Sous le voile sombre de mes yeux clos, des images de Madone. Notre ami se joint au festin divin et je délace un peu plus le velours de mon corset pour mieux leur en délivrer l’accès. A nouveau, je voudrai que le temps s'arrête.
(suite en com)
Parvenu au plus près de lui, je voudrai sentir sa peau contre la mienne. Je commence à déboutonner sa chemise tandis qu'il cherche à m'embrasser. J'esquive à demi son baiser pour lui mordiller légèrement la lèvre avant de me pencher vers son torse fin désormais nu. Je fouisse mon nez dans la toison épaisse qui en orne le centre. C'est doux. Du bout de mes doigts fins, j'en parcours la ligne qui descend jusqu'à son bas ventre. Mes intentions sont claires, la tension dévorante.
Derrière moi mon mari se fait plus intense, ses longs doigts s'enfoncent de plus en plus loin en moi, à l'envers et à l'endroit, il sait à quel point j'aime ça. Mes cuisses n'en sont que plus trempées rien qu'à cette idée. Il sait ce qui attend notre ami, il connaît mon appétit, mon allant. Ce moment qu'il redoute autant qu'il attend.
Aux tourments de l'ordalie se mêlent la fascination. Le supplice d'un martyr avant son absolution. Ensorcelé, il ne peut quitter la violence de la vision, la beauté Dantesque de la transgression. Ce soir, les anges se mélangent aux démons.
Je veux savourer l'instant, alors mes lèvres s'attardent contre sa peau, sur sa poitrine, son ventre. Elles en goûtent le sel, en respirent le parfum, se font langue de velours sur lit de satin. Je le regarde, malicieuse, il me répond sur le même ton, le sourire de plus en plus dessiné, les canines qui dépassent parfois sur le coté.
Tandis que d'une main, je presse le renflement de son pantalon, de l'autre, j'en ouvre la serrure. J'entrevois enfin le fruit défendu, que je ne délivre pas tout à fait, comme un vilain secret. Je l'embrasse encore du bas ventre, jusqu'en haut de la cuisse, et laisse serpenter ma langue jusqu'à son pubis. D'une main, j'écarte un peu plus le tissu de l'interdit. Le bout de ma langue chemine dans la vallée avant de tracer une ligne jusqu'au sommet. Je le regarde quelques secondes, enfiévrée, constate son trouble avec félicité, puis souffle délicatement sur la ligne humidifiée. Il frissonne. J'y dépose un léger baiser.
Je continue lentement, enroulant ma langue de plus en plus, jouissant tour à tour de ce délice charnel mêlée aux flatteries aventureuses de mon mari. L'impatience vient bousculer ce qu'il me reste de vertu quand une dernière fois parvenu au sommet de son sexe, je referme le calice de ma bouche et l'enfonce lentement et difficilement tout au fond de ma gorge, éprouvant mes limites. Il l'a sent se contracter. Je reste ainsi quelques secondes, ressentant avec avidité son très long membre pulser, vibrer. Je remonte et redescend plusieurs fois, tout aussi lentement, laissant mes lèvres scellées, ma langue s'y enrouler. Je lève les yeux pour le contempler, pour l'écouter grogner, s'abandonner, captif offert à mes soins dépravés.
Délicatement il écarte une mèche de mes cheveux. Je l'embrasse encore tendrement, puis je le suce avec un appétit non feint, jouant avec la pression de mes lèvres, la chaleur humide de ma bouche. Ma langue danse et s'enroule autour de son sexe, que je serre au creux de ma main. Elle en effleure les atours au gré de mes vas et viens. Ma ferveur est accrue par la scène qui s'érige à mon esprit. Notre amant qui s'abandonne avec la malice d'un démon dans son fauteuil un peu surélevé, moi en créature gothique campée sur mes bottes, affairée, les bas baissés, poitrine et cuisses nues, le dos suavement cambré dans une révérence profane. Enfin mon beau et puissant prêtre que je sens derrière moi, qui me pénètre de ses mains, complète notre tableau divin. J'aimerai nous voir d'en bas. La traîne noire et vaporeuse de ma robe de mariée cascadant sur mes reins vient draper la scène de volupté, l'encadre dans un écrin de flash et de fumée. L'image est terriblement érotique, fantasmagorique.
Nous sommes hors du temps. Il me semble que nous venons de commencer et pourtant déjà une partie de la nuit s'est dérobée. J'ai très envie de continuer, mais pas ici. Je voudrai plus de libertés, de confort. Je me redresse alors, avec un sourire polisson. L'audace se lit dans mes yeux quand je les prends tous les deux par la main et les entraîne vers le chemin de notre perdition.
Pouah Seigneur, il fait pas froid.
Merci du voyage !
C'est marrant mais tu m'as fait vivre des situations que je me suis pré-imaginé pour notre première fois avec madame (les regards des habitués sur nous, un peu intimidé/décontenancé par leur audace, l'envie probable de remettre ça dans un contexte plus confortable, ou l'on prendrait nos aises et plus d'espace, etc).
une box sur tes tatouage ca serait cool! les visages sur ton dos et bras ont l'air dingos
C'est bon j'ai fini mes devoirs, je vais aller me baigner pour faire redescendre la température maintenant..
Lecture toujours forte agréable, je me languis de la suite...
On en veut plus ! Intéressant à lire. Je suis pas du tout dans ce délire libertin mais sympa la lecture.
Ce qui m'a le plus séduit c'est le côté safe place et la bienveillance obligatoire. Un endroit festif décoré avec goût, C'est une bulle bienvenue dans la course effrénée du quotidien. La soirée en amoureux où tu sais que tu as le droit de te laisser aller dans boîte/bar où tu te feras pas emmerder ou juger. Après ça dépend des clubs, mais je pense que c'est pas du tout l'idée qu'on se fait d'un tel lieu.
Ravie que ça vous plaise !
Je n'ai aucune connaissance dans de milieu et l'image que j'en ai me vend pas du rêve ( pas mal de vieux libidineux etc )après ça doit dépendre des clubs.
Ça dépend surtout des clubs et des jours. Ici c'est plutôt 30 40 la moyenne donc super chouette. Trop jeune j'aimerai pas et trop vieux c'est un peu glauque mais bon faut bien qu'ils vivent ahah j'ai aussi beaucoup lu sur les gens qui te suivent partout la bite à la main (zombite dans le milieux) bah j'en ai vu aucun pour l'instant.
Je reposte se que j'ai dis sur le c'estmonchoual, mais ... ça donne vraiment envie de mettre un pied (et plus si affinités) dans le milieu. Étant de nature très (trop !) respectueuse et tellement débridé de l'esprit. Mais étant homme célibataire, j'ai des doutes sur ma capacité à franchir le pas.
Y'en a plein des hommes seuls dans les clubs, c'est pas du tout incongru. Tu peux regarder les thèmes des soirées, parfois il y en a qui facilitent le contact. Et pas de pression à avoir, la plupart des gens y vont pour passer un bon moment, sans forcement monter du tout. Il faut voir la possibilité que ça aille plus loin comme un bonus mais pas comme le but de la soirée. Le respect c'est le mot d'ordre, les bons gérants rigolent pas du tout et ont l’œil. Et enfin je pense qu'en couple ou pas, le contact est pour tout le monde un peu gênant, c'est des regards, des coups d’œil, des sourires, on est tous dans le même bateau et on te jugera pas pour être un homme seul, c'est pas le lieu. Enfin toutes les soirées sont différentes, comme les clubs. Ça dépend des gens qui viennent aussi, de ce que tu recherches, c'est le hasard. Au pire tu auras satisfait ta curiosité ! Même entre potes ça doit être sympa je pense. J'ai du mal à sortir de chez moi tellement je suis réservée mais là-bas je peux me sentir moi !
Merci d'avoir finit de me convaincre avec ta dernière phrase.
Je cherche juste le respect et la découverte (éventuellement un cuni car j'aime trop ça). Au pire j'me fait virer et j'aurais vu ; au mieux je prend une carte d'abonné.
Affaire à suivre.
