(Le pere et le neveu.)
C’est la dernière photo de mon papa, il est avec mon neveu. Elle est coupée, je ne veux pas montrer son visage sur ce site de consanguin. Ni celui de mon neveu, vous aurez évidement compris pourquoi ! Trop peur que des pervers se fappent dessus.
Je remonte la pente doucement. La perte fut immense, j’en ai eu le vertige.
Aujourd’hui je regarde avec amour et bienveillance tout ces moments passés mais le vide n’est jamais loin.
J’aime dire de mon Babbu qui était pêcheur (patron pêcheur pas pêcheur devant l’éternel même si...) qu’il était comme la mer.
On ne demande pas à la mer de porter les bateaux mais pourtant elle le fait.
Mon papa malgré tout m’a toujours soutenu.
Malgré vents et marées, il m’a toujours tenu à flot. Et j’en ai fait des conneries.
Sur cette photo vous voyez ses mains ou du moins une de ses mains. Il me disait : « Pé (diminutif de Petru, Pierre en Corse), ma main elle pèse dans les 800 grammes. Si je t’en met une à 80 km/h, je t’arrache la tête. »
Alors il ne m’a jamais mis les gifles que je méritais. J'étais vraiment un petit connard. Il demandait à ma mère de le faire. Encore une charge mentale pour elle.
Demain on fera comme pratiquement tous les dimanches le repas de famille.
Mais la place en bout de table sera de nouveau vide.
Autour nous serons là. Personne ne prendra cette place.
A piazza di Babbu. Di me Babbu.
les claques de marins (qui manient les cordages) avec la peau dure et rêche comme du marbre tu perds 15 point de QI par tarte tellement ton cerveau fais des vagues
sinon
bah
euh
soutien
en me relisant je me rend compte à quel point ce texte est triste alors que ce n’était pas mon intention première.
Je me rends compte donc que le chemin est encore long. Extrement Long.
Que mon neveu ne connaisse mon père que par cette photo en fait me torture.
ca fait 5 ans, et meme dans une serie ou un film quand un gamin perds son pere ca me tue. si jamais je rentre le 16 juillet au village et apres je descend on se fait une journée migliacci et bord de mer ?
j’aimerais être seulement le quart de l’homme que mon papa était.
J’en serais déjà fier.
Pas besoin de malédiction, la mort arrive et fauche tout le monde.
Tu ne lui as rien refilé si ce n'est être ton père et il a du aimer ça.
Pace à lui.
Tout est absurde, et c'est peut-être ça qui rend le monde si beau.
j'ai du mal à voir ici dans l'absurdité la beaute du monde.
La culpabilité est telle l'aiguille acérée de l'exactitude, le temps donc, une constante.
Mais il est vrai que depuis j'ai parlé avec mon frère et qu'on a décidé que l'important c'était de transmettre au petit ce que notre pere nous a appris.
Cette photo me rend triste parce que je me rend compte que le petit je connaîtra jamais son grand-père mais je t'assure qu'on lui apprendra qui il était.
Je lui dois bien ça.
La vie de ton père a pris fin et c'est douloureux. Mais pas son existence. Il est toujours là dans l'héritage qu'il t'a légué : l'éducation qu'il t'a donnée, les valeurs qu'il t'a transmises, son amour. Il t'appartient donc de continuer à faire exister ton père en faisant fructifier et grandir cet héritage et en le transmettant.
Bise de soutien !