J'ai testé pour vous :

Se faire opérer.

Bonjour !

Vous le sachiez ou pas mais je vis dans un endroit qui n'est pas la France et niveau santé à moins d’être joueur, on évite ce qui ressemble des près ou de loin (et c’est souvent de très loin) à un hôpital ou une clinique.
Sauf si c’est une urgence et que le rapatriement est impossible.

N’étant pas dans ce cas, autrement dit : ça vaaaaa, ça peut attennnndre, j’ai donc attendu cet été et mon annuel passage en France pour aller faire un tour à l’hosto.

Je passe sur la prise de rdv et le fait de devoir tout caler en été au moment où tout le monde part en vacances, et nous voici arrivés au jour J.

De bonne heure et de bonne humeur me voici à l’accueil et je l’avoue tout se passe passe bien.

Je plaisante (un peu) avec l’infirmière (car elle est bonne) qui est bien cool et m’attribue, comble du grand luxe, une chambre pour moi tout seul !!

A peine arrivé dans ma suite présidentiel :
– « ils sont prêts, vous pouvez venir »
J’enfile donc leur pyjama/kimono et hop ! Direction ...pas le bloc opé.
Non, car en fait il y a quelqu’un qui passait avant, mais lui on y reviendra.
Je patiente alors (ahaha) allongé sur mon pseudo lit à roulette juste à côté du bloc, attentif à ce qui se passe.
Chose que j’ignorais mais tout l’étage est « super » froid car on ne peut pas opérer au dessus d’une certaine température.
N’ayant que ça à faire, je patiente en regardant le moniteur et ses bip bip auquel je suis raccordé.

1 heure.

1 heure durant laquelle le personnel décidément très sympa me demande à plusieurs reprises si je veux une autre couverture et si tout va bien
– T’inquiète chui un warrior !

Bon c’est pas tout ça mais on s’ennuie un peu.

Ca tombe car bien c’est mon tour, enfin non, c’est ce que je crois au moment ou l’infirmière responsable de je ne sais pas quoi m’invite gentiment à aller visiter les wc. Je lis dans son regard l’appréhension concernant la solidité des chiottes face au monstrueux gourdin anti-kaiju caché par la fine tunique que je porte à ce moment là.

Nan elle en a rien à foutre :pipi et go salle d’opé.

Non toujours pas, faux départ. Pour quelle raison ?
Vous vous souvenez du gars qui passait avant moi ? Ben il a à priori un peu de mal.
-« Ouvrez les yeux ! OUVREZ LES YEUX !! La chirurgie est finie ! » 4, 5 fois.
Bon il a l’air d’émerger et j’ai la « joie » de la voir passer devant moi. Le type et livide façon mutant dans « je suis une légende », il a pas l’air frais du tout mais personne ne semble inquiet donc on respire ça va bien se passer !

Cette fois ci c’est à moi !

Étant donné que depuis toute à l’heure j’étais stocké dans un petit couloir complètement blindé par tout un tas de bordel, je décide d’éviter à une infirmière l’épreuve de transbahuter le lit et moi dessus jusqu’au bloc.
J’arrive donc, marchant bravement, perf à la main jusqu’à la table où auront lieu les réjouissances.
Ca caille toujours (c’est là où on m’explique pourquoi), j’ai droit à une couverture chauffante et à une infirmière qui se mélange les pinceaux pour placer mon bras et la perf sans tout arracher.

Et c’est là où débute le jeu !

Le jeu du : c’est lequel le gaz qui va te faire partir ??
Challenge accepted !

Alors on commence par une perf supplémentaire (oui c’est pas un gaz) qui va faire je ne sais quoi.
Ok, ça passe, je suis toujours là.
– « Maintenant je vous pose ce masque, alors c’est pas ce qui va vous endormi, c’est de l’oxygène pur pour que tout soit bien oxygéné ! »
Mais dis donc, t’as fait logique LV1 toi on dirait.
Bref, ça me fait rien.
-« là c’est simplement pour vous éviter d’avoir un petit peu la nausée quand va vous endormir »
Ok, ah oui ça sent un peu biz....

Extinction des feux.

Je me réveille en face d’un papier peint pour enfant, stocké comme une vieille carcasse de bagnole à côtés d’un autre lit : c’est la « salle » de réveil ».Alors pourquoi le gars qui est passé avant moi, on a absolument tenu à le réveillé en salle d’op : no sé.

J’y reste 30 minutes, un djeun’s me dit : « il est 16 heures si ça vous intéresse »
AH !
Retour dans ma suite, j’attrape un bouquin que j’avais amené et j’attends que l’on vienne me chercher.
Entre temps une infirmière, mignonne black un peu bouboule se pointe, décidément je suis gâté, il s’est passé un quelque chose , vous m’avez prélevé un  truc??
Non elle est simplement là pour une injection qui évite je ne sais quoi. Injection qu’elle a bien du mal à effectuer.
-« Monsieur c’est tout tendu tout ça, faut vous détendre !! »
Ahaha petite impertinente !
Bon en fait je bosse un peu les jambes donc y a plus bcp de gras et effectivement c’est bien ferme.
Elle décide de prendre les choses bien main (je continue à être lourd ou ça suffit ?) et zou : piquouse, un ptit sourire et bye !

On vient me chercher et malgré le fait de m’être fait charcuter, je sors en marchant, un peu plié certes mais ça passe.
C’est à ce moment où je me dis que je dois me trimballer une dose de substances digne de calmer une meute ratels énervés.

Bien évidemment le lendemain me fera comprendre à quel point j’avais raison mais globalement très satisfait du taf ! Nos chirurgiennes (oui le staff était 100% femelle) ont du talent.

Ouala.

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kaal
kaal
1 sem

Dis-nous ! Combien de centimètres tu t'es fait enlever à ton gourdin inmanoeuvrable ?

Skynet
Skynet
1 sem

Tu viens profiter de nos hôpitaux avec ta CMU enculé. Blague à part la morphine c'est top

boulbi
boulbi
1 sem

Oui, j'en veux !!!

Fallalis
Fallalis
1 sem

Top, le mot est faible...

Atmoz
Atmoz
1 sem

Tiens, je me permets quelques commentaires, car il m'est arrivé bien plus d'une fois de passer sur le billard !
Que ce soit dans un état grave et critique avec pronostic vital engagé, ou pour des choses un peu plus futiles. Anesthésie locale et totales. Bref, j'suis pas un pro, mais il y a 2-3 trucs que j'ai appris (ça plus le fait de travailler dans un hôpital lol)

Commençons par le commencement. La température (et en vrai, le taux d'humidité aussi qui à son importance)
Les températures basses, c'est essentiellement pour le contrôle des infections. Un environnement relativement frais limite la prolifération microbienne et facilite le contrôle de la contamination.

Ca aide aussi au confort du personnel de salle d'op. Les opérations peuvent parfois durer de très nombreuses heures... les blouses, les masques, les gants, les lunettes, voir parfois les casques pourraient alors devenir difficile à porter. Sans oublier tout l'équipement médical, les machines, les lampes opératoires, ... tout ça pourrait très vite faire grimper la température ambiante, et c'est pour ça qu'elle est drastiquement contrôlée.

Alors attention... c'est pas non plus la pièce où on balance la clim à fond. Température, taux d'humidité, flux d'air, renouvellement d'air spécifiques, filtration, pression contrôlée, ... le cahier des charges et la mise en place d'une salle d'opérations, c'est un vrai casse tête dans un hôpital ! D'ailleurs en général, la température est adapter au type d'interventions et aux besoins du patient.

Ce qui est assez paradoxal d'ailleurs, c'est que pendant ce temps là, le patient à froid, est dans une pièce relativement froide, et voir sa température diminuer à cause de l'anesthésie qui diminue la capacité du corps à réguler sa température. D'où l'utilisation, même en salle d'opération, de couvertures chauffantes pour le patient. Un hypothermie peropératoire pourrait favoriser des troubles de la coagulation et ralentir la récupération.

Bref petit passage sur l'humidité... elle est relativement située autour de 30 à 60% avec des valeurs précise qui varient selon les normes et le type de salle. C'est surtout prévu pour limiter les microorganismes, car l'humidité élevée favorise la croissance de moisissures par exemple, surtout dans les ventilations.
C'est aussi pour éviter la condensation sur certaines surfaces ou équipement, ce qui serait très problématique pour du matériel stérile.
Et surtout... c'est pour éviter l'électricité statique. Certains gaz anesthésiants sont inflammables et peuvent déclencher des incendies. (là où je taf, c'est arrivé une fois. C'est bien géré en général, mais les champs opératoires se sont enflammés et le patient à subi quelques légères brulures superficielles ainsi que quelques membres du personnel. Mais ça aurait pu être bien plus grave.)

Je vais passer sur le temps d'attente, car c'est très aléatoire, mais csb on, pour une colonoscopie (tracassez vous pas, le plus difficile, c'est la préparation avant l'examen !), j'attendais dans ma chambre, on est venu me chercher pour aller en "salle d'attente" pour la salle d'op. Là on te pose des questions pour vérifier ton identité, on commence à t'installer les capteurs au cas ou, on te met la perf, et t'es censé partir en salle d'op. Sauf qu'après tout ça, on m'a ramené dans ma chambre pour encore une bonne heure d'attente avant de finalement repartir en salle d'op. Mais bon, en général, sauf en cas de pépins, ça tourne plutôt bien (parfois les chirs doivent louer la salle d'op et le personnel d'un hôpital, donc autant dire que c'est pas dans leur intérêt de trop trainer !)

Le réveil... c'est tout à fait normal qu'on réveil les gens en salle d'opération une première fois. Le patient s'en souvient rarement d'ailleurs. Une fois que le chirurgien à terminé, que l'anesthésiste commence à réduire et arrêter les produits anesthésiants, l'équipe procède au réveil initial dans le bloc. Le patient commence progressivement à reprendre connaissance. Si une intubation a été effectuée, c'est à se moment là que le tube est retiré, et qu'on vérifie si le patient respire correctement. Ce n'est qu'après cet épisode que le patient est transféré en salle de réveil, encore grogi, souvent très somnolent, désorienté ou à moitié conscient (et en général, il a faim et demande l'heure lol !)
Les anesthésiants provoquent une perte de conscience, mais aussi une forte perturbation de la formation des souvenirs. %Il n'est pas rare d'avoir des moments pendant lesquels on ouvre les yeux, on répond à des questions, on a quelques échanges avec le personnel présent, mais le cerveau à ce moment là du réveil, est totalement incapable d'enregistrer ces évènements.

Et c'est dans la salle de réveil que le patient reprend progressivement ses esprits, pendant que le personnel surveille en continu sa respiration, son oxygénation, sa tension, son rythme cardiaque, et éventuellement les douleurs et la nausées.

Concernant l'anesthésie et le gaz... en général, les adultes, c'est par injection. Le gaz est souvent réservé aux enfants.
Et bien entendu, il existe différents protocoles d'anesthésies prévus pour tout un tas de situations. De l'opération et sa durée, en passant par les besoins de "déconnexion" (douleurs, conscience, ...) et ça dépend aussi du poids, de l'état de santé, de la prise de médicaments, la profondeur d'anesthésie recherchée, les mouvements et réactions du patient, ...

--
fun fact... j'en ferais une box un jour, mais après un accident de voiture une arrivé aux urgences dans un état critique et une hémorragie internet (vessie déchirée) je me suis retrouvé, après toute une batterie d'examens en salle d'opération.
1. Pas à jeun, une fois les perfs placées, j'ai vomi dans la salle d'op. Je me suis excusé, le personnel m'a dit que c'était pas grave (ouf !)
2. J'ai entendu tout le début de mon anesthésie. Et ça, c'est un truc relativement flippant. Mon entourage ne me croyait pas trop, mais les détails que j'ai donné sur ce que j'avais entendu ont été confirmés par les chirurgiens présents. Je me souviens avoir essayé de parler, de bouger un doigt ou d'ouvrir les yeux, impossible ! Mais mon esprit était encore "alerte". Ca n'a pas durée très longtemps, mais maintenant, je préviens dés que je dois me faire anesthésier !

On m'a expliqué par la suite qu'en cas d'accident comme ça, comme t'arrives pas vraiment conscient, qu'ils ne savent pas si tu as mangés, bu, pris des médocs, des drogues, ... le début de l'anesthésie est relativement léger. C'est rare apparemment, mais il arrive que des patients entendent le début de ce qui leur arrive avant d'être "déconnecté", certainement avec l'augmentation ou la durée des produits.
--

Ah, et concernant ton injection (normalement ventre ou cuisse) post opératoire, c'est certainement un anticoagulant pour éviter les phlébites. J'y ai eu droit tous les jours, pendant mes plus ou moins 30 jours immobilisé sur le dos sur un lit d'hôpital ! Le but (souvent c'est de l'héparine) est de réduire la capacité du sang à former un caillot pendant une période ou plusieurs facteurs vont favoriser une thrombose veineuse comme de longues immobilisation, une intervention chirurgicale qui peut activer le système de coagulation ou la diminution de la circulation veineuse dans les jambes suite à une position couchée de longue durée.

Voilà voilà... désolay du pavay !
J'avais entamé un passage sur mon expérience perso (plus en détail mdr) mais j'crois que j'suis déjà assez long pour le coup !

Stooff
Stooff
1 sem

« Quelques commentaires » lol g/palu

Martos
Martos
1 sem

G tout lu, c'est passionnant et je me retrouve un peu, j'ai eu 2 anesthésies générales, et différentes opérations / prises en charges aux urgences, c'est très parlant tout ce que tu dis <3

Oldfagkfh
Oldfagkfh
1 sem

T'as été opéré de qu'on sans indiscrétion ?

Mengsk
Mengsk
1 sem

C'est..complètement indiscret ! Bon du coup, opéré de quoi ??? Je veux savoir moi aussi !

Fallalis
Fallalis
1 sem

"Monstrueux gourdin anti-kaiju"..
Tu m'as tué ^^
Ça c'est une bonne cool story.

MuruKai
MuruKai
1 sem

Tout ça sans nous dire ce que tu as eu

javi
javi
1 sem

Il a sûrement honte d'avouer avoir fait une vasectomie en anesthésie générale

TcheuckMaurice

C'est pas boulbi que tu devrais t'appeler, c'est Bérurier

Fallalis
Fallalis
1 sem

Je plussoie.

sidou
sidou
1 sem

quelle phrose, effectivement un peu à la san antonio

coalgan
coalgan
1 sem

mais quel fdp celui la, il cote pas en france et viens ce faire soigner avec nos impots...
AU BUCHER !!

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