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Moi, 13 ans, le mensonge et la clinique

Je vais vous raconter une histoire qui me tient particulièrement à cœur, que je pensais avoir déjà raconté ici mais visiblement non.

Nous sommes en 2009, et j’ai 13 ans. Je ne suis à l’époque qu’un collégien innocent sans aucun sens des responsabilités et le mot conséquence ne fait rien raisonner dans mon esprit juvénile. Nous sommes un jeudi et merde, j’ai pas du tout envie d’aller en cours.

C’est ainsi que tout commence. Cette simple flemme d’aller au collège, grandissante au fil des minutes qui suivent mon reveil, me pousse donc à simuler un mal de ventre à mes parent. Un mal de ventre c’est efficace et difficilement vérifiable. Ainsi donc, je vais voir mes parents, souffrant et plié en deux afin d’insérer dans leur tête l’idée que je suis bel et bien malade. Ma mère, protectrice, m’invite à rester à la maison pour la journée. Mon pere, qui a le nez fin, accepte que je reste mais m’emmènera chez le médecin dans la matinée.

Tout content, je me retire dans ma chambre jusqu’à ma visite chez le docteur.

Arrivé chez le médecin, je simule au maximum. Ce type a quand même un doctorat, tandis que moi je n’ai même pas le brevet. Qu’à cela ne tienne, je sors mon plus grand jeu d’acteur. Il me stimule à plusieurs endroit du ventre, et me demande si j’ai mal. Je me tord de douleur et lui affirmant que oui, alors que je ne ressens rien du tout. Rassurant, il nous explique que ce ne doit pas être grand chose, mais il m’envoie quand même chez un spécialiste de la clinique demain.

Je me rempli de joie, car cela signifie que je n’irai pas en cours demain non plus, et comme c’est vendredi je pars sur un week-end de quatre jours !

Malheureux ! Je ne me doutais pas de ce qui allait m’arriver à ce moment, car j’étais bien trop ravi à l’idée de rester chez moi à ne rien, mais vraiment rien, foutre.

Le lendemain, nous nous rendons donc chez le spécialiste avec mon père. Encore une fois, je me retrouve face à un gonz qui a un doctorat, donc c’est pas le moment de flancher et je sors les violons. Ce jour là, j’étais à l’agonie, je suppliais les cieux d’abréger mes souffrances. Il me fait m’allonger sur le lit de malade pour m’ausculter, pose sa main sur un endroit précis du ventre et me demande si j’ai mal, ce que je répond par l’affirmative.

C’est donc en 5 secondes d’auscultation que ce « « « « « spécialiste » » » » » me déclare que j’ai l’appendicite et que je dois rentrer à l’hôpital le soir même.

Alors à ce moment précis, je me retrouve face à un choix cornélien. Avouer à mes parents que je n’ai pas l’appendicite, me faire (à juste titre) déchirer la gueule mais échapper à l’opération. Ou bien éviter la confrontation tant redoutée avec les parents mais passer sur le billard.

J’aime à penser que je suis un homme de conviction, et que je vais toujours au bout des choses. La vérité c’est que j’ai très peur du conflit.

C’est donc comme ça, qu’à 13 ans, je me suis fait opérer de l’appendicite alors que je n’avais strictement rien, pour louper une journée de cours.

Conclusion de cette histoire, si vous êtes chirurgien, faites gaffe. Si vous avez 13 ans et que vous voulez ne voulez pas aller en cours, allez y, car ça peut déraper très rapidement.
Bons Plans
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iGod
op
Ps : je l’ai pas préciser mais je ne l’ai avoué à mes parents qu’il n’y a que deux semaines. Soit 10 ans après.

Leur regard était un mélange d’admiration et de déception
@iGod: Le doute entre « Notre fils a une volonté de fer et des ballz en titane » et « Putain mais je l’ai fini à la pisse ce gamin... »
J'imagine la tête des chirurgiens qui te retirent l'appendice et qui voient bien qu'il n'est pas gonflé, mais que toi, tu l'étais sacrément.
@PsychoBear: "quelle petite tapette"
Avant une chirurgie de l'appendicite tu fais une prise de sang pour vérifier les marqueurs de l'inflammation, et parfois une échographie. Parce qu'opérer sous les dire d'un gamin de 13ans c'est chaud.
Donc :
1. Les médecins sont vraiment des gros débiles et il y a réellement un soucis
2. Tu bluffes

@kodi: ça c'est maintenant, il y a 10 ans ça se faisait pas
@Cochise31: je demande la photo de la cicatrice avec un time stamp
iGod
op
@kodi: très peu visible, en fait j’ai trois petit point car il m’ont expliqué avoir retiré l’appendice en soulevant la peau avec un gaz
@iGod: n'essaye pas de fuire petite coquine !
@Cochise31: avant il te collait un doigt dans le cul
@Cochise31: j'ai été opéré il y a 8 ans avec écho et prise de sang ...
Le top pour un anesthésiste est de regarder droit dans les yeux le patient qui va s'endormir en lui disant :
"Alors! Toujours d'accord pour le changement de sexe ?".

Voir le patient s'endormir tout en luttant de toutes ses forces doit être priceless....
Moi je râtais mon bus
@Ixef: Pareil. La première fois c'est excitant, après ça devient la routine.
On fait décidément partit du même genre de personnes qui aiment vivre dangereusement.
@UnderTrigger: je me revois à 16 ans avec ma roulée, l'air nonchalant, regarder avec indifférence mon bus qui s'en vas sans moi.
@Ixef: J'allais même pas jusque là puisque mes parents étaient déjà partit bosser à cette heure là.
T'as oublié le passage sur le doigt dans le cul
@Divico: C'est parce que c'est un bon souvenir.
Du coup c'est la culpabilité de ta bêtise qui t'empêche de nous deban de ton groupe aussi utile que ton appendice ?
Mais le chirurgien a pas été faire un petit rapport des familles derrière ?
Parce que quand t'as l'appendicite, en général, c'est pas un merdier rachitique habituel, c'est plutôt une grosse chipo remplie de trucs louches qu'il enlève.
iGod
op
@Daboulganiech: aucune idée, mais une chose est sûr c’est que depuis 10 ans mes parents n’ont jamais lu ce rapport
@iGod: Du coup tu sais pas non plus que le chir a rien enlevé du tout et qu'il a refermé direct.
@Daboulganiech: CA ça serait priceless
iGod
op
@Daboulganiech: putain j’y avais jamais pensé
@iGod: Si ça se trouve t'avais vraiment l'appendicite ou genre un début hahaha
Moi il ont bien faillit me l'enlever à 10 ans jusqu'à ce qu'ils pensent à retourner la feuille d'analyse qui indiquait une mononucléose et non une appendicite.

Non seulement je me suis pris un doigt dans le cul surprise pour rien, mais ma mère m'a quand même foutue à l'école au bout de 2 jours avec la complicité de la maîtresse.
@Misery: Faut bien commencé un jour ;), considére ça comme une initiation, maintenant ça doit te laisser le sourire quand tu repenses à ce tout petit doigts...
@Misery: Une mononucléose à 10 ans ? Et ben t'as pas trainé pour laisser trainer ta bouche de partout !
@BarbaraGourde: Ahah j'ai eu un amoureux de mes 2 ans et demi à mes 12 ans puis de mes 13 ans à aujourd'hui !
Au moins c'est fait et t'as gratté plus que 2 jours.
ah ah putain, priceless ton histoire ! bon au moins t'es en accord avec ta conscience
Et moi c'était vrai, j'ai chopé ce mal de bide alors que je venais d'arriver en classe verte avec ma classe. J'étais en CM2. Ce moment de solitude quand ma mère est venu me récupérer et que j'ai traversé le couloir devant tous mes camarades.
@Godela: T'as dû avoir grave le seum quand tes camarades sont rentrés du voyage en racontant toutes leurs anecdotes, force à toi.
En vrai tu as le syndrome de Münchhausen
Je te pensais plus vieux !

GG sinon
Au moins tu souffriras pas comme moi en faisant une péritonite aigüe (le stade ultime de l'appendicite) !
J'peux te dire que ça fait super mal et en plus, dixit le chirurgien : "2 jours de plus et tu étais mort" youpi youpi !
Tu viens de devenir mon choual préféré
Et il ne t'es pas venu à l'esprit de dire au spécialiste le lendemain que tu te sentais mieux? Y'a pas de doute le regard de tes parents n'était pas de l'admiration...
Putain d'amateur.
Je l'ai fait un paquet de fois le coup du mal de ventre avec ma mère qui menaçait de me ramener à l'école si le médecin ne trouvait rien.
Faut savoir que les médecins na te laisse repartir que très rarement sans rien te prescrire.
Si t'en fait pas des caisses, il te file du spasfon en disant à ta maman de te garder au chaud quelques jours.
Heureusement que t'as pas dis que tu avais mal aux couilles.
Alors que moi, le jour où j'ai eu l'appendicite, mes parents m'ont, pour la première fois de ma vie, emmené au collège.

On nés pas tous égaux.
Oh mon dieu mec j'ai rarement autant tapé une barre devant une histoire comme ça. Le gars qui est prêt à aller jusqu'à taper un gros combo opération + anesthésie générale + cicatrice au bide juste pour pas avouer à ses parents que, comme 90% des gamins de collège, t'as tenté un bluff pour esquiver les cours, c'est plus seulement une paire de couilles en acier à ce niveau là, c'est carrément de la folie suicidaire... t'es un génie bordel. Un génie.
T'aurais mérité qu'ils te coupent la bite suite à une erreur médicale, ça t'aurait servi de leçon
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