Les lambeaux du temps dans ses pensées,
Un rideau blanchâtre devant les yeux,
Des images déliées mais assemblées,
Un regret perdu et malheureux.
Les regards vides, éteins, humides,
Une vision aveugle, vidée, teintée,
De haine, envers tous, trop avides,
Cette vague de râles bientôt terminée.
Encore trop tôt pour se décider,
Le corps lâchant et les os craquants,
A tord torturé par sa volonté,
Une mort déchirant les flots du temps.
Les idées englouties et confuses,
Des pertes, rapides, et moi ?
Et ce mal, jusqu'alors indolore,
Il essaie, je ne sais plus, survivre,
Elle passe, et il pense, est-ce une muse ?
Céleste et entourée d'une aura,
Tenter en vain de paraître fort,
Il se jure de ne plus être ivre.