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Confessions Infirmes : Amputation

Salutations !

Si je vous écris aujourd'hui c'est car je procède depuis plusieurs jours à une ablation d'une partie importante de mon « corps d'écrivain » : je me débarrasse de mon éditeur–parasite, Celui-là même qui gangrène mon ouvrage sous les atours d'une personne vraie et humaine, et qui est en réalité rien de plus qu'une tique, au mieux amatrice à défaut d'être professionnelle, au pire lucide voleuse.

Ah oui, le titre… oui c'est racoleur, mais c'est le monde moderne, que voulez-vous ma bonne dame…

Cela n'en demeure pas moins un tournant extrêmement important dans ma vie d'écrivain. Auteur hybride puisque d'un côté, j'édite en indépendant mon roman fantastique, et de l'autre, je suis (ou plutôt j'étais) édité par une maison d'édition, la double casquette m'a permis de cumuler des expériences, tantôt bonnes, tantôt mauvaises. Vous vous doutez que si j'en viens à parler d'amputation, c'est que les choses n'ont pas tourné (contrairement à mon fauteuil qui lui prend correctement les virages !) comme je le souhaitais.

Mais vraiment pas du tout.

G, directeur de Grrr...art Editions, est au premier abord une personne sympathique, avec une bonhomie légère qui appelle à la confiance. Le tutoiement est de rigueur, car les auteurs sous son aile forment une grande famille ! Mais cette familiarité a le double tranchant de verser très rapidement dans une permissivité professionnelle et des facilités de langage que je n'ai pas su voir, du fait de mon inexpérience et peut-être aussi d'une certaine naïveté.

Loin de moi l'idée de faire un procès à ce monsieur, mais puisqu'il a littéralement essayé de me baiser, je vais simplement relater des choses tout à fait véridique. Libre à chacun ensuite d'en faire ce qui lui plaira.

Cela fait quelques mois, plus exactement depuis que j'ai rencontré G en chair et en os à l'occasion du salon Autonomic de Toulouse fin mars 2019, que germe en moi l'idée de me défaire de mon éditeur. Et ce pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, j'ai pu assister à l'occasion de ce salon à un comportement tout bonnement honteux de la part de G. Si quiconque passait devant notre stand en s'arrêtant quelque minutes mais en repartant les mains vides, il y avait au minimum une critique acerbe qui fusait de la bouche de mon éditeur, et au maximum, des remarques d'une tristesse sans nom…

Exemple : une dame se penche sur les livres et regarde les couvertures de très près, avec minutie, pendant de longues minutes, pour finalement reprendre sa route. G ne peut se retenir et se fend d'un « la prochaine fois il faudra acheter plutôt que de regarder à la loupe ». La dame se retourne et revient, pour lui expliquer qu'elle est très malvoyante et qu'elle est obligée de faire ainsi pour observer les couvertures ou lire les synopsis. G ne répond rien car il sait qu'il a merdé, et moi, de l'autre côté du stand, je suis mortifié par la honte d'être associé à ce pauvre type. Bref, c'est un grossier personnage qui cache sa vénalité derrière une sympathie qui n'est que de façade, façade qui s'effondre toujours avec la plus grande vulgarité.

On pourrait se dire que cette saynète n'est arrivée qu'une fois, mais hélas c'était régulier.

C'est dans ces conditions que je suis amené à lui parler de la remise d'une reddition des comptes. Qu'est-ce que c'est ? La reddition des comptes est un document que doit fournir, chaque année, un éditeur à son auteur, et qui fait un état des lieux de l'ouvrage qu'il exploite. Imprimés, vendus, détériorés, stockés, envoyés à des services de presse, tout doit être scrupuleusement détaillé dans ce document afin que l'auteur puisse voir avec la plus grande transparence la vie de son livre. Cela lui permet également de bénéficier de ses droits d'auteur avec la plus grande précision.

Aparté : je n'ai pas du tout été motivé par l'argent, car cet aspect avait été réglé par un accord commun équitable pour les deux parties. Ce que je désirais, c'était obtenir ce que le contrat d'édition signé par nous deux m'accordait, à savoir cette fameuse transparence.

Je lui fais oralement cette demande du document de reddition des comptes, qu'il refuse avec légèreté en invoquant « de la paperasse inutile ». Inexpérimenté et naïf, je n'insiste pas.

Mais le temps passe, et je trouve de plus en plus que des choses clochent. Aucune communication n'est faite nulle part sur mon bouquin, si ce n'est dans son propre magazine (par l'intermédiaire de la publication de quelques confessions, sur laquelle je ne touche rien bien évidemment…), lorsque je demande des informations, j'ai rarement des réponses claires, tout est vague, tout est flou, tout respire l'amateurisme ou le charlatanisme. Je finis par demander des documents officiels, invoquant des articles de loi très clairs.

Tout ce que je récolte n'est qu'insultes et renvoi dans les cordes.

Je finis, conseillé par une personne finalisant son Master d'édition, par contacter la société des gens de lettres, association visant à protéger les auteurs en leur fournissant, entre autres, un service juridique très compétent.

Nous sommes fin août et tandis que j'explique la situation à une juriste de la SGDL, j'appelle directement sur son portable G pour lui proposer une rupture de contrat à l'amiable. Après tout, puisque rien ne se passe comme il se doit, c'est sûrement la meilleure chose. Étonnamment, il accepte en 20 secondes.

Je suis très heureux de cette décision car je récupère les droits d'exploitation des confessions, car je pense, tout comme de nombreuses personnes autour de moi, qu'il y a un potentiel qui n'a pas été exploité jusqu'alors. Mais dans la rupture de contrat, G propose de me revendre le stock de 300 exemplaires qu'il reste, au prix unitaire de 9€. Quelle arnaque… pour un livre deux fois plus épais avec un minimum de qualité de papier, le prix unitaire est bien moins élevé, même en imprimant de faibles quantités. Merci Sil'Dra !

Très bien, tu veux me baiser, dans un formidable baroud d'honneur d'éditeur parasite, ainsi soit-il. Non seulement c'est un prix très excessif, mais en plus de cela rien ne oblige à accepter. Et en l'occurrence, sortir de 2700 € comme ça, ce n'est pas possible pour moi. D'autant plus pour un produit qui a été mal « maquetté » (coquilles, manque de correction, aucune mise en page spécifique ou architecture thématique...). Je préfère encore retravailler moi-même la maquette et éditer moi-même les confessions, voir les proposer à un autre éditeur.

Selon la juriste qui me conseille, il n'a que deux choix : soit il accepte de faire don des stocks à une association que je choisis, soit il détruit purement et simplement les livres restant, avec certificat de destruction à l'appui. Aussi, il ne peut plus exploiter mon livre, donc ne peut plus les vendre. Il doit retirer l'ouvrage de son catalogue. Cela fait une semaine qu'il m'a envoyé par e-mail une rupture de contrat valide, et pourtant, il n'a pas procédé aux conséquences de cette rupture.

J'ai envoyé ce dernier ultimatum il y a une heure, ainsi qu'à la juriste. Pour vous dire, pour un auteur, être épaulé par la SGDL, c'est un peu comme être défendu dans un procès par Dupond-Moretti, Grosso modo.

Tous les éditeurs ne sont pas des parasites, certains font bien leur travail. Mais comme la très grande majorité des auteurs ne connaissent pas leurs droits, ce qui était mon cas, il est très facile de se faire manipuler. À chacun de savoir bien s''entourer et s'informer.

Heureusement pour moi, j'ai quelques amis, dont Poulop, qui m'ont bien aidé…
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Putaclic j'ai pas lu
Seoseo
op
@ico_: c pa grav g ekri kan mme
@ico_: Il s'est fait baisé
@patate: et sans lubrifiant
"mais puisqu'il a littéralement essayé de me baiser"
Soit il y a un truc que tu ne nous dis pas, soit c'est une mauvaise utilisation du mot "litteral" mon bon monsieur!
Seoseo
op
@aedemiel: oh god, qu'ai-je dit...
Tu ne risques pas d'avoir des problèmes si tu mets ça sur la place publique avec son vrai nom/prénom ?
@Sparthenos: J'allais dire la même chose. Monsieur G c'est plus sûr sans que ça change quoi que ce soit pour 99,999% des lecteurs (et le putaclic c'est caca aussi).
@Seoseo: Au début je croyais que Grrr...Art c'était une sorte d'ellipse mais non en fait, deux clics plus tard je trouve le nom du gars sur la page contact du site web.
C'est juste pour te dire qu'à mon avis, le simple fait de l'évoquer par sa fonction et sa boîte même sans le nommer explicitement, ça doit pas changer grand chose ;)
Courage, je retourne lire le pavé, car non, j'ai pas eu le courage de tout lire au premier ras bord.
J'ai pas lu, trop long, pas de TL;DR:
@Hqro: Le texte a été amputé de son TL;DR
C'est luisur la photo?
Pas le mec assis, l'autre
Mais du coup si il ne vendait pas ton bouquin, n'en faisais pas la promo ni rien, il te baisait comment ? (A part sur le prix de revente je veux dire).
Ou plutôt comment se faisait-il de l'argent sur ton dos?
Seoseo
op
@bobbylamousse: Parce qu'il n'a pas fait son travail d'éditeur, à savoir, communiquer, promouvoir… même la maquette, un gamin de huit ans aurait fait mieux !

Je sais pas si tu te souviens, mais certains chouals avaient acheté mon livre, et ça se passait pas très bien : l'un a reçu deux exemplaires au lieu d'un seul, l'autre a reçu un exemplaire d'un autre livre à la place…

Et puis la communication, la communication… c'est principalement ça qui m'a énervé, c'est qu'il n'y avait aucun suivi et aucune communication.

Alors si tu cumules tout…

Je fais pas ça pour l'argent, mais quand tu sais qu'un auteur gagne environ 10 % hors-taxes sur le prix de vente d'un livre, justement parce que l'éditeur prend une bonne part, quitte à ce qu'il prenne sa part, autant qu'il fasse sa part du travail aussi.
@Seoseo: c'est bien vrai. Nous vivons dans un monde de fdp, il faut les détecter et les éviter. Le côté positif c'est que tu es maintenant bien épaulé.
@Seoseo: ah ok c'était un énorme tocard amateur quoi. Je comprenais pas trop le côté arnaque désolé !
Chez certains petits auteurs, la simple prononciation du mot "éditeur" sonne comme une grossièreté. Bienvenue dans ce club très sélect !
T'as bien eu raison sur ce coup là, ggwp a toi !
le TL DR ?
Bah du coup gpalu
A Voir
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