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Péripéties d'un carabin à l’hôpital 39

INTRODUCTION : Service de Pneumologie, troisième semaine de stage, 1ère semaine dans ma nouvelle unité, jour de la visite professorale.

ACTE 1 : Tout le gratin de l'unité est présent, les blouses valsent dans les étroits couloirs et l...
Tiens justement en parlant de blouse, j'ai pour habitude de la garder ouverte et de la fermer au contact du patient. Ça n'est pas par désir de me démarquer ou de faire le malin, c'est juste que depuis ma tendre enfance j'ai toujours trop chaud.

Bref revenons à nos moutons.

Alors que le chef expose les problèmes au grand chef (la hiérarchie hospitalière ♥), la patronne des infirmières aussi appelée cadre de santé, vient à mon contact et s'exclame de manière très agressive les yeux incandescents : "Tu fermes ta blouse".
Je suis piqué au vif par cette attitude mais ne relève pas étant entouré de mes supérieurs hiérarchiques.
Quelques chambres plus loin c'est à mon tour de parler d'un de mes malades, et en plein exposé ma nouvelle amie me coupe la parole brusquement en me disant : "Arrête de hurler."
Agacé et surpris je pivote la tête vers mon interne et lui demande : "Est-ce que je hurle ?"
Réponse négative de l'intéressé et reprise de ma présentation.

ACTE 2 : Le lendemain, je check des biologies dans le couloir, blouse ouverte, et la cadre vient à mon encontre comme une furie :
- "Tu fermes ta blouse, je te l'ai déjà dit hier."

Bon. Là concrètement ma patience a atteint ses limites. Quand on me demandait de fermer ma blouse dans les autres services (un interne, un chef ou même une cadre, là n'est pas la question), je le faisais parce que c'était dit de manière cordiale. S'en suit ce dialogue :

- Moi : "Je suis plus à l'aise pour travailler comme ça et j'ai vu beaucoup de médecins dans le même cas."
- Elle : "Tu n'es qu'un étudiant tu fais ce que je te dis."
- Moi : "Sauf votre respect Madame vous ne faites pas partie de mon arbre hiérarchique, vous n'avez pas d'ordre à me donner."
- Elle : "Tu veux que j'en parle à la chef de service ?"
- Moi : "Si vous voulez."
- Elle : "Donne moi ton nom."
- Moi : "Alors voici mon nom, mon prénom, mon année d'études, et l'unité où je travaille."

Suite à ce délicieux échange, elle part en trombe à l'étage supérieur pour parler à la responsable suprême...qui est absente, j'apprends plus tard que je suis convoqué la semaine suivante. J'attends ma pause déjeuner pour aller prendre rendez-vous également.

La suite en commentaire.
Péripéties d'un carabin à l’hôpital 39
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ACTE 3 : L'après-midi même elle revient me voir alors que je travaille dans mon local avec un co-externe. Le sourire mauvais et l’œil brillant, elle est fière de me dire qu'elle connait ma mère, sa profession et son lieu d'exercice. Je vois clairement qu'elle essaye de me déstabiliser et je ne bouge pas d'un cil.
Elle revient sur l'incident du matin et réécrit l'histoire, j'ai été agressif, méprisant, je suis allé trop loin blablabla. Elle déclare aigrie "tout le monde n'a pas eu la chance de réussir Médecine" et essaye de me faire peur en rappelant que je suis convoqué dans quelques jours.
Seulement elle devient blême quand je lui explique que j'ai également pris rendez-vous, et tente de me dissuader. Voyant que ça ne marche pas, elle sort son dernier atout, le regard cruel :
- "Tu sais je connais bien ta mère et ton père."

Sauf que mon père est décédé.

Furieux, je parviens à conserver mon calme et lui répond :
-"Je ne vous permets pas de parler de ma vie privée, encore moins devant un de mes collègues."
Sur ce, elle quitte les lieux, et je débriefe avec mon co-externe, effaré de ce qu'il a entendu. Alors qu'il parle je ne l'écoute déjà plus, envahi d'une rage sans nom, elle a osé m'attaquer là où ça fait le plus mal.
Je décide de sortir du bâtiment pour appeler ma mère et aller à la pêche aux infos. Elle me confirme qu'elle connait la cadre, qu'elle a connu mon père et sait pertinemment qu'il est décédé.

"Tu sais je connais bien ta mère et ton père." La phrase est au présent.

ACTE 4 : Ça y est, c'est le jour de ma convocation. J'attends devant le bureau de la chef de service, prêt à en découdre. Au bout de 5 minutes elle arrive, la cadre de santé sur ses talons... Le début d'entretien est laborieux, elle me coupe la parole tout le temps, semble énervée, m'explique qu'elle "a peur" du pouvoir infirmier et que même elle doit faire attention. Petit plus, la cadre de santé lui a envoyé des mails le week-end pour lui donner sa version des faits, je pars ainsi avec un train de retard. Cependant tout change quand je lui parle de l'évocation de mon père, et à ce moment précis elle m'écoute religieusement.
A la fin de mon récit, elle me dit que la Doyenne et le Vice-Doyen de la fac sont au courant, et me demandent de m'excuser. Ce que je refuse. Sa réponse ?
- "Alors tu vas au devant des emmerdes."

Je sors de l’hôpital et appelle une connaissance faisant parti du conseil d'administration pour être conseillé :
- "A l’hôpital il y a trois pouvoirs : infirmier, médical et administratif. Le pouvoir médical s'est considérablement affaibli ces dernières décennies contrairement au pouvoir infirmier, et l'administration se régale de ce conflit qui est tout à son avantage. Les médecins prennent des pincettes dès qu'il y a un conflit avec les infirmières, et les chefs de service refusent de se mouiller dorénavant. Je te conseille de t'excuser pour la blouse MAIS en retour elle doit s'excuser pour ton père. Tu es gagnant dans l'histoire, je peux te garantir que ça va lui coûter de reconnaître ses torts."
Souriant et confiant je rentre chez moi.

ACTE 5 : Le lendemain je vais voir la chef de service et lui expose mes conditions :
- "J'accepte de m'excuser pour la blouse si elle s'excuse pour mon père et je tiens à ce que vous soyez présente à ce moment là, parce que je n'ai aucune confiance en Mme X."
Agacée elle acquiesce.

Alors que j'attends l'ascenseur, un homme marche vers moi et me demande l'air soucieux si ça va. Je comprends tout de suite qu'il est au courant de l'histoire. Il me dit alors qu'on pénètre dans l'habitacle :
-"Je suis au courant de ce qu'il s'est passé, comme tout les médecins d'ailleurs. Deux d'entre eux te soutiennent ainsi que moi."
Je ne sais pas qui est cette personne, et lui demande étonné :
-" Je vous remercie, on peut en parler dans votre bureau ?"
Je le suis, il sort son trousseau de clés et ouvre une porte où est indiqué sur l'écriteau "Cadre supérieur de santé."
Je suis juste estomaqué, c'est le chef des cadres de santé.

Il prend la parole :
- "On m'a fait part du problème et j'ai été plus qu'énervé que Madame X dérange la chef de service pour des conneries au lieu de venir me voir. Elle a déjà des points noirs dans son dossier et je suis allé lui demander des explications. Quand je suis rentré dans son bureau, ma blouse était ouverte et je lui ai demandé si ça la dérangeait. Le reste de l'entretien a été musclé, tu peux me croire.
Je te tutoie parce que tu as l'âge de mon fils et il est hors de question que ton stage se passe mal. Tes études sont déjà suffisamment dures alors pense à toi, et ne t'inquiète pas tu n'auras plus de problèmes avec elle."

Très surpris et pris d'un rire nerveux je lui réponds :
- "Excusez moi, j'ai un rire nerveux parce que j'ai du mal à croire après ce qu'il s'est passé qu'on puisse parler calmement dans un respect mutuel. Pour moi ça devrait toujours se passer comme ça."

Il acquiesce et 10 minutes plus tard je sors du bureau, un sourire indélébile gravé sur mon visage.

ACTE 6 : Je revois le lendemain la cadre de santé qui a complètement changé de comportement. Elle est maintenant mielleuse, me vouvoie, est aux petits soins.
C'est tellement trop, qu'elle arrive à me gêner !!! Seulement, quand on prend l'ascenseur tous les deux, un silence glacial me fait vite comprendre que c'est une pâle façade.

ÉPILOGUE : Le reste de mon stage s'est passé sans encombres et j'ai appris récemment qu'elle avait fait un virage à 180°vis à vis de sa manière de s'exprimer aux autres.
Elle était odieuse avec ses infirmières, j'ai assisté à des scènes révoltantes, et le fait que je m'oppose à elle a ouvert la voie aux autres.

J'en suis fier.
@Razorbakk: ouai mais la cadre, tu l'as baisée ?
@Razorbakk: tu ne réponds pas a la question :P
@Razorbakk: Toujours aussi bon, merci pour ce moment ;)
@MyName: Merci à toi :)
On connait tous ta mère par contre, c'était pas dur.
Service : trottoir, rue Jean Jaurès, à partir de 20h.

(Sinon on sent l'inf frustrée de pas avoir réussi médecine)
@Razorbakk: tu bosses dans quel coin ?
@kodi: Je préfère garder l'anonymat donc je répondrais : Poneyland.
@Razorbakk: je te trouverai
@Razorbakk: Joli coin de paradis. Tu as croisé Patapon?
@ChilliconCarn: Je voyais pas grand chose, yavait des arc en ciel partout mec !
@Razorbakk: C'est de la bonne alors
OUAI GRO J CONNAI TA FAMILLE J SUIS UN FOU MOI!
sans déconner ca existe en milieu hospitalier les gens comme ca ? pour moi c'était plus les mecs qui dealent du pneu en bas des cités qui disent des truc pareils...
@Kaazhan: Et pourtant...
@Kaazhan: jvai appeler mon grand frère il fait du karaté i lest ceinture jaune il va te marave la tronche !!
Mon pauvre j'ai bossé plusieurs années à l'hôpital et malheureusement c'est du pipi de chat ton histoire. Enfin je veux pas te spoiler le plaisir de servir le public au milieu de ce petit monde où chacun fait ce qu'il veut. Un conseil cependant : apprends à rester zen, les cons ça ose tout, et t'as pas fini d'en côtoyer. Mais continue comme ça tu feras un bon professionnel et les patients te le rendront.
Cordialement, un mec qui bosse en tenue.
@NapamiSonom: Yep, toujours rester calme.
@NapamiSonom: mais ta blouse ? tu la laisses ouverte ou fermée ?
@Japhet: Ça dépend de la température des services, certains sont des véritables fours...
@Razorbakk: quoi ? vous avez un service crématorium ? c'est proche tout commerce vos structures là !
@Japhet: Hahaha j'adore Choualbox ♥
On peut clairement dire que tu l'a baisé!
Bravo l'ami, et surtout très heureux de te relire a nouveaux!! J'imagine volontiers que tu n'as pas guère de temps a nous consacrer mais c'est toujours un plaisir!
Ou en es tu de ton livre?
@feiho: C'est sympa merci :)
En stand by, j'ai vraiment pas le temps en ce moment, malheureusement.
Du coup, tu étais simplement là au mauvais endroit, au mauvais moment ? Ou est-ce qu'elle t'en voulait vis à vis de ta famille ou autre ? Genre un truc plus profond que juste "je vais passer mes nerfs sur des êtres inférieurs à mes yeux" ?
@Japhet: La deuxième option, clairement.
@Razorbakk: sdp de compet donc.
pute
grosse pute
Je sais pas si je l'aurais baisée ou frappée.
Surement les deux. Reste à savoir dans quel ordre.
Relou ces bastons d'égo à 2 balles dans un cadre professionnel. En plus dans le médical quoi. Pas des vendeuses chez H&M, des toubib quoi.
Je bosse dans le social et j'ai toujours refusé de taffer à l’hôpital. Il y a tellement de gros connards et les rapports humains y sont tellement pourri !
Les rapports hiérarchique notamment, sont rempli de condescendance, de haine et de jalousie.
@Dub_plate: Plus que tu ne l'imagines...
Tu l'as baisé ?
Mais c'est tellement gamin...
Gg mec. Belle demonstration d'estime de soi.
On arrive au 40eme. Je veux être prévenu avant sa publication !



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