Disclosure day donc. Ca spoile 100%.
Film de Spielberg, garant d’une certaine qualité, je fonce ! Au pire ça remplacera avantageusement un doliprane 500.
Je vous torche l’histoire rapido : comme d’habitude les extraterrestres sont parmi nous et tentent de communiquer par les moyens les plus compliqués possibles !
Thème usé jusqu’à la corde concernant le papa de E.T. mais passons.
Alors que va t’il se passer dans ce film ?
Et bien nous aurons droit à la totale : du cliché jusqu’à l’écoeurement, du mal joué, une impression de déja vu (i’ve just been in this place before), 0 rythme, bref que des choses qui donnent envie !
Mais sans plus attendre découvrons l’équipe de choc (non) et de charme (non plus) qui trépigne d’impatience de nous faire perdre 2.35h (ressenti 5) de notre vie !
Car nous avons ici non pas un mais 2 « « « « héros » » » » : une présentatrice météo et un employé dans une boite de cyber sécurité et aussi #@ck€r à temps perdu...comme le notre.
Spielberg maîtrise son sujet, on s’en serait douté puisque les 30 premières secondes parviennent à planter l’intrigue et à nous accrocher. C’est court mais en bon poisson que nous sommes nous avalons l’hameçon, la ligne et même la canne à pêche.
Ca démarre avec le hacker essayant de se barrer après avoir volé un artefact extraterrestre ressemblant étrangement à une télécommande qui aurait bouffé un magnum chocolat par exemple. Et ce qui frappe dès les premiers instants c’est le taux d’insupportabilité qu’il parvient à dégager. Oui le gars n’est pas un agent hyper entraîné, ce n’est pas une machine à tuer mais alors qu’il se fait choper dès le début du film, on a clairement une seule envie : qu’il se fasse buter mais bien !
Seulement voilà, nous en sommes à 5 minutes même pas de ce film on ne peut plus laborieux, tu survivras donc encore un peu.
Le film en profite pour introduire le grand méchant, tellement cliché que j’ose à peine en parler mais hey : il est « important ».
Ce sera le donc el famoso vieux monsieur, blanc, hétéro, patron de la vilaine société de cybersécurité qui vient de se faire voler. Pas besoin d’en dire plus.
Et enfin la meilleure (ahahaha) pour la fin : l’héroine hystérique en la personne de miss météo (Emily Blunt).
Et j’avoue que j’ai vraiment songé à couper cette merde au bout de 10 secondes de sa présence sur ma tablette (qui commençait elle aussi à me lancer des regards furieux). Vous vous souvenez de cette histoire à Guantanamo où on passait du Britney Spears à fond pour briser les détenus ? Ben voilà : on a la face B du disque de l’enfer. Je défie quiconque de tenir plus de 3 heures devant la compil en boucle des scènes de Margaret, la miss météo, sans vomir du sang.
Pour vous donner une idée, on dirait un peu du Woody Allen, elle ne parle pas, elle piaille et ne raconte que de la merde, si votre coeur n’atteint pas le 190 bpm dans ces moments là, alors bravo vous étes sans doute un maître Jedi, ou bien vous êtes mort.
On passe sur ce qu’elle raconte, alternant entre asmr et hystérie et qui n’a aucune importance, pour ce concentrer sur son side kick de « « « mari » » ».
Mais pourquoi donc me direz vous ? Après tout c’est un personnage secondaire donc osef non ?
Alors oui ! Mais non.
Je vous rappelle le contexte : c’est un Spielberg, donc garanti 100% consensuel, politiquement correct. Ca y est ? Vous sentez venir la douille ?
Top !
Mon travail ainsi que mon manque d’assurance me placent largement en dessous de ma femme qui est bien meilleure que moi sur tous les points !
Mon attitude perdue lors de situations critiques qui me réduisent à l’état d’un enfant qui suivrait sa mère et l’incapacité à m’affirmer lors des discussions sont des symptômes d’un état avancé du pourrissement de mon rôle de mari.
Mon manque de rebellion lorsqu’à plusieurs reprises ma femme fait référence puis est contactée par un autre homme qu’elle tente à tout prix de rejoindre ainsi que ma lâcheté de cuck sont des caractéristiques que l’on retrouve très souvent lorsque l’on me définit, je suis ? Je suis ?
Le féminisme bien sûr !
Dans tout le film les hommes sont soit des abrutis finis et faibles, soit des méchants.
Une seule exception mais lui il est ..enfin lui il a un joker.
Je vous laisse le « plaisir » de trouver toutes les situations où ça crève les yeux.
Une fois fait ce constat, qu’est ce qui pourrait nous pousser à continuer le visionnage de ce truc ? L’histoire ?
Même pas. On connait déjà la fin, l’intrigue ...Il n’y en a aucune, non, à ce stade vous pouvez passer en mode audio – fond sonore, vous ne louperez absolument rien.
Mais votre serviteur a fait l’effort de poursuivre, serrant les dents et pensant à toute la souffrance qu’il éviterait ainsi aux autres.
Continuons, si nous le pouvons, l’histoire.
Notre miss météo se découvre un beau jour la capacité, entre autre, à lire dans les pensées, et à rassurer les autres. En un mot à faire preuve d’empathie. Ce qui lui permettra de se sortir de quelques situations bien embarrassantes, laissant les personnes témoins de ses dons, interloqués les bras ballant (non, ce n’est pas grave, le voisin ne t’en veux plus d’avoir volé les petites culottes de sa fille de 12 ans...). Mais je m’égare.
Car elle n’est pas la seule à avoir un pouvoir. Notre hacker lui aussi est gâté : il est capable de comprendre les maths (c’est fort) ET les extraterrestres (c’est très fort). Et à eux deux ils forment la team... Non ils ne forment rien du tout hormis le groupe qui va saborder un film dont le naufrage à déjà démarré depuis longtemps.
Car notre duo (dont un voleur je le rappelle) se fait courser par le grand méchant et toute sa clique de soldats privés. Vont ils se faire pendre, pardon, prendre ? La mission, on ne sait pas pas laquelle, échouera t’elle ?? Le suspense est intenable !!
Mais heureusement ils peuvent compter sur le gentil ! Le gentil c’est Morgan Freem...Ah non pour une fois. Bref le gentil dont je n’ai même pas cherché à savoir de qui il s’agit IRL, est un monsieur bénéficiant de certains moyens pour aider nos 2 bras cassés à se réunir pour faire ...ben on sait pas trop mais il faut qu’ils soient réunis !
Ok.
Pendant tout le film s’enchaîneront donc des scènes toutes plus inutiles et molles les unes que les autres jusqu’à la réunion de nos protagonistes, les 2 pieds nickelés et le gentil. Le tout dans un hangar, devant la reproduction à l’échelle 1 de la maison d’enfance de Margaret ( la miss météo, l’héroine). Voilà.
Pourquoi ? On s’en fout, à ce niveau là on attend seulement le générique de fin ou bien une injection léthale, mais il faut que ça cesse.
Je continue néanmoins.
Les guignols sont réunis et le gentil leurs explique (merci de penser à nous) un peu le film.
– Vous êtes les 2 élus (par les E.T.)
Ahhhh...
– Oui, toi (le hacker) tu peux comprendre leur langage et toi tu peux hezar aptv sfb olvg (j’ai pas écouté l’explication car je m’en branle)
Ahhhhh...
– Et c’est pour ça que je devais vous réunir.
Ahhhhh..
– Mais vous allez arrêter de dire « Ahhhh » tout le temps putain ? !!
Non ça il le dit pas.
En bref les extraterrestres avaient déjà pris contact avec les 2 gogols alors qu’ils étaient enfants (hum), en prenant la forme d’animaux (ok, dis moi où le « cerf » t’a touché en me le montrant sur cette peluche !) pour ne pas les effrayer et les attirer dans leur vaisseaux.
Et après quelques décennies : hop on est de retour et on compte sur vous (lol) pour relayer aux habitants de Springfield ..Non, enfin pas uniquement eux, notre message de paix tout ça, salade tomate, oignon, sauce samouraï merci Chef.
Le film se termine donc sur le plateau de la chaîne locale où miss météo est devenue pour l’occasion miss « je démarre la panique mondiale » et avec l’aide de hackerman qui envoie des fichiers vidéos qu’il avait volé en guise de ptit bonus et montrant le méchant gouvernement américain faisant du mal aux ptits extraterrestres gris gentils.
Ah oui, sur le plateau sont aussi présent le grand méchant qui a renoncé/échoué, et le gentil qui était en fait un ancien associé/ami du méchant.
Je vous ai dit qu’il y avait des morceaux de films dans ce cliché ?
En lot de consolation, la toute dernière scène où l’héroïne relaye en direct le message des extraterrestres aux humains permettant enfin de comprendre très clairement l’intrigue et le dénouement du film, ouf !
'tain j'ai l'impression que c'est moi qui ai rédigé cette critique tellement je m'y retrouve dans le style.
Tu es mon double maléfique ou un truc du style ?
