La France a créé le permis de conduire un 14 août… à une époque où le pays comptait à peine 1 700 voitures.
En 1893, ces nouvelles machines font déjà peur : elles effraient les chevaux, inquiètent les passants et commencent à poser problème dans les rues. À Paris, le préfet de police Louis Lépine décide alors de mettre un peu d’ordre.
Il instaure un « certificat de capacité » : désormais, pour conduire une automobile, il faut passer un examen. C’est l’ancêtre direct du permis de conduire… et le premier au monde.
L’épreuve est rudimentaire, mais bien réelle. Un ingénieur vérifie que le candidat sait démarrer, diriger et arrêter son véhicule, mais aussi effectuer quelques réparations en cas de panne.
Il faut avoir au moins 21 ans. Et, au départ, le dispositif est réservé aux hommes : les femmes devront attendre quelques années avant de pouvoir obtenir ce certificat.
Même la vitesse est déjà réglementée : 20 km/h sur les routes, et seulement 12 km/h en ville.
Tout cela dès 1893, alors que la France ne compte qu’environ 1 700 voitures.
Le code de la route est donc né bien avant les embouteillages.
