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La distinction sexe/genre, et la fin du genre

Ça fait quelques mois que je suis arrivé à une conception du genre qui me satisfait et qui résout a priori tous les problèmes philosophiques posés par les questions émergentes de la "théorie du genre" ces derniers mois.
J'avais jamais pris vraiment le temps de la mettre à plat, mais suite à un commentaire de Kotakiba sur cette box https://choualbox.com/F5eIS j'ai fini par m'y atteler.
Au début je voulais être aussi synthétique que possible et puis finalement j'ai un peu tartiné quand même, mais je pense que ça a le mérite d'être clair au moins.
Je serais intéressé par votre avis sur la question, et ce que vous aurez penser de ma réponse, un genre de stress test, voir si ça tient un minimum la route, si j'ai pas commis d'erreur.

La question à la base c'était, en gros, "Quelle est la distinction entre le sexe et le genre ?" et, implicitement, quels problèmes cette question pose.
Voici ma réponse, personnelle évidemment :

Le sexe c'est ton type biologique, mâle, femelle, ou intersexe (ceux dont les organes génitaux sont binaires ou malformés).
Le genre c'est un ensemble de caractéristiques sociales associées à un sexe, c'est une construction sociale et sa constitution dépend de la culture au sein de laquelle un individu se développe. Les hommes sont masculins, et les femmes sont féminines.
Exemple : être "un homme" c'est rassembler des caractéristiques dites masculines qui sont très différentes aux USA (muscles, bronzage, poils, armes, argent) et au Japon (teint pâle, allure androgyne, cheveux mi-longs/longs, sveltesse).

Pendant la quasi-totalité de l'histoire, seuls deux genres ont été reconnus : les hommes et les femmes. Ils étaient tous deux associés chacun à un sexe, c'est-à-dire que les hommes sont mâles et les femmes sont femelles.
Implicitement, ça signifie aussi que les femmes ne peuvent être mâles et les hommes ne peuvent être femelles. Ça nous semble évident dit comme ça, parce que depuis qu'on est enfant c'est comme ça qu'on nous a appris à concevoir la chose, mais ça été appelé a changer, et c'est donc important à noter.
Depuis quelques années, avec la lutte croissante pour la reconnaissance des communautés transsexuelles, transgenres, non-binaires, etc, on voit émerger un grand nombre d'autres genres (genderfuild, genderneutral, agender, parmi les plus répandues) en rejet de cette binarité héritée de notre histoire sociale, vécue de plus en plus comme un carcan par ces minorités.

C'est dans ce contexte de remise en question de la binarité prévalente dans la société que se posent les questions autour du genre qui font beaucoup de bruit et qui font l'objet de beaucoup de memes et de polémiques.

Seulement, si on y regarde attentivement, aucune règle physique et "naturelle" (dans le sens, venue de la nature) ne régit sur le genre, car le concept du genre est créé de toutes pièces par l'humain. On se méprend souvent en l'assimilant avec le sexe, parce que la société s'est calquée sur la binarité des sexes pour développer les genres, mais les sexes existent bien indépendamment des genres.
La preuve en est qu'aucune espèce animale à part la nôtre n'éprouve de questions de genre, seul le sexe importe chez eux, et on peut noter d'ailleurs que chez les espèces hermaphrodites le genre n'aurait absolument pas sa place vu que les individus sont appelés à changer de sexe au besoin des reproductions.
Les humains eux-mêmes sont ceux qui ont déclaré que les mâles étaient des hommes, que les femelles étaient des femmes, et enfin que les deux étaient incompatibles (les deux ensembles "homme" et "femme" ne s'entrecoupent pas, on ne peut être à la fois homme et femme, même lorsqu'on est intersexe, donc ni mâle ni femelle, on se voit assigné un des deux sexes par ses parents pour rejoindre le genre associé au sexe choisi).

Or, aucun humain n'a une autorité supérieure à celle d'un autre pour définir la valeur sociale d'un autre humain, en clair toutes les valeurs se valent, juger un homme inférieur à un autre parce qu'il ne possède pas telle ou telle caractéristique n'engage que sa propre vision socialo-culturelle de ce qu'est un homme.
Exemple : une personne issue de la culture européenne occidentale trouvera probablement le mâle "idéal" japonais efféminé, parce qu'il n'aura pas beaucoup de volume musculaire ni de graisse, une pilosité faible, des cheveux raides et longs, alors qu'une personne issue de la culture asiatique le trouvera probablement très masculin.

Par ailleurs, le genre n'existe donc pas en dehors de ce qu'en conçoivent les humains, et il est perçu d'une façon tellement différente d'un individu à l'autre qu'on peut admettre que chaque humain à sa conception unique du genre, et chaque personne reconnaît un certain nombre de genres différents.

Au vu de cette multitude (on vient de voir qu'il y a probablement un nombre plus important de genres différents que d'humains sur Terre), au lieu de se servir de cette identité sociale qui n'a aucune valeur (puisque sa perception varie largement d'un humain à un autre), il est donc bien plus simple et infiniment plus logique de considérer l'ensemble de caractéristiques relatives au genre comme neutres, pouvant convenir aussi bien aux mâles qu'aux femelles et aux intersexes, et que toute combinaisons de caractéristiques est appréciable et acceptable.

TL;DR : le genre n'a plus de valeur sociale depuis sa déconstruction progressive durant les 20 dernière années, voir les hommes et les femmes tels que sa culture les a définis depuis toujours est archaïque.
Se sentir homme ou femme n'a plus de sens, puisque d'une part on voit aujourd'hui que des mâles et des femelles peuvent se sentir hommes, et vice-versa, et d'autre part les mâles peuvent devenir femelles et inversement.
Il faut se détacher de ce concept dépassé qu'est le genre, laisser libre cours à nos personnalités et se laisser aller à nos désirs et sensations.

Là-dessus s'ajoutent éventuellement des questions relatives à l'orientation sexuelle, mais celle-ci est indépendante du genre et du sexe de l'individu et n'a donc aucune incidence dans les problématiques évoquées au-dessus !
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"un genre de stress test"
Les stress test ont un genre aussi ?
@Dune: Mais non c'est "stress test" qui est un genre.
anonyme
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@Dune: Et sinon sérieusement t'en penses quoi toi ?
@Tokooran: Bah je suis d'accord.
anonyme
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@Dune: J'ai pas trop réfléchi sous l'angle des trans, niveau dysphoria et tout, alors j'me disais que ça pouvait être un point de vue mal vu de gens trans
@Tokooran: Bah le vrai problème de la transsexualité pour moi, c'est un problème au niveau biologique, hormonal, physique. Rien à voir avec le genre et la société donc. Au contraire, les trans (à part les gros pervers fétichistes) souffrent du concept des genres.
Par contre faut juste pas que l'éradication des genres éradique la crédibilité de la transsexualité (qui comme je disais, pour moi n'est pas un problème de genre) aussi et décrédibilise les gens mal dans leur peau.
anonyme
a
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@Dune: Comment ça pourrait les décrédibiliser du coup ?
@Tokooran: Bah "non mé de toute fasson c juste la société qui fait que vou ete kom sa, ya pa de genre, vous etes parfait tels que vous etes, pa besoin de thérapi ou traitement, à mort la patriarshi".
Ou bien "STOP FORCING GENDER STEREOTYPES YOU FUCKING FETISHIST SCUM"
(Je précise au passage que j'ai vu ces deux phrases à plusieurs occasions déjà.)
anonyme
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@Dune: Bah si on abolissait le genre y'aurait plus de dysphorie du coup donc ce genre de truc arriverait plus... non ?
@Tokooran: "Bah si on abolissait le genre y'aurait plus de dysphorie"
Si.
T'auras beau abolir les genres, y'aura quand même toujours une distinction entre les hommes et les femmes d'un point de vue biologique. A partir du moment où le désir d'être du sexe opposé existe, la dysphorie peut exister aussi.
C'est justement ça le problème et la raison pour laquelle pas mal de trans sont profondément contre la destruction des genre, le fait que leur médecin pourrait se dire "Y'a pas de genre, donc y'a pas de dysphorie, donc t'es pas malade".
Enfin après faudrait l'avis d'un TruTrans™
anonyme
a
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@Dune: Bah il suffit de faire une différence entre les dysphories reliées au genre et les dysphories reliées au sexe.
@Tokooran: Déjà que beaucoup savent pas que les trans peuvent avoir un soucis qui va au-delà des stérétoypes du genre, t'en demandes trop là !
anonyme
a
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@Dune: Bah en même temps il faudra bien leur expliquer correctement ce que c'est le genre, le sexe, les transgenres et les transsexuels avant de leur dire que le genre ça existe plus mdr
anonyme
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@Norra: Les deux derniers sont simplement deux échelons de la même dysphorie physique, non ?
Je vois pas où tu as voulu en venir
anonyme
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@Norra: Je vois ce que tu veux dire, mais du coup pas trop parce que les hanches larges c'est un attribut physique qui renvoie au sexe, pas au genre. Pareil pour les poils, une mâchoire large, des sens, des longs cils, du volume musculaire...
Le genre c'est plus comportemental.
@Tokooran: Pour le coup plus ou moins tout ce que tu cites est plus lié au genre qu'au sexe vu que les deux sexes peuvent se partager ces attributs. On peut prendre par exemple le fait que ce soit mal vu par la majorité une femme poilue et pourtant au naturel une bonne partie le sont plus que certains mecs imberbes, si ce n'est la majorité.
Après ouais le sexe a une influence dessus, mais le genre en a une beaucoup plus importante.
J'aurais résumé en "Sexe = biologique, Genre = psychologique"
Tout ce que tu racontes à côté est très intéressant cela dit.
anonyme
a
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@Vaillant: Par définition c'est ça, mais justement j'essaye d'argumenter en faveur de l'abandon total de notions de genre
Et du coup le genre a proprement parler qu'est-ce que c'est ? Par ce que là on vient de voir que le sexe et le genre sont deux chose différentes, mais je ne saisi pas vraiment le concepte de genre en fait (il faut dire que je ne me suis jamais pose la question). Je trouve ça toujours très abstrait. Il n'y a rien de véritablement concret en fait. C'est quoi, une identification psychologique a certaines caractéristiques sexuelles, ou, autre chose ?
@Kotakiba: "Le sexe c'est ton type biologique, mâle, femelle, ou intersexe (ceux dont les organes génitaux sont binaires ou malformés).
Le genre c'est un ensemble de caractéristiques sociales associées à un sexe, c'est une construction sociale et sa constitution dépend de la culture au sein de laquelle un individu se développe. Les hommes sont masculins, et les femmes sont féminines.
Exemple : être "un homme" c'est rassembler des caractéristiques dites masculines qui sont très différentes aux USA (muscles, bronzage, poils, armes, argent) et au Japon (teint pâle, allure androgyne, cheveux mi-longs/longs, sveltesse)."
anonyme
a
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@Kotakiba: C'est une partie de l'identité d'un individu.
Prends un trap par exemple, un homme qui ressemble à une femme sans être transsexuel (à moins de le voir à poil y'a aucun moyen de voir que c'est un mec).
Son sexe est mâle, parce qu'il est né avec un pénis, et des testicules et son chromosome sexuel est XY.
Son genre, c'est à lui de décider s'il se sent plus comme une femme née homme ou un homme efféminé.

Mais y'a le genre perçu par les individus extérieurs à lui. C'est une partie très importante de la définition du genre, c'est un marqueur social, donc il doit être reconnaissable par ses pairs.
Se mettre du rouge à lèvres et du mascara par exemple, c'est un code pour que les gens autour reconnaissent qu'on est une femme, et porter un costard cravate c'est un code pour que les gens nous reconnaissent comme un homme.

La théorie du genre en somme c'est donc une correspondance dans l'imaginaire collectif entre certaines caractéristiques physiques et psychologiques et un genre ou un autre.
J'ai copié collé sur usb pour lire demain au taf
Ta théorie répond plutôt bien à un "paradoxe" que j'ai en tête depuis un moment.
Depuis que j'ai commencé à lire sur le sujet, d'abords du féminisme, puis des transgenres. J'ai toujours eu du mal à concilier la déconstruction des stéréotypes de genre (femme = fragile, homme = fort, etc) et le faite que les transgenres se reconnaissent dans ces stéréotypes. De plus, les deux "milieux", féministe et transgenre sont très proche et quand ils luttent, ils le font ensemble.
J'ai l'impression que quand une femme transgenre, mets du maquillage/une robe/etc pour socialement revendiquer son genre (féminin), elle valide les stéréotypes de genre.
anonyme
a
op
@Pigcell: Ben oui j'ai le même problème avec les transgenres et les transsexuels. C'est ça qui fait que je pourrai jamais je pense comprendre les gens qui souffrent de dysphorie.
Si tu penses vraiment que ça n'a aucun sens qu'un homme doive être d'une certaine façon et une femme d'une autre façon, pourquoi changer ce que tu es ?
@Pigcell: Pas tous les trans font une fixette sur le genre et les stéréotypes, heureusement. Et ceux qui le font, soit sont trop cons pour capter que cette opinion féministe va à l'encontre de leur opinion, soit détestent les féministes qui ont ce genre d'idées.
@Tokooran: Je vois pas pourquoi tu comprends pas alors que je te l'ai déjà expliqué dans mes commentaires précédents.
anonyme
a
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@Dune: Bah effectivement si les genres existent plus, la dysphorie corporelle dépendant aussi du genre aurait pas de raison d'être non plus
anonyme
a
op
@Dune: Bah explique-moi au lieu de faire ça, c'est débile
@Tokooran: Bah je t'ai déjà expliqué, je vois pas ce que je peux dire de plus en fait.
Au pire je te fais un copier coller de ce que je t'ai déjà répondu :
"T'auras beau abolir les genres, y'aura quand même toujours une distinction entre les hommes et les femmes d'un point de vue biologique. A partir du moment où le désir d'être du sexe opposé existe, la dysphorie peut exister aussi."
anonyme
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@Dune: Oui mais on peut se demander si le désir d'être du sexe opposé ne dériverait pas finalement du désir d'être du genre opposé !
@Tokooran: Non. Enfin pas dans le cas d'une vraie trans du moins.
anonyme
a
op
@Dune: Ok j'ai compris "c'est pas à moi de t'éduquer".
C'est intéressant.
anonyme
a
op
@Norra: Mais comment on peut savoir si ça n'a bel et bien rien à voir avec le genre ?
Bien sûr qu'une femme trans peut être féminine ou masculine, mais est-ce qu'on connaît suffisamment les mécanismes de la dysphorie pour affirmer que ça n'a rien à voir avec le genre ?
@Tokooran: Je suis avec Dune sur ce coup la, quand y'a des personne qui sont prêtes à ce charcuter leurs organes génitaux pour changer de sexe, une chose totalement privée et invisible dans la société ça ne peut pas qu'être lié au genre.
La biologie des sexes elle s'exprime aussi dans la psyché pas que dans les caractéristiques physiques.
Y'a des opérations de changement de sexe même dans les pays qui reconnaissent les trans, alors que la société ne les force pas.
anonyme
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@Pantoufle: Bah peut-être que vous avez raison, je fais juste la remarque que pour l'instant on en sait rien et que ça vaudrait le coup de le vérifier !
Bah moi je fais dans le stéréotype et au moins je me casse pas la tête. un mec c'est un mec une femme c'est une femme un pd c'est un pd et un transgenre bah... il à moins de chance que les autres.
@Tokooran: nn j'men branle en vrai frer
@Norra: Non j'ai juste pas envie de me prendre la tête avec des question qui ne m'intéressent aussi peu. Y'a bien plus intéressant/important à mon sens dans la vie que ça. Et puis non moi je suis bien avec ma petite femme mes futurs enfants ma maison et ma vie de couple tout ce qu'il y'a de plus banal.
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