Sexe ou Abstinence avant une épreuve sportive ?

C'est une question qui a été étudiée à plusieurs reprises, et la réponse scientifique actuelle est plutôt claire : l'activité sexuelle dans les heures précédant une épreuve n'a pas d'effet négatif mesurable sur la performance physique, contrairement à la croyance populaire tenace (surtout chez les entraîneurs de boxe et de sports de combat au 20e siècle).
Ce que montrent les études :

Plusieurs recherches (notamment publiées dans le Journal of Sexual Medicine et ailleurs) ont mesuré des paramètres comme la force musculaire, l'endurance cardiovasculaire, le VO2 max, ou le temps de réaction après un rapport sexuel, et n'ont trouvé aucune différence significative par rapport à l'absence de rapport, tant que celui-ci a lieu au moins 2 heures avant l'effort.
La dépense énergétique d'un rapport sexuel est généralement faible : on estime la dépense calorique moyenne à environ 4-5 kcal/minute pour un acte de quelques minutes, ce qui est comparable à une marche modérée — largement insuffisant pour "fatiguer" un athlète entraîné.
La théorie d'une baisse de testostérone post-coïtale qui nuirait à l'agressivité ou à la force a aussi été largement infirmée : les variations hormonales mesurées sont minimes et transitoires.

Ce qui pourrait jouer, en revanche :

Le sommeil : si l'activité sexuelle empiète sur les heures de sommeil la nuit précédant la compétition, cela peut affecter la récupération et donc indirectement la performance — mais c'est le manque de sommeil qui est en cause, pas l'acte en lui-même.
L'aspect psychologique : certains athlètes rapportent un effet positif (détente, réduction du stress, meilleur sommeil ensuite), d'autres préfèrent éviter par superstition ou rituel personnel. Cet effet est très individuel et pas standardisé scientifiquement.
Le moment précis : les études qui trouvent un léger effet négatif concernent généralement une activité sexuelle immédiatement avant (dans l'heure qui précède), plutôt à cause de la fatigue physique immédiate que d'un mécanisme hormonal.

En résumé : la science ne trouve pas de preuve solide que le sexe avant le sport dégrade la performance masculine (ni féminine d'ailleurs), à condition que ça n'empiète pas sur le sommeil ou l'énergie disponible juste avant l'effort. Beaucoup de champions olympiques (Usain Bolt en a parlé ouvertement) affirment même que ça ne change rien à leurs performances.

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BigIsa
BigIsa
2 sem

Ici on fait ni du sexe ni du sport, mauvais public

baUer
baUer
2 sem
Ce commentaire a reçu beaucoup de votes négatifs

merci pour ton témoignage, mais ton cas est loin d'être une généralité.

ibere_natus

Quand j'ai envie de faire du sport, je m'abstiens.

Kissmycoq
Kissmycoq
2 sem

De sexe ou de sport?

Sebauskov
Sebauskov
2 sem

Bon, pas aussi tard, mais une partie de jambes en l'air, 1h avant d'aller courir, j'ai l'impression d'être "vidé"

Jeanbalek
Jeanbalek
2 sem

si tu fais la totale à 5 SDP juste avant une épreuve, ça risque de fatiguer un peu

Flowlezgueg

La dernière fois j'ai pas tenu 2 minutes donc...

MitchB
MitchB
2 sem

Je suis d'accord avec cette analyse

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