Parmi ces ouvrages, on retrouve les célèbres récits du Petit chaperon rouge et La Belle au bois dormant [..]
"Un groupe de travail a analysé les personnages de chaque livre. Ils ont découvert que 30% des livres étaient hautement sexistes, avaient de forts stéréotypes et n'avaient à leur sens, aucune valeur pédagogique."
"à leur sens", bordel de merde, paye ta subjectivité
Bon, La Belle au Bois Dormant, je donne difficilement tort. Mais Le Petit Chaperon Rouge, aucune valeur pédagogique ? Intredasting.
Et ce ne sont que ceux qui sont cités
bah oui attends quand elle se contemple devant le miroir c'est mettre le narcissisme en avant, c'pas bien quoi
Je ne vois pas tout à fait la valeur pédagogique du petit chaperon rouge pour le coup. Qu'apporte il en ton sens ?
Sans avoir relu le conte, pêle-mêle, ça m'a personnellement appris à ne pas sortir n'importe où seul à des moments inopportuns, même en tant que garçon, à ne pas faire confiance à n'importe qui et raconter des choses qui semblent anodines, à ne pas laisser la porte ouverte, ou, à défaut ne l'ouvrir à personne sauf si j'en ai reçu l'autorisation explicite.
Chacun interprète les contes à sa manière, et j'estime que la prudence enseignée dans ce conte est fondatrice.
Ça m'a même mis en garde, en quelque sorte, à ne pas devenir un prédateur sexuel pour ne pas finir comme le loup.
Il y a d'autres moyens d'enseigner la prudence, quant à ton interprétation de la morale du conte, non seulement elle diffère que celle voulue par l'auteur lui même, mais j'ai aussi du mal à croire que tu te sois fait ce genre de réflexion la première fois qu'on te la lu à la maternelle, ça viendrait plutôt de ton analyse aujourd'hui dans ce contexte particulier.
Il est d'ailleurs bien précisé que ces livres seront remis en primaire avec une aide de la part des adultes pour comprendre et critiquer ces ouvrages. Ce qui m'a l'air ma foi une très bonne chose
- Peut-être, mais ça n'en reste pas moins un parmi d'autres, et je trouve que pour moi, il a plutôt bien fonctionné.
- Le fait qu'elle diffère ne la rend pas moins valable. Ce qui compte (conte lol, humour, niquez-vous) c'est qu'on m'ait inculqué des valeurs saines à partir de ça.
- Tu présumes beaucoup, je me demande aussi quelle est la proportion d'enfants qui déduisent du sexisme du bouquin à la première écoute. Encore une fois, c'est une interprétation subjective "d'un groupe de travail" qui abonde en ce sens, ça n'en fait une vérité absolue.
- Pas forcément, et là ça dépendra des éducateurs principalement. Que signifie "comprendre" et "critiquer", suivant si on se place du point de vue de ce fameux "groupe de travail" ou bien de quelqu'un qui partage mon point de vue ? Rien, puisqu'ils semblent diamétralement opposés.
-Ca ne le rend en effet pas invalide, mais le fait est que le sens du conte est tourné dans le but de délivrer une certaine morale que l'auteur voulait voir ressortir, il y a donc plus de chances que des gens y voient la morale de l'auteur
-Tout le texte est quand même vachement orienté pour que le petit chaperon rouge soit pointé comme "fautif", elle aurait dû écouté sa maman, ne pas passer par le bois, ne pas parler à un inconnu, voir même ne pas être si belle est voyante. On ne parle pas de la responsabilité d loup de s'attaquer à une enfant innocente. Surtout que dans la première version le loup "gagnait" à la fin. Plus tard le chasseur a été ajouté. Tu le sens ce côté de la femme qui va se mettre dans la merde parce qu'elle est bête et seul un homme puissant et viril peut l'aider ?
Je ne dis pas que les enfants voient et identifie le sexisme dedans, mais ça véhicule certaines idées de manière inconsciente. Dans une société déjà remplie de ce genre de choses, ça reste "une pierre à l'édifice"
-C'est là tout le challenge, il faudra s'assurer que les éducateurs aident les enfants à comprendre, critiquer et tirer les enseignements que peut offrir ce conte.
- Pas forcément, beaucoup de paramètres rentrent en compte (époque, influence, éducation, entre autres)
On ne compte plus le nombre de légendes urbaines populaires nées de récits ou tableaux alors que les auteurs en souhaitaient une signification totalement inverse.
- Je ne vois rien de choquant a ce qu'un (ou une, zzz) enfant écoute les recommandations (qui plus est bienveillantes) de ses aînés. Oui, elle aurait dû écouter sa maman, ne pas passer par le bois et ne pas parler à un inconnu. Ne pas être trop belle, j'ai l'impression que c'est ton interprétation (d'où ton "voire"?). La responsabilité du loup est quand même assez éloquente (rien que le fait qu'on le présente comme le méchant -description effrayante, ruse machiavélique), les enfants ne sont probablement pas aussi stupides au point de s'identifier à lui dans le récit.
Le fait qu'il gagne, j'en reviens à mon paragraphe un, c'est sans doute dû à l'époque, couplé au fait que le récit était destiné à un public adulte et un peu rustre, la morale se devait de 'choquer'.
Quant au chasseur, ça se discute aussi, peut-être plus difficilement (encore que, rôle historiquement mâle). Mais si on appuie sur le rôle du chasseur homme, on peut aussi appuyer, comme je l'ai fait sur celui du violeur homme (encore une fois, interprétation).
Je pense être ouvert, pourtant plus la discussion avance, plus j'ai l'impression d'être conforté dans l'idée que 'censurer' LPCR est amplement abusif.
Non mais c'est ultra grave ce qui se passe là. Sous prétexte de "vouloir combattre le sexisme" , vous êtes en train d'autoriser la censure d'oeuvre littéraire purement et simplement.
Qui a le droit de déterminer qu'une oeuvre ne peut être lue et pour quelle raison?
En prétendant combattre un idéal vous êtes en train d'autoriser les pires dérives. Petit à petit on glisse toujours vers plus de restriction des libertés, sous des prétextes complètement faux.
Tout doux bijoux.
Les œuvres sont juste introduites plus tard dans le cadre de travaux d'analyse en primaire.
Plusieurs écoles ont fait ce choix (du moins elles l'envisage) pas toute l'Espagne. Personne n'a brûlé les contes sur place publique.
Oui c'est ce que j'ai fait et je requote la même phrase que Rorzoob:
"Un groupe de travail a analysé les personnages de chaque livre. Ils ont découvert que 30% des livres étaient hautement sexistes, avaient de forts stéréotypes et n'avaient à leur sens, aucune valeur pédagogique."
Donc j'en reviens à ma question: Qui décide de ce qui est à lire et à ne pas lire? ce qui est bon ou pas? Ce sont des contes pour enfants, pas le magazine playboy.
Faudrait lire avant de commenter (mais pour cela faut comprendre les enjeux de ce qu'on lit), ça évite de se ridiculiser généralement.
J'ai jamais parlé de toute l'Espagne. J'ai jamais parlé d'autodafé. Merci pour le point.
"restrictions des libertés", "c'est ultra grave", "censure", "qui a le droit de déterminer qu'une œuvre peut être lue".
Tu nous mets un pavé qui montre que t'as pas lu puisque la décision n'est même pas encore prise et que tu dramatises un titre déjà putaclic.
C'est vraiment digne d'un article que des écoles expérimentent sur des groupes de travail sur lesquels on a zero infos (en France ça fait parti des magisters et se sont les profs eux même qui font ces groupes de travail).
Grosse censure d'enlever des bouquins à des maternelles (qui bénéfice de la plus grande source de littérature avec la littérature jeunesse qui est la plus dynamique) alors que les contes reviennent en primaire et au collège.
À vous lire vous seriez horrifiés de ce qui se passe dans vos écoles maternelles et primaires si un remaniement de bibliothèque vous met dans cet état.
Donc j'en reviens à ma question: Qui décide de ce qui est à lire et à ne pas lire? ce qui est bon ou pas?
C'est l'association "Associació Espai i Lleure" ainsi que des parents d'élève qui ont effectué ce tri. Association qui à l'air hyper engagé, entres autres, dans la promotion de la lecture vers les tout-petits, ainsi que de l'égalité.
*Non mais c'est ultra grave ce qui se passe là. Sous prétexte de "vouloir combattre le sexisme" , vous êtes en train d'autoriser la censure d'oeuvre littéraire purement et simplement.
Qui a le droit de déterminer qu'une oeuvre ne peut être lue et pour quelle raison?*
Clairement, si tu avais lu, tu aurais vu que les livres reviennent juste après la maternelle ou ils ont lu avec les profs et sont décryptés pour expliquer en quoi ils sont sexistes. Donc non, il n'y a aucune censure
Quand on sait que les contes sont des histoires pour faire peur aux adultes à la base (pour la plupart)...
Autant La Belle je peux voir ou ils veulent en venir mais le chaperon rouge ? j'ai pas du avoir la même version
Ça va encore chialer plus fort que des féministes mal baisées en pleines menstrus.
/drop faithinhumanity
/grab popcorn