L'Allemagne envahit la Pologne le 1er septembre 1939. En réponse, la France et le Royaume-Unis déclarèrent la guerre au Reich le 3 septembre. L'armée française est mobilisée à la frontière et se tient prête à attaquer l'Allemagne.
Le général Maurice Gamelin (1), commandant des forces françaises, reçoit l'ordre de lancer une attaque en territoire ennemi. Ainsi, le 7 septembre, la Troisième, Quatrième et Cinquième armée traversèrent la frontière pour entrer en Sarre.
L'armée française possède -en théorie- 40 divisions, 2 400 chars et plus de 4 500 pièces d'artilleries pour cette offensive. En face d'eux, l'Allemagne n'a quasiment rien. Son armée est occupée à l'Est contre la Pologne, seul quelques garnisons gardent la ligne Siegfried (7). Celle-ci était une ligne de défense du même type que la ligne Maginot, bien que bien moins armée, mais surtout, en 1939, seul 30% de cette ligne avait été construite. L'aviation allemande était focalisée sur les forces polonaises, et ne gardait que de vieux appareils désuets sur le front Ouest. Le champ était libre pour les forces françaises.
Pourtant, malgré la vulnérabilité de l'Allemagne, l'armée française progressa extrêmement lentement. Une simple mitrailleuse dans une maison stoppa l'avance pendant presque jours. Les allemands avaient préalablement minés certains champs, ce qui ralentissait encore plus les français, notamment Gamelin, qui était réticent à l'idée d'engager ses armées contre la ligne Siegfried.
Cette avance à allure d'escargot s'arrêta le 12 septembre après avoir pénétré 8 km à l'intérieur du pays. Constatant l'effondrement de l'armée polonaise, Gamelin hésita à continuer l'assaut, puis décida finalement de se retirer vers la ligne Maginot le 21 septembre. La retraite fut tout aussi lente que l'offensive. Le 6 octobre, les dernières forces polonaises capitulent, ce qui permet aux allemands de redéployer leurs troupes vers l'Ouest, et ainsi commencer une contre-offensive le 16 octobre. À ce moment là, le plus gros des forces françaises s'était replié en France, et aucun combat important n'eut lieu. Quand la contre-attaque prit fin, le 24 octobre, les allemands avaient pénétré légèrement en territoire français avant de s'arrêter, marquant le début de la Drôle de Guerre.
Outre le fait que cette offensive fut la première opération française de toute la guerre, elle a la particularité de cumuler tous les défauts qu'avait l'armée française à ce moment là. En effet, le général Gamelin se montra incapable de diriger convenablement ses armées, il préférait se reposer sur la Ligne Maginot plutôt que d'envahir l'Allemagne.
Cela venait de la doctrine typiquement française -et issue de la première guerre mondiale- à vouloir rester sur une position défensive. Ce fut pour ça que l'aviation française reçue l'ordre de ne pas bombarder l'Allemagne, alors que la défense aérienne allemande était inexistante à l'Ouest. À cause d'une telle doctrine, les armées françaises utilisaient les chars comme simple soutien pour l'infanterie, et non pas pour lancer des attaques rapides coordonnées. De plus, Gamelin refusait d'utiliser les dernières technologies, préférant par exemple les coursiers pour transmettre les ordres plutôt que d'utiliser les radios.
Pourtant, l'armée française avait le potentiel pour mener une grande offensive. Elle possédait de bien meilleurs blindés que les allemands. Les quelques B1-bis qui traversèrent la frontière (comme celui sur la 6) se montrèrent quasi invincible face aux petits canons antichars allemands de l'Ouest. D'ailleurs, le repli ne fit pas l'unanimité, et des généraux comme Henri Giraud, conscient de l'opportunité qui s'offrait à eux, demandaient de continuer l'offensive. Du côté allemand, le haut-commandement était conscient de la faiblesse des défenses à l'Ouest, le général Westphal reconnu même que les français auraient pu occuper la zone à l'Ouest du Rhin en deux semaines.
Une telle offensive aurait pu renverser la donne, et déstabiliser l'Allemagne. Au lieu de cela, les forces franco-anglaises préférèrent camper derrière la Ligne Maginot, gâchant leur unique occasion d'envahir l'Allemagne. Le nombre de pertes côté français (morts, blessés et disparus) s'éleva à environ 2 000.
Bon les gars... On a avancé un peu trop facilement en territoire ennemi, vu qu'il n'y a absolument personne... C'est louche... Demi-tour !
non non... Repli stratégique. On se cache derrière la ligne Maginot et on attend. Si on continue on risquerait d'arriver à Berlin...
Et pis heu... Y m'foutent les chocottes les schleus
le général gamelin a été ralentit par les cavaliers wargs près de la ville de Bitche
