Des chercheurs de l'université de Hong Kong et du CNRS viennent de découvrir comment l'activité physique renforce les os. Cette découverte ouvre la voie à de futurs traitements contre l'ostéoporose, en reproduisant les effets bénéfiques du sport.
Il est bien connu qu'un mode de vie actif contribue à renforcer les os. À l'intérieur de ceux-ci, les cellules souches de la moelle osseuse fabriquent du tissu osseux ou stockent des graisses, selon le niveau d'activité physique de chaque personne.
Ostéoporose : "Avoir de bons muscles, cela prévient les chutes et diminue les fractures", Karine Briot, rhumatologue à l'hôpital Cochin
Comment les cellules percoivent-elles l'activité du corps afin de décider de renforcer les os ? Des chercheurs viennent de répondre à cette question dans une étude publiée en janvier 2026
Une protéine clé pour renforcer les os grâce à l'activité physique.
En réalité, nous disposerions d'un capteur d'activité physique dans les os. En s'appuyant sur des souris comme modèle des biologistes ont identifié une protéine appelée Piezo 1, située à la surface des cellules de la moelle osseuse, capable de détecter les mouvements et de transmettre ensuite cette information à la moelle osseuse.
Lorsque cette protéine percoit l'activité phvsique, elle pousse les cellules souches de la moelle osseuse à produire du tissu osseux plutôt qu'à stocker des graisses. En son absence, le phénomène s'inverse : les cellules souches fabriquent davantage de graisse et moins d'os. Les chercheurs ont ainsi décodé le mécanisme par lequel le corps convertit le mouvement en os solides.
Cette découverte entretient l'espoir de nouveaux médicaments capables de solidifier les os. L'enjeu est majeur : la perte osseuse liée au manque d'exercice constitue un problème important notamment chez les personnes âgées
Des médicaments qui reproduisent les effets de l'activité physique.
L'ostéoporose touche des millions de personnes dans le monde. On estime qu'à partir de 50 ans, une femme sur trois et un homme sur cinq subissent au moins une fracture due à des os fragilisés. À ce jour. La plupart des traitements reposent sur l'activité physique. Or, de nombreuses personnes ne peuvent pas en pratiquer notamment celles en situation de handicap ou alitées pendant une lonque période.
Désormais. il serait possible de concevoir des médicaments capables d'agir à l'échelle moléculaire pour imiter les effets du sport. L'idée consiste à stimuler chimiquement la protéine Piezo1, comme si le corps pratiquait de l'exercice, afin de renforcer et donc protéger les os fragiles des personnes ne pouvant pas être physiquement actives.
C'est triste d'un côté : après le Wegovy, la simulation sportive sur les os. On a passé des décennies à encourager les gens à faire du sport. On aura bientôt plus d'arguments pour les convaincre.
L'article parle principalement de médicament a direction de personne grabataire, handicapé, souffrant d'ostéoporose, pas Mathieu, RSAiste, 120kg, qui bouffe des chips en slip en jouant à CoD.
Toute plus-value est à prendre du point de vue médical, dans tous les cas. Mais en médecine l'activité physique reste un grale qui pourrait être amené à ne plus autant être mis en avant. C'est mon impression.
mon épouse souffre d'ostéoporose précoce, elle a un traitement hormonal (pré ménopause) qui freine, elle fait de l'activité physique ( indiqué par la médecin qui la suit au CHU et sa gynéco) pour justement se prévenir mais ce n'est pas suffisant ....
le corps médical en a bien conscience après comme toujours c'est la patient qui choisit ou non mais tout est fait dans le sens de se bouger le fion
Ça a tellement plus de sens qu'une piqûre que de s'enfermer dans une salle exiguë avec 50 autres pour faire une séance de surplace pour compenser 8 heures d'inactivité physique imposées par le monde libre.
