Pour étouffer la pluralité des idées et les méthodes éducatives ?
Ou limiter la capacité des individus à choisir l’éducation qui correspond à leurs valeurs ou besoins ?
La concurrence favoriserait l'innovation pédagogique et améliorerait la qualité des enseignements.
Un monopole dans ce domaine risquerait pas de devenir une arme pour contrôler ou d'uniformiser les esprits, ce qui va à l'encontre de la liberté intellectuelle ?
Justement, Bastiat n'appelle pas à ce que l'enseignement ne soit pas supervisé, il prône au contraire la pluralité de superviseurs, histoire d'éviter que la "vérité étatique" ne devienne loi, voir crédo, voir dogme si on pousse la réflexion. Tout cela demande en fait une supervision de tous les instants.
Imaginons un état fictif qui s'est construit sur l'utilisation à outrance d'immigrés en situation irrégulières et qui, pour se dédouaner des problématiques induites par ses dirigeants, pointe du doigt la présence de ces même immigrés sur son sol comme étant la cause de tous les maux. (Toute ressemblance avec des faits réels est parfaitement fortuite).
Bon eh bien si cet état avait le monopole de l'enseignement, il se dirigerait petit à petit vers une société de prolo à deux vitesse au sein de laquelle les "pure souches" se ligueraient contre les "étrangers" et les "étrangers" se sentiraient ostracisés par les "pure souches". Ce qui amènerait un clivage dans la population qui entraînerait une guéguerre stérile et permettrait aux dirigeants de l'état en question de continuer leur petit manège tout en formant des générations d'abrutis (pas dans le sens stupides mais dans le sens engourdis). Voilà le genre de danger qui guette lorsqu'un état a le monopole de l'enseignement. Évidemment je simplifie.
Elle a 200 ans cette phrase. L’État n'a pas le monopole de l'enseignement, et même depuis plusieurs dizaines d'années on constate que l’État fait tout pour se décharger de cette responsabilité.
Elle souhaite s'en déchargée selon t'es dire mais le % de PIB alloués dedans ne fait que monter.
Environs 0.1 % du PIB supplémentaire par an.
En fait l'état tente de se dédouaner de son très(trop) long monopole sur l'enseignement. Particulièrement dans le cadre public. Quitte à désavouer ses méthodes et fustiger les profs (formés par l'état d'ailleurs) la douce ironie...
Le PIB représente l’ensemble de ce que produit un pays. Si la part du PIB investie dans un domaine ne cesse d’augmenter, cela signifie que le pays consacre une proportion croissante de ses ressources à ce domaine.
Cela n’a rien à voir avec l’inflation ou l’accroissement de la population, car il s’agit d’un pourcentage relatif à un total donné. Ce total peut évoluer à la hausse ou à la baisse, mais si le pourcentage alloué à un domaine augmente, cela indique que le pays intensifie ses efforts dans ce secteur.
On peut comparer cela à une entreprise qui augmente la part de ses bénéfices consacrés à la recherche. Que les bénéfices augmentent ou diminuent en valeur absolue, ou que l’inflation entre en jeu, si le pourcentage investi dans la recherche croît, cela reflète une volonté accrue d’effort dans ce domaine.
Ok ok mais si ce que tu dis est vrai comment t'expliques les fermetures de postes, les enseignants à la retraite pas remplacés, l'appel à des contractuels, les problèmes divers et variés en classe ?
L’augmentation de la part du PIB consacrée à un domaine comme l’éducation reflète un effort global.
Mais je dis pas pour autant que les fonds alloués sont bien géré, c'est d'ailleurs pour cela que j'aime pas l'état, car tu n'a pas ton mot à dire de ce qu'ils vont faire avec ton frics.
L'argent investi va sans doute dans des trucs du genre :
des dépenses administratives, des infrastructures, ou des projets spécifiques, au détriment du personnel enseignant.
Des exigences abusifs dans certains domaines ? inclusion numérique, nouveaux programmes ?
De nouvelles infrastructures qui n'ont pas encore apporter leurs fruits ?
Ou tout simplement une mauvaise gestion.
Il est évident que la concurrence, c'est la liberté. Détruire la liberté d'agir, c'est détruire la possibilité et par suite la faculté de choisir, de juger, de comparer ; c'est tuer l'intelligence, c'est tuer la pensée, c'est tuer l'homme.
Merci pour ton intervention, très cher. En effet, le monopole de l'enseignement est vraiment ce qu'il y a de pire vu votre commentaire, ci-joint une petite correction "Vive les armées privées, et à bas EDF ! "