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Affaiblies par les résultats des élections européennes, les oppositions parlementaires à l'Assemblée nationale tentent depuis lundi 27 mai de préserver leur droit à la parole dans l'hémicycle. Les députés devaient achever mercredi l'examen de la réforme du règlement intérieur proposée par son président, membre de La République en marche, Richard Ferrand. Le texte compte plusieurs volets, comme la réforme des questions au gouvernement, ou certains aspects sur la déontologie parlementaire. Mais celui sur l'accélération de la procédure législative concentre l'essentiel des critiques.

Mardi soir, la discussion sur le sujet a tourné à la confrontation et s'est achevée sans les députés de l'opposition, qui ont quitté l'hémicycle en signe de protestation. A l'ordre du jour : la réduction de la très longue discussion générale qui précède l'examen d'une loi. Aujourd'hui, n'importe quel député peut prendre la parole entre cinq et dix minutes pour dire ce qu'il pense du texte. Avec la réforme, un seul député par groupe parlementaire y sera autorisé, et ce, pour cinq minutes maximum. Deux contraintes que ne digèrent pas les parlementaires.

« Il y a dans nos groupes différents courants de pensée qui doivent pouvoir s'exprimer lorsque cela est nécessaire », a expliqué l'élu Les Républicains (LR) Sébastien Leclerc. « Qui peut prétendre ici que la loi sur la bioéthique va pouvoir se résumer à cinq minutes de discussion générale ? », a renchéri le communiste Hubert Wulfranc, anticipant les débats sur le projet de loi annoncé cette année.

Dans la soirée, les échanges se sont considérablement tendus, les oppositions prenant directement à partie M. Ferrand, qui présidait la séance sans pouvoir défendre son texte. Ses fonctions le rendent cependant maître du déroulement de la séance que les oppositions auraient voulu voir écourtée afin de discuter d'un compromis. Les députés doivent encore examiner de multiples points qui fâchent, comme les limitations de prise de parole sur les articles ainsi que sur les amendements identiques déposés par les membres d'un même groupe.

Fenêtre d'exposition médiatique

« Vous voulez museler l'opposition, s'est indigné mardi le député LR Patrick Hetzel. En procédant de la sorte, nous nous orientons et je pèse mes mots vers une dictature. » « Vous avez certes gagné dans les urnes le pouvoir de gouverner, mais pas celui de nous retirer le droit de nous opposer », avait ajouté l'élue socialiste Laurence Dumont. Dans la nuit, face à la multiplication des rappels au règlement, outil de procédure parfois utilisé pour bloquer la discussion dont il veut aussi encadrer l'utilisation , M. Ferrand a mis en garde les députés : « Vous voulez organiser le fait que notre débat n'avance pas, je ne crois pas que notre Assemblée se grandisse. » Las, celui qui avait tout fait pour obtenir un consensus sur son texte a vu les oppositions, à qui la réforme promet aussi de nouveaux droits, lui tourner le dos.

Depuis le début du quinquennat, c'est du Parlement que sont venus leurs rares leviers dans le rapport de force avec l'exécutif. « Ce qui fait la visibilité de LR aujourd'hui, c'est le groupe parlementaire, reconnaît ainsi le député LR Philippe Gosselin. Si le groupe ne peut pas être entendu, c'est aussi un handicap pour le parti. » La France insoumise en a, elle, fait sa principale fenêtre d'exposition médiatique, en relayant ses interventions sur les réseaux sociaux. Deux jours après des élections européennes dont elles sont sorties affaiblies, les oppositions ont montré mardi soir à l'Assemblée qu'elles n'entendaient pas céder ce terrain d'expression politique dont elles disposent encore.
Cette loi porterait sur une limitation du temps de parole à 5 minutes et à 1 orateur par groupe dans les discussions générales sur les textes de loi. L'opposition qui dénonce «un déni de démocratie» a quitté l'hémicycle pour protester. (Le Figaro)
De toute façon tout ça n’est qu’une mascarade, comme si la monarchie parlementaire en avait quelque chose à foutre de l’avis de l’opposition
En gros ferme ta gueule
Et après ça viendra couiner sur RN en tête des élections et el famoso retour de la peste brune
@TheFugu: L'un n'empêche pas l'autre.
En même temps vu la merde qu’ils racontent et les postures... 5mn pour certains c’est déjà pas mal
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