Je sais que vous aimez les histoires de caca, voici la mienne (DONG DONG)
Un lundi matin de février 2019, une journée comme les autres qui commence.
Tiré de ma torpeur par ma femme, je me traîne hors du lit pour me sustenter, me laver, m'habiller et faire route vers mon lieu de travail.
Comme tout connard doté d'une conscience écologique, je fais le trajet en bus et métro. Arrivé à l'arrêt de bus, je vois qu'il arrive dans 6 minutes, j'ai le temps de me griller une petite clope.
Petite douceur du matin dans la fraicheur de l'hiver..
Vint le bus, je monte, valide et me dirige vers le fond, pour attendre debout près des portes.
Le chauffeur de bus fit son chemin avec la délicatesse qu'on leur connait et leur sale manie de foutre le chauffage à fond les ballons, nique le réchauffement climatique.
J'ai chaud, je déboutonne mon manteau pour respirer un peu et je me rend compte que mes intestins semblent s'agiter.
A mi-chemin, j'ai la désagréable sensation de sentir mes tripes se liquéfier, pas de douleurs mais le constat est sans appel : je dois chier.
Je serre les fesses.
La deuxième partie du chemin me semble interminable. Le bus avance à peine, ralenti par tous ces cons qui partent bosser.
Le bus s'arrête a tous les arrêts, pour faire monter ces cons de lycéens et ces vieux qui n'ont rien à foutre de leur journée.
Le bus me fait chier.
Le bus arrive à destination, mais j'ai encore le métro à prendre. 10 minutes à tout casser, c'est jouable.
Je descend prestement du bus, la fraicheur du matin balayant mon visage me fit un bien fou et me donna un répit intestinal.
J'enclenche la marche turbo-prudente : marcher vite, mais pas trop.
J'entre dans la station de métro, je valide, je monte les escaliers. Le métro arrive dans la foulée, parfait, tout baigne, les astres sont alignés, les dieux ont entendu ma supplique.
Le métro repart. J'ai chaud. Je sue, je trépigne, danse maladroite pour tenter d'empêcher l'inéluctable appel gastrique de la nature. Les vibrations de cette saloperie de boîte métallique n'arrangent rien, ses arrêts me semblent durer des heures, jamais le temps pour arriver à mon travail ne m'a paru si long.
J'arrive à mon arrêt, je sors en trombe, bousculant les badauds et ces cons de mimes.
Je monte les escaliers 4 à 4, au diable la turbo-prudence, l'instant est critique.
Je sors et constate que la fraicheur du matin ne me donne aucune satisfaction, aucun effet, aucun répit.
J'avance vers la délivrance.
Alerte système.
Le bobsleigh est dans le dernier virage et il arrive à toute berzingue.
Je tourne au coin de la rue, il me reste 200 mètres à faire, courage mes sphincters, un dernier effort.
J'alterne marche et course, je prends de grandes inspirations, je me mords les lèvres , je suis au bord du désespoir, mon royaume pour un trône d'émail.
Puis je m'arrête net.
Je vais me chier dessus.
Rapide coup d'oeil des environs : il est encore tôt, il fait assez sombre. Je vois sur ma droite un accès à un parking fermé avec une grille et une rangée d'arbuste.
La cachette est parfaite. Personne ni devant moi, ni derrière moi. C'est le moment.
Tel un ninja, je glisse comme le vent dans les fourrées, baisse mon pantalon plus vite que Magic Mike, m'accroche à la grille et m'accroupit.
Accompagné d'un concerto en pets majeurs, je me délivre de mes démons, d'une telle efficacité que je n'aurais même pas besoin de m'essuyer.
"Chie le plus gros et termine au boulot"
Je remonte mon falzar, faisant fi de la moiteur ambiante mais avec tout de même une note de dégoût.
Je marche, souillé mais pas abattu, vers le bâtiment de fonction, je ne croise fort heureusement personne et entre dans les toilettes les plus proches.
Je saisis mon téléphone.
"Chaton, ramène-moi un boxer propre s'il te plaît.
Et ne pose pas de question."
tldr : g fé caca dan la ru lol
Sérieusement, je ne pars plus au boulot le matin sans avoir chié maintenant, quitte à partir plus tard.
stay safe !
Il met arrivé une histoire de caca récemment mais j'en parlerais ici comme toi, dans 2 ans.. Too soon
"Un témoignage puissant"
Telerama
"Une histoire bouleversante"
France Culture
"Un suspens à vous couper le souffle"
Arte
Mon fils de 4 ans bientôt a fait 1 énorme caca, assez solide, long et épais, pour qu'il ne se plie pas dans la cuvette. Je l'ai découpé avec un bâton pour qu'il parte.
Il a refait la même 2 jours après.
Bizarre quand même le corps humain. Moi perso ya que la chiasse qui me met mal. Un caca normal je peux le garder une semaine
Très belle histoire, bravo et merci....une fois j'ai eu l'envie de chier dans un métro bloqué entre 2 stations...l attente est très longue et horrible...
Figure-toi qu'aujourd'hui encore, je me pose la question.
(mais ça fait 9/10 mois que je ne fume plus donc ça ne risque pas de se reproduire)
Règle absolue et immuable : toujours vidanger au réveil, même en retard !
On l'a dit et répété ici ! Qui en parlerait si c'est pas ici ?
"Le chauffeur de bus fit son chemin avec la délicatesse qu'on leur connait et leur sale manie de foutre le chauffage à fond les ballons, nique le réchauffement climatique."
Le chauffage d'un bus (diesel) est gratuit, pas de quoi se préoccuper du réchauffement puisque le mal est déjà fait.
Sinon mon rituel après plusieurs péripéties : je chie systématiquement juste après déjeuner (je travaille d'après-midi).
J'aimerais pouvoir chier sur commande.
Figure-toi que j'ai revu un pote l'autre jour, il m'a demandé quel était mon rituel quand je rentrais chez moi le soir, le 1er truc que je fais une fois passé le portail du home sweet home.
Et sans attendre ma réponse, il me sort : "le 1er truc que je fais, c'est poser une bonne grosse pêche"
Je l'ai regardé avec des yeux gros comme une pastèque de Tchernobyl, le mecton a passé la journée ENTIÈRE sans chier, à bosser pépouze (chef de chantier dans le BTP, paye ton boulot) et il attend d'être rentrer chez lui pour se vider les tripes.
Impossibru.
Pas facile non plus pour moi de chier sur commande. Soit rien ne sort, soit je repeins le trône (c'est rarissime que je fasse un perfect).