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Innocence (2005) – Lucile Hadzihalilovic

Vu que j’ai eu l’occasion de le revoir en début de semaine, j’en profite pour faire une petite box pour vous présenter ce film franco-britano-belge malheureusement trop méconnu.

Adaptée d’une nouvelle de Frank Wedekind (Mine-Haha, ou l’éducation Corporelle des Jeunes Filles), l’histoire d’Innocence se déroule dans une sorte de pensionnat, situé en plein milieu d’une forêt dense, dans un parc aux murs impénétrables. Des cercueils arrivent. Dans ces derniers, des jeunes filles. Elles sont accueillies par d’autres, plus âgées. On enseigne à ces dernières deux matières : la danse et les sciences naturelles. Interdiction formelle de sortir du parc. Mais où se rendent donc les aînées une fois la nuit tombée ?

Ce deuxième film de Lucile Hadzihalilovic (tourné après La Bouche de Jean-Pierre, un moyen-métrage et avant Evolution sorti récemment dans moins d’une dizaine de salles en France) est, au premier abord, assez mystérieux et déstabilisant.
Comme souvent chez la réalisatrice, il regorge d’éléments qui poussent à la réflexion et laissent le spectateur assez libre de ses interprétations.
Formellement, c’est splendide. Aussi bien de par les lieux filmés (la forêt dense qui semble refermer bien des secrets, les eaux a la fois accueillantes et troubles de l’étang / l'opposition entre la nature sauvage et la présence humaine très « structurée »), que par le choix des couleurs : le vert des arbres, le jaune des éclairages, le blanc des robes et de la neige… Le tout est sublimé par le choix des cadres et le travail de Benoît Debie, un directeur photo belge à la filmo pas dégueulasse du tout : https://fr.wikipedia.org/wiki/Beno%C3%AEt_Debie .
C’est à la fois beau et troublant. Il y a une certaine poésie et en même temps, on a l’impression d’assister à quelque chose d’assez intime, tenu secret. Il faut avouer que l’ambiance du film est assez unique (dans le cinéma français en tout cas).

Ce film a souvent été sur et/ou mal interprété (je ne citerai pas l’odieuse critique des Cahiers du Cinéma parue à l’époque) car (entre autres) vu au premier degré, et non comme l’allégorie qu’il (selon moi) représente : le passage de l’enfance à l’âge adulte. Il y a aussi toute une réflexion sur l’éducation, sur le corps qui se transforme, se métamorphose.

Je mets la bande annonce mais, si vous êtes déjà intéressés, je vous conseille de ne pas la regarder.
Je préviens quand même s’il y a des allergiques : c’est avant tout un film d’ambiance. Mais même si vous n’êtes pas fan de ce genre de film, tentez quand même le coup, on sait jamais.

Malheureusement, pour l’heure, il n’existe qu’en dvd (pas de blu-ray prévu).

En espérant que ça vous plaise.
Enjoy !!!
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