Bon comme promis mais avec un peu de retard (l’histoire de ma vie) je vais vous conter une histoire qui m’est revenue en tête, suite a la box de Poulop hier. Pour ceux qui sont passés a cote, je vous mets un petit lien juste la -> https://choualbox.com/hB4lz
Si mon teasing a fait son effet, cette CSB n’a pourtant aucun rapport avec mon coming-out au grand regret de Monsieur Bonhomme. Mais trêve de bavardage, il est temps de se replonger 10 ans en arrière à l’aube de l’été 2006.
Un temps si proche et pourtant déjà si éloigné. Obama n’est pas encore président, Sarko tout juste et la crise commence à pointer le bout de nez. Mais tout ceci n’a que peu d’importance pour le garçon de 11 ans que je suis. L’épicentre de ma vie, comme beaucoup d’enfants à cette époque, réside dans l’école et je termine non sans fierté ma première année de college. Le tout en ayant même réussi à chopper une jolie petite blondinette ! (succès qui a du mal à être répète aujourd’hui et c’est un euphémisme…)
Mais plus encore que les filles, le début du secondaire est un endroit magnifique pour se faire de nouveaux amis et effectivement je ne déroge pas à la règle. Alors appelons le Paul d'un commun accord pour la suite de cette histoire. Si le courant n’est pas passe immédiatement, sa défiance à mon égard a fini par s’estomper avec le temps et nous prévoyons le plus naturellement du monde des plans pour cet été. Grand prince, il m’invite donc chez lui le plus tôt possible pour me montrer sa nouvelle acquisition : un PC flambant neuf. N’en ayant pas moi-même a l’époque, c’est avec des étoiles dans les yeux que j’accepte.
Le lendemain, après s’être acheté des bonbons et des provisions pour la soirée, j’arrive donc dans un charmant appartement en plein centre-ville (ce qui n’est pas mon cas non plus) situé au sommet d’un immeuble. Là c’est avec émerveillement que je vis mes premiers émois sur Counter Strike, Hebus et n’ayant pas peur des mots : internet en général. Cette soirée se ponctue même par la création de ma première adresse mail et fatalement par un repas avec ses parents.
Au premier abord, rien d’insolite, son père est un homme particulièrement gentil et doux, tout comme sa mère, même si elle est un peu plus sévère, notamment par rapport à son education et ses résultats scolaires. En tout cas, rien d’anormal aux yeux d'un enfant de 11 ans. Ainsi, une fois mon assiette avalée et un film regardé, nous tombons de fatigue de décidons d’un commun accord d’aller se coucher.
La nuit est déjà bien avancée quand un constat s’impose à mon subconscient et me réveille en douceur : j’ai soif. Terriblement soif. Certes, je ne suis pas chez moi mais je ne pourrai pas attendre le matin et je décide donc d’aller me servir un verre d’eau a la cuisine.
Je déambule dans le couloir et mes pensées vagabondent, surement au sujet de cette nouvelle découverte internet, et un doux zéphire caractéristique du mois de juin vient caresser mon corps. Attends du vent ? Tiens c’est bizarre, il ne devrait pas y avoir autant de brise, surtout avec une seule fenêtre ouverte. La réponse parvint bien vite et me fige dans un silence absolu.
Il arrive certain évènements sans précédents ou votre cerveau s’arrête totalement, ne sachant que faire. C’était mon cas. Je reste immobile, sans voix, devant une porte de balcon ouverte sur les affres de la nuit. Mes yeux ne peuvent se détacher de cette image, de cette ombre suspendue au bout d’un fil qui se dessine et se balance doucement à travers les rideaux.
Un stimulus nerveux vient pourtant à mon aide et me pousse à réagir : la chair de poule. Mes poils se dressent et la mer d’huile dans ma tête finit par être remplacée par une tempête. Mille pensées me traversent l’esprit mais une seule persiste : La faucheuse a frappée devant moi.
Alors comment réagir : crier ? Ca n’aidera pas beaucoup. Retourner me coucher ? En plus d’être complètement immoral, je crois que c’est impossible. Appeler les pompiers ou le samu ? Ouais, peut-être. Mais c’est pas ce que j’ai fait. D’un pas plutôt lent, j’ai rebroussé chemin et prévenu son père. Le tout sans panique, sans affolement, comme si cette rencontre était trop dur à encaisser pour le moment et qu’elle m’avait laissé dans un état second, vide.
Pour être honnête, mes souvenirs sont un peu flous quand à la suite des évènements. Mes parents sont venus nous chercher mon ami et moi et il a habité dans notre maison pendant près de deux mois. Sa mère avait déjà fait plusieurs tentatives et est malheureusement parvenue à ses fins ce soir-là, à l’aide de fils électriques. Cet accident a changé mon ami pour toujours et m’a lie à lui profondément d’une certaine façon.
L’image de Poulop m’a rappelé cet évènement et colle effectivement plutôt bien à la réalité.
TL ;DR : Découverte morbide un soir d’été a onze ans.
Mais du coup tu l'as baisée ?
Blague à part, c'est vraiment horrible de faire ce genre de découvertes à cet âge. Et je vais pas jeter la pierre à la mère parce qu'elle devait avoir ses raisons, mais je trouve ça un peu trash d'avoir fait ça alors qu'il y avait sa famille et toi à la maison.
Trop court sur pattes à l'époque.
Je suis pas celui a pleindre dans cette histoire. Ma mere travaille dans le milieu hospitalier et m'a explique que lors d'une crise, is perdent tout contact avec la realité. Du coup, je la blame pas non plus.
SALE..
Dans un tout autre registre morbide, j'étais dans mon RER pour aller a mon taff, stagiaire de mon état.
Le RER arrive a la station Chilly-Mazarin (RER C pour les connaisseurs de l'enfer), le train qui va dans l'autre sens arrive en gare, mon train est toujours a l'arret, je zieute nonchalamment les gens sur le quai d'en face, me trouvant du coté droit du train.
Une petite mamie est la, et puis je vois un mec courir vers elle, l'attraper et les projeter tout les deux sur les rails, au moment précis ou le train arrivait a leur niveau évidemment. J'ai entendu la vieille gueuler de peur et puis plus rien, le train ralentissait, s'est arreté et puis évidemment on nous a demandé assez rapidement de descendre du train et de nous démerder pour la suite. Bisous.
Peut-etre deux semaines plus tard, cette fois-ci a ma gare de départ (Igny, pour les vrais), j'attendais mon RER perdu dans mes pensées. Je le vois arriver et commence a remuer, me placer tel un zombie devant l'emplacement. Des enfants de 10-11 chahutent.
Une femme a quelques metres a ma droite a deux gros sacs, elle se penche pour récuperer quelque chose dans le sac de sport, au moment précis ou les enfants se coursaient. Ce faisant ils l'ont bousculé, elle a trébuché sur son sac, est tombé sur le rail.
Le train était a 3m, une demi-seconde plus tard elle se faisait rouler dessus. J'étais pas le seul a avoir vu la chose, on était tous un peu amorphes, genre "Il vient vraiment d'arriver ce qu'il vient d'arriver"... Et puis la réalité reprend le dessus, on appel les pompiers et les flics, on réalise que la jeune femme est encore en vie puisqu'on entend des rales (que j'ai gardé en tete un moment).
Bilan elle s'est fait sectionner les jambes, les pompiers sont arrivés dans les 2min. Je sais pas si on peut dire qu'elle a eu de la chance..
C'est ma hantise ton histoire putain. Quand le train/métro arrive je reste collé au mur du coup quitte à rentrer en dernier.
La loose, les planètes devaient être alignées... J'avoue que c'est ma hantise aussi, je n'attend jamais dans l'axe d'un accès au quai, de peur que quelqu'un me pousse dans le dos en courant après son train.
Ah, ça me rassure, la dernière fois que j'ai dit ça en commentaire on s'est foutu de ma gueule.
Le suicide ! Mais c’est la force de ceux qui n’en n’ont plus, c’est l’espoir de ceux qui n’y croient plus, c’est le sublime courage des vaincus ! - Maupassant
Sinon, Sakorzy c’est 2007, pas 2006.
Tu nous préviens quand tu commences à avoir envie de découper des animaux sauvages hein?
Bah putain la purge pour un gamin de découvrir ça, sale soirée qui a du te hanter un paquet de temps.
Ouais je comprend t'inquiète c'étais pour t'embêter, mais sinon le mec c'est toujours ton pote maintenant ?
Alors oui mais la vie nous a un peu eloigné.
Cette box me fait penser qu'on devrait se revoir d'ailleurs.
woaw, horrible.
J'arrive pas à comprendre comment on peut faire ca le soir meme où son fils recoit un ami...
Oh putain ! Ça calme.
Remarque, il vaut mieux que ce soit toi qui l'ai trouvée que ton pote.
J'imagine que depuis, tu as toujours un verre ou un bouteille d'eau près de ton lit.
J'ai un pote qui a trouvé un mec pendu dans la grange a coté de chez lui quand il était gamin aussi, au collège il ne pouvait plus regarder une statue du Christ sur les monuments au morts ou même toute autre statue ayant vaguement forme humaine parce que ça lui rappelait le corps pendu et ça lui déclenchait une angoisse terrible.
Sinon pour la csb, un soir devant un bar ou on devait faire une soirée avec les gens de la fac un mec a sauté de sa fenêtre pour venir s'écraser devant la porte du bar juste quelques secondes avant que j'arrive, le pire c'est que des filles l'ont vu et lui ont parlé avant qu'il saute pour tenter de l'empêcher. Plus personne n'avait envie de faire la fête après ça.
Elle ne mérite pas de tombeau pour brisée la vie des gens de cette façon.
Pretexte un voyage et fait ça dans la mer je sais pas moi, c'est quoi ce voyeurisme de timbrée, t'est malheureuse bah dégage viens pas ruiner le mental des gens
Disons que quand tu abandonnes tout et que tu veux mettre fin à ta vie, la plupart du temps tu t'en bas royalement les ovaires du reste.
nan mais je force le trait exprès, ça me dégoûte pour le reste de la famille et toi.
Donc il n'y a rien à faire, elle à déjà fait plusieurs tentative et la seul action c'est d'attendre le drame?
Je ne pense pas.
Ta mère à eu des patients, était elle suivi?
Et arrêtez de vous voiler la face bande d'hypocrite, combien de célébrités ce sont pendu ces derniers mois, elle ne l'ont pas faite au nez et a la barbe de leurs enfants dans le salon
et c'est criticable ou c'est comment?
J'ai bien compris qu'elle en avait rien à foutre, et c'est bien ça le problème.
Je n'accuse pas le geste en soi.
J'accuse la violance de la mise en scène,
Robin williams c'est pendu,
Chester bennington
Chris cornell
Ce pendre le jour ou ton enfant amene un copain à la maison, c'est largement criticable
Oui elle etait suivie et d'apres ce que j'ai compris, elle allait mieux. Je sais pas vraiment ce qui s'est passé, une poussée de detresse, de desespoir peut etre.
Il est possible aussi que cette pauvre femme ai aussi des problèmes psychiatrique qui n'ont pas été trouvé, ou une dépression chronique. Elle peut aller très bien, avoir une remonté très positive mais à un moment tout à fait aléatoire, plus rien ne va et ça la replonge dans une dépression morbide.
En général ça fait souvent ça chez les personnes atteintes de cette maladie.
