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Ta gueule et bouge

À l'heure où les voisins gémissent,
Où leur chien commence à aboyer,
Silencieusement en coulisse,
Je note ces rimes sur mon cahier,
Dans ma grande pièce qui résonne,
Trop de place pour la monotonie,
Mon palace qui m'emprisonne ;
J'envie la belle sans insomnie,
Moi la princesse sur son divan,
Je suis la bête qui fuit le monde,
L'absence me fait sentir vivant ;
Mon amour est une grande blonde
Posée sur une étagère de livres,
Feuilles et poèmes parmi
Les quelques verres que je bois ivre,
Unique vertige qui m'est permis ;
Le néant encadré de murs blancs,
Jaunis par la lumière tamisée,
L'appartement glauque d'un mourant,
Marécage putride où m'enliser.
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